Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2409147(TA38-2409147)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 14 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet de la Drôme avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue se fonde sur l'ancienneté et la stabilité de la vie familiale de M. B, marié depuis 2021 et vivant en concubinage depuis 2014, justifiant la délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale".

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2201216(TA38-2201216)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C et Mme H, qui demandaient l’annulation de l’arrêté du 28 décembre 2021 du préfet de la Haute-Savoie instituant une servitude de tourisme pour le domaine skiable de Megève (secteur de Rochebrune). Les requérantes contestaient notamment l’incompétence du signataire, l’insuffisance de motivation, le défaut d’information du public, et une erreur manifeste d’appréciation concernant l’impact environnemental et la localisation du projet. Le tribunal a jugé que la délégation de signature consentie au signataire était régulière et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, en application des articles L. 342-21 et suivants du code du tourisme et des dispositions du code de l’environnement.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2200885(TA38-2200885)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D C et Mme D H visant à l’annulation de la délibération n° 2021-8 du 14 décembre 2021 par laquelle le conseil municipal de Megève a déclaré d’intérêt général le projet de restructuration du domaine skiable de Rochebrune. Les requérantes contestaient notamment l’insuffisance d’information des conseillers municipaux, le défaut de participation du public, l’absence de mise à jour de l’étude d’impact et l’erreur manifeste d’appréciation concernant l’implantation en zone rouge du PPRN. Le tribunal a jugé l’ensemble des moyens infondés, en application des articles L. 2121-13 du CGCT, L. 121-8 et R. 122-5 du code de l’environnement, ainsi que de la charte de l’environnement et de la convention d’Aarhus. La demande de frais de justice présentée par les requérantes a été rejetée, et celles-ci ont été condamnées à verser 5 000 euros à la commune de Megève au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409797(TA38-2409797)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de méconnaissance du droit d'être entendu. Il a jugé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que les autres décisions (absence de délai de départ volontaire et interdiction de retour) étaient légales et suffisamment motivées. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2200492(TA38-2200492)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C et Mme E, voisins immédiats, qui demandaient l'annulation pour excès de pouvoir d'un permis de construire délivré par le maire d'Arthémonay pour une maison d'habitation. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'une fraude sur la largeur de la servitude de passage, jugeant que cette circonstance est sans incidence sur la légalité du permis, qui est délivré sous réserve des droits des tiers. Il a également estimé que le projet respectait les articles R. 111-5 et R. 111-17 du code de l'urbanisme, relatifs respectivement à la desserte et aux prospects. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée en défense.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2200466(TA38-2200466)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A et Mme C, voisins immédiats, qui demandaient l'annulation du permis de construire délivré le 30 septembre 2021 par le maire d'Arthémonay à M. G pour une maison d'habitation. Les requérants contestaient notamment la superficie déclarée du terrain et l'absence de mention d'une servitude de passage, mais le tribunal a jugé que ces éléments étaient sans incidence sur la légalité du permis, délivré sous réserve des droits des tiers. La solution retenue est le rejet de la requête, les moyens invoqués tirés de la méconnaissance des articles R. 111-5 et R. 111-17 du code de l'urbanisme n'étant pas fondés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2108285(TA38-2108285)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 3 décembre 2021 par lequel le préfet de la Savoie a retiré le titre de séjour de M. C, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en retirant le titre de séjour sur le fondement de l'article L. 424-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la décision de l'OFPRA retirant la protection subsidiaire n'était pas définitive, un recours étant pendant devant la Cour nationale du droit d'asile. La demande de substitution de base légale formulée par le préfet est rejetée.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2504252(TA38-2504252)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé précontractuel sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société des Remontées Mécaniques de Megève (SRMM). Celle-ci contestait la procédure de passation d'une délégation de service public lancée par la commune de Saint-Gervais-les-Bains pour l'exploitation de son domaine skiable, invoquant une rupture d'égalité entre les candidats et un manquement au principe d'impartialité. Le juge a considéré que la société requérante, ayant renoncé à remettre une offre, ne justifiait pas d'un intérêt lésé par les manquements allégués, rendant ses moyens inopérants. En conséquence, la demande d'annulation de la procédure et les conclusions accessoires ont été rejetées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2104156(TA38-2104156)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de la SMABTP, qui demandait la condamnation in solidum de plusieurs constructeurs sur le fondement de la responsabilité décennale pour des sinistres affectant un ouvrage des hôpitaux du Léman. La solution retenue est le non-lieu à statuer sur l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes reconventionnelles et les frais de justice. Aucun texte spécifique n'est appliqué au fond, le désistement mettant fin à l'instance.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504804(TA38-2504804)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 13 mars 2025 par laquelle la commission de médiation de l'Isère avait classé sans objet la demande d'hébergement de Mme E. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante s'étant elle-même placée dans la situation d'urgence qu'elle invoquait en ne payant pas sa redevance d'hébergement, ce qui avait conduit à l'expulsion prononcée par le tribunal judiciaire. En conséquence, les conclusions aux fins de suspension et d'injonction ont été rejetées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504904(TA38-2504904)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision "48SI" du ministre de l'intérieur invalidant le permis de conduire de Mme A pour solde de points nul. La requérante invoquait l'urgence et l'absence de notification des retraits de points, mais le juge a estimé qu'aucun moyen n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, la condition de doute sérieux n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans audience.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2304500(TA38-2304500)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 22 juin 2023 par lequel la préfète du Rhône avait interdit à M. C, pour neuf mois, l'accès aux abords des matchs de football de l'Olympique Lyonnais et de l'équipe de France, et lui avait imposé des obligations de convocation. Le tribunal a jugé que cette décision, qui constitue une mesure de police restrictive de liberté, devait être précédée d'une procédure contradictoire en application des articles L. 121-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. En l'espèce, la préfète n'a pas démontré que M. C avait été régulièrement informé de la procédure, le courrier de convocation n'ayant pas été réceptionné. Ce défaut de procédure contradictoire a privé l'intéressé d'une garantie et a entaché l'arrêté d'illégalité, conduisant à son annulation.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504906(TA38-2504906)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, qui demandait la reconsidération d’un permis de végétaliser par la ville de Chambéry et un dédommagement. Le juge a constaté que la requête ne contenait ni conclusions en annulation d’une décision administrative, ni conclusions indemnitaires, la rendant manifestement irrecevable. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, sans invitation à régulariser.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500116(TA38-2500116)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Drôme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, l'arrêté ayant été signé par une autorité bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que le préfet avait légalement refusé le titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour la requérante de justifier d'une entrée régulière en France avec un visa de long séjour ou d'une vie commune d'au moins six mois avec son conjoint français. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500127(TA38-2500127)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme E, ressortissante tunisienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 14 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme (absence d’atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale), et d’erreur manifeste d’appréciation. Elle a également jugé que l’interdiction de retour était conforme à l’article L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, faute de circonstances humanitaires justifiant une dérogation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2500128(TA38-2500128)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère refusant de lui délivrer un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des stipulations du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien et des articles R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à la prise en charge médicale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2503486(TA38-2503486)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de l'impact de ce refus sur la formation en apprentissage de l'intéressé et sur sa situation d'hébergement. Il a également considéré que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, au vu de l'intégration de M. A, suivi par l'aide sociale à l'enfance et engagé dans une formation professionnelle. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2503493(TA38-2503493)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé le regroupement familial sollicité par M. A D pour son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la durée anormalement longue de l'instruction et de l'atteinte à la vie privée et familiale. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous un mois, sous astreinte, et a condamné l'État à verser 800 euros au titre des frais d'instance.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2504518(TA38-2504518)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de mettre à disposition de M. A, ressortissant guinéen, une attestation de prolongation d'instruction de six mois l'autorisant au séjour et assortie d'une autorisation de travail. Cette décision fait suite à la demande de titre de séjour de M. A en tant que parent d'enfants bénéficiaires de la protection subsidiaire, sur le fondement des articles L. 424-9 et L. 424-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a constaté l'urgence et le défaut de contestation sérieuse, l'administration n'ayant pas justifié de l'absence de mise à disposition de l'attestation prévue à l'article R. 431-15-4 du même code. L'astreinte a été fixée à 100 euros par jour de retard passé un délai de huit jours suivant la notification de l'ordonnance.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2504474(TA38-2504474)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. D, ressortissant géorgien, contestant un arrêté du préfet de la Savoie refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que le refus de titre de séjour était légal, notamment au regard des articles L. 425-9 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les décisions subséquentes étaient fondées. Les moyens soulevés, tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ont été écartés.

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