Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500127(TA38-2500127)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme E, ressortissante tunisienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 14 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme (absence d’atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale), et d’erreur manifeste d’appréciation. Elle a également jugé que l’interdiction de retour était conforme à l’article L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, faute de circonstances humanitaires justifiant une dérogation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2500128(TA38-2500128)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère refusant de lui délivrer un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des stipulations du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien et des articles R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à la prise en charge médicale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2503486(TA38-2503486)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de l'impact de ce refus sur la formation en apprentissage de l'intéressé et sur sa situation d'hébergement. Il a également considéré que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, au vu de l'intégration de M. A, suivi par l'aide sociale à l'enfance et engagé dans une formation professionnelle. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2503493(TA38-2503493)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé le regroupement familial sollicité par M. A D pour son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la durée anormalement longue de l'instruction et de l'atteinte à la vie privée et familiale. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous un mois, sous astreinte, et a condamné l'État à verser 800 euros au titre des frais d'instance.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2504518(TA38-2504518)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de mettre à disposition de M. A, ressortissant guinéen, une attestation de prolongation d'instruction de six mois l'autorisant au séjour et assortie d'une autorisation de travail. Cette décision fait suite à la demande de titre de séjour de M. A en tant que parent d'enfants bénéficiaires de la protection subsidiaire, sur le fondement des articles L. 424-9 et L. 424-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a constaté l'urgence et le défaut de contestation sérieuse, l'administration n'ayant pas justifié de l'absence de mise à disposition de l'attestation prévue à l'article R. 431-15-4 du même code. L'astreinte a été fixée à 100 euros par jour de retard passé un délai de huit jours suivant la notification de l'ordonnance.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2504474(TA38-2504474)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. D, ressortissant géorgien, contestant un arrêté du préfet de la Savoie refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que le refus de titre de séjour était légal, notamment au regard des articles L. 425-9 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les décisions subséquentes étaient fondées. Les moyens soulevés, tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ont été écartés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504422(TA38-2504422)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme A, ressortissants albanais, qui contestaient les arrêtés du 24 avril 2025 les assignant à résidence pour 45 jours. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), un défaut de motivation et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'article L. 141-3 était inopérant et a estimé que les conditions légales de l'assignation à résidence, prévues à l'article L. 731-1 du CESEDA, étaient remplies, l'éloignement demeurant une perspective raisonnable. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d'annulation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2502819(TA38-2502819)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension des décisions implicites de la préfète de l’Isère refusant à M. A, ressortissant marocain, la délivrance d’un titre de séjour « vie privée et familiale » et le renouvellement de son titre « salarié ». Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour permettant à l’intéressé de justifier de la régularité de son séjour et de poursuivre son activité salariée. La requête a été rejetée dans toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504555(TA38-2504555)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, contestant l'arrêté du 25 avril 2025 de la préfète de la Savoie lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé l'arrêté suffisamment motivé et a estimé que le droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union, avait été respecté, M. A ayant été auditionné par les services de police avant la décision. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2504569(TA38-2504569)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 16 avril 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A, un demandeur d'asile guinéen. Le tribunal a jugé que la procédure était irrégulière, car l'OFII n'avait pas mis M. A en mesure de présenter ses observations écrites dans le délai de quinze jours prévu par l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, la décision a été annulée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil avec effet rétroactif au 1er avril 2025, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Résumé IA
DécisionINJONCTION

TA38-2504197(TA38-2504197)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme B, ressortissante russe, pour suspendre l’exécution du refus du préfet du Puy-de-Dôme de délivrer une autorisation de travail sollicitée par son employeur. Le juge a reconnu l’urgence, la décision empêchant la signature d’un contrat à durée indéterminée alors que le récépissé de titre de séjour de l’intéressée arrivait à expiration. Sur la légalité, le tribunal a examiné le moyen tiré de l’erreur de droit au regard de l’article R. 5221-20 du code du travail, sans que le résumé ne précise la solution finale retenue sur ce point. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative, L. 421-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, et L. 5221-5 du code du travail.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2204470(TA38-2204470)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 9 juin 2022 par laquelle le maire de Saint-Sorlin-en-Valloire avait exercé son droit de préemption sur des parcelles appartenant à la SAS Batimmo. La juridiction a jugé que la préemption était illégale en ce qu'elle portait sur des terrains classés en zone agricole (zone A), où le droit de préemption urbain ne peut s'appliquer. Cette solution est fondée sur les articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme, qui limitent l'exercice de ce droit aux actions ou opérations d'aménagement définies par la loi.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2201806(TA38-2201806)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mmes D, qui demandaient l’annulation du refus du maire de Malissard d’abroger le classement de leur parcelle AE n°207 en zone agricole (A) par le PLU de 2017. Le tribunal a jugé que ce classement n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation, car la parcelle se situe dans le prolongement d’une vaste zone agricole, et que l’allégation de détournement de pouvoir n’était pas étayée. La décision s’appuie sur l’article R. 151-22 du code de l’urbanisme, qui définit les critères de classement en zone A.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504039(TA38-2504039)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 29 août 2024 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 15 avril 2025, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours de deux mois suivant la notification de la décision, intervenue au plus tard le 2 janvier 2025. En application des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la demande sans nécessité de régularisation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2408150(TA38-2408150)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. C et de son épouse, Mme E, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Haute-Savoie leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des injonctions, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son article L. 312-2, et le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2108097(TA38-2108097)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, qui demandait l'annulation d'un certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Chamoux-sur-Gelon pour un projet de construction. La juridiction a estimé que le terrain, situé en dehors des parties urbanisées de la commune, ne pouvait être autorisé en application de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme. Elle a également jugé que l'absence de desserte par le réseau collectif d'assainissement et l'impossibilité pour la commune d'indiquer les modalités de réalisation des travaux nécessaires justifiaient le refus, conformément à l'article L. 111-11 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2503400(TA38-2503400)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme B, ressortissante guinéenne, pour suspendre l’exécution de décisions implicites de refus de renouvellement de son titre de séjour et de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction. La préfète de l’Isère a fait valoir qu’un rendez-vous avait été accordé à la requérante, conduisant le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives aux décisions de classement sans suite. Sur la demande de suspension, le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas présumée en raison du dépôt tardif de la demande de renouvellement, mais a reconnu une situation de précarité financière justifiant l’urgence. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2502717(TA38-2502717)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de Mme A, ressortissante algérienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence, pourtant présumée en cas de refus de renouvellement, n'était pas remplie en l'espèce, compte tenu du délai de plus de trois ans écoulé depuis la demande de renouvellement et de la délivrance de huit récépissés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés. Les textes appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2402452(TA38-2402452)

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 12 mai 2025, du désistement de Mme B épouse A de ses conclusions en annulation et en injonction dirigées contre le refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler son titre de séjour. La requérante, qui bénéficiait de l'aide juridictionnelle totale, avait été invitée à confirmer le maintien de sa requête sur le fondement de l'article R.612-5-1 du code de justice administrative. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, mais a rejeté la demande de condamnation de l'État au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.

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DécisionPlein contentieuxDESISTEMENT

TA38-2504517(TA38-2504517)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme C de sa demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour, après que la préfète de l'Isère a conclu au non-lieu à statuer. La requérante a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 900 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État et d'admission définitive à l'aide juridictionnelle.

Résumé IA