Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2503840(TA38-2503840)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à l'État de loger Mme B, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation de la Haute-Savoie le 24 octobre 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite, le tribunal a enjoint au préfet de la Haute-Savoie d'assurer son logement avant le 31 juillet 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er août 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2408810(TA38-2408810)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en excès de pouvoir par M. et Mme B, ressortissants turcs, a examiné la légalité des arrêtés du 3 octobre 2024 par lesquels le préfet de la Drôme leur a refusé un titre de séjour, les a obligés à quitter le territoire français et a fixé le pays de renvoi. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), une erreur de droit sur le droit au maintien (articles L. 541-1 et suivants du CESEDA), et la violation de l'article 3 de la CEDH. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le CESEDA et la CEDH.
N° TA38-2408809(TA38-2408809)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a rejeté les requêtes de M. et Mme B, ressortissants turcs, qui demandaient l'annulation des arrêtés du 3 octobre 2024 par lesquels le préfet de la Drôme leur avait refusé un titre de séjour, les avait obligés à quitter le territoire français et avait fixé le pays de renvoi. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), l'erreur de droit concernant le droit au maintien (articles L. 541-1 et suivants du CESEDA), la violation de l'article 3 de la CEDH et l'erreur manifeste d'appréciation, pour les écarter comme non fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des conclusions accessoires, sans qu'il soit fait droit aux demandes de frais de justice.
N° TA38-2500073(TA38-2500073)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme C d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la Préfète de l’Isère de renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, la préfecture a pris une décision favorable, conduisant Mme C à se désister de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement et, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné l’État à verser 900 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA38-2500070(TA38-2500070)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B, qui avait contesté le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour par la Préfète de l’Isère. La requête était devenue sans objet après que la préfecture a informé le tribunal qu’une décision favorable avait été prise. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais de justice.
N° TA38-2504225(TA38-2504225)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision d'opposition au changement de locaux de l'école privée hors contrat de l'association Valeurs et Réussites, prise conjointement le 26 novembre 2024 par le préfet de la Drôme, le maire de Valence, le procureur de la République et la rectrice de l'académie de Grenoble. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'association ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts, compte tenu notamment du délai écoulé depuis la décision et de l'absence de démonstration d'une impossibilité de poursuivre son activité. La requête a été rejetée sur ce seul motif, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, fondés sur l'incompétence, le détournement de pouvoir et l'erreur de droit au regard de l'article L. 441-1 du code de l'éducation.
N° TA38-2408141(TA38-2408141)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme C, qui contestaient les arrêtés du 13 septembre 2024 du préfet de la Haute-Savoie leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, la méconnaissance de l'article L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA38-2504163(TA38-2504163)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. B. Le juge a reconnu l'urgence, compte tenu de la situation de M. B, conjoint d'une ressortissante française et père d'un enfant français, et a estimé que les moyens soulevés (méconnaissance de l'article 6-4° de l'accord franco-algérien, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant) étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer, dans l'attente, un document provisoire de séjour dans un délai de huit jours.
N° TA38-2504116(TA38-2504116)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. A. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives au renouvellement de l'attestation de prolongation d'instruction, celle-ci ayant été délivrée en cours d'instance. Concernant le refus de titre de séjour, la condition d'urgence a été reconnue, mais la requête a été rejetée au motif qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, méconnaissance des articles L. 423-2 et R. 431-15-1 du CESEDA, de l'article 8 de la CEDH, etc.) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2408757(TA38-2408757)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 6 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen, estimant l'arrêté suffisamment motivé. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de son maintien irrégulier en France, de ses précédentes mesures d'éloignement et de ses attaches familiales en Tunisie.
N° TA38-2207594(TA38-2207594)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A dirigée contre une délibération du conseil municipal de Châteauneuf-du-Rhône du 9 juin 2022. Cette délibération, qui engageait une procédure de déclaration d'utilité publique pour un parc de stationnement, a été qualifiée de mesure préparatoire insusceptible de recours pour excès de pouvoir, en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le juge a donc fait usage de l'article R. 222-1 (4°) du même code pour rejeter la requête sans invitation à régulariser. Les conclusions de la commune au titre des frais de justice ont également été rejetées.
N° TA38-2504688(TA38-2504688)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a liquidé provisoirement à 1 760 euros l'astreinte de 80 euros par jour prononcée par une précédente ordonnance du 18 avril 2025, en raison de l'inexécution par la préfète de l'Isère de l'injonction de fournir un hébergement d'urgence à une famille albanaise demandeuse d'asile. Le juge a également enjoint à nouveau à la préfète de désigner un hébergement d'urgence conforme aux articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles sous 24 heures, sous une astreinte portée à 100 euros par jour de retard. Enfin, l'Etat a été condamné à verser 900 euros à l'avocate des requérants au titre des frais de justice.
N° TA38-2504088(TA38-2504088)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution du récépissé de demande de carte de séjour délivré à Mme B le 14 février 2025, en tant qu'il ne l'autorise pas à travailler. La condition d'urgence a été reconnue en raison de la précarité financière de la requérante, mère de trois enfants mineurs, et de l'absence d'exécution d'une précédente ordonnance de référé. Un doute sérieux a été retenu sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la méconnaissance de l'autorité de chose jugée. Le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer un récépissé autorisant Mme B à travailler sous astreinte.
N° TA38-2400057(TA38-2400057)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de la décision du ministre de l'intérieur retirant six points de son permis de conduire et constatant sa nullité. Le requérant invoquait notamment l'absence de notification dans un délai raisonnable, la méconnaissance des principes de sécurité juridique et de confiance légitime, ainsi que son comportement responsable depuis l'infraction. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants : aucun délai n'est imposé pour notifier un retrait de points, le principe de sécurité juridique ne s'applique pas en l'absence de situation définitivement constituée, et le principe de confiance légitime est réservé aux situations régies par le droit de l'Union européenne. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2503939(TA38-2503939)
Le Tribunal administratif de Grenoble a procédé à la liquidation définitive de l'astreinte prononcée à l'encontre de l'État pour inexécution d'une précédente ordonnance. Celle-ci enjoignait au préfet de l'Isère de réexaminer la situation de M. A et de statuer sur sa demande de titre de séjour. Constatant un retard supplémentaire de 111 jours, le juge a fixé le montant définitif de l'astreinte à 5 550 euros, sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. L'État est condamné à verser cette somme à M. A.
N° TA38-2504856(TA38-2504856)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la requête de M. et Mme B qui demandaient la suspension d’un commandement de quitter les lieux émis par la commune du Planay. Le juge constate que cette contestation relève de la compétence exclusive des tribunaux judiciaires, et non de la juridiction administrative. La demande est donc rejetée pour incompétence de la juridiction administrative, sur le fondement des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2503471(TA38-2503471)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 25 février 2025 par laquelle la préfète de la Drôme a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme D et a retiré son visa. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de la situation précaire de la requérante, mère isolée de trois jeunes enfants. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la préfète n'ayant pas contesté que Mme D contribuait à l'entretien de ses enfants. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour provisoire à Mme D dans un délai de deux mois, ainsi qu'un document l'autorisant à travailler dans un délai de cinq jours.
N° TA38-2503396(TA38-2503396)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous quinze jours, sous astreinte, et de renouveler l'attestation de prolongation d'instruction. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'article 8 de la Convention européenne.
N° TA38-2503655(TA38-2503655)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A B contestant des prélèvements sur ses revenus effectués par l'administration fiscale et la caisse d'allocations familiales. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l'exposé d'aucun moyen identifiable, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et n'a pas été régularisée dans le délai de recours. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la requête sans instruction préalable.
N° TA38-2501063(TA38-2501063)
Tribunal Administratif de Grenoble, ordonnance de référé du [date non précisée]. Saisie par la commune de Péage de Roussillon sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, la juridiction a fait droit à la demande d'expertise utile visant à déterminer les causes des désordres survenus dans les locaux de l'école maternelle Ollier après leur réhabilitation en 2024. La mission confiée à l'expert inclut notamment la description des désordres, l'analyse de leurs causes et l'évaluation des préjudices.