Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2204427(TA38-2204427)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait son classement au 2ème échelon du grade de professeur agrégé stagiaire. Le requérant demandait la prise en compte de son activité professionnelle antérieure dans le secteur privé, sur le fondement des articles 7 et 7 bis du décret n° 51-1423 du 5 décembre 1951. Le tribunal a jugé que l'article 7 ne s'applique pas, car le statut des professeurs agrégés ne prévoit pas la reprise d'ancienneté pour une activité professionnelle antérieure. Il a également estimé que l'article 7 bis ne permet de prendre en compte que les services d'enseignement effectifs dans le privé sous contrat, et non les années d'activité en entreprise.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2204999(TA38-2204999)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, inspecteur des finances publiques reconnu travailleur handicapé, qui contestait son affectation dans la Drôme après sa promotion au grade d'inspecteur principal. Le tribunal a jugé que l'administration avait suffisamment motivé son avis hiérarchique défavorable et n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne l'affectant pas dans le Rhône, malgré ses demandes et son état de santé. Il a estimé que l'affectation litigieuse ne méconnaissait ni les dispositions des articles L. 131-8 et L. 512-19 du code général de la fonction publique relatives aux priorités pour les travailleurs handicapés, ni le principe d'égalité entre agents. La requête a donc été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2307745(TA38-2307745)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Terres à Vivre, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 26 mai 2023 par lequel le maire de Diemoz a refusé de lui délivrer un permis d'aménager pour trois lots à bâtir. Le refus était fondé sur l'avis défavorable de l'architecte des bâtiments de France, le projet se situant dans le périmètre de protection de l'église Saint-Roch, monument historique. Le tribunal a jugé que le maire pouvait légalement se fonder sur cet avis, en application des articles L. 621-30 et L. 621-32 du code du patrimoine, et que les moyens soulevés par la société requérante n'étaient pas fondés.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2205434(TA38-2205434)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation du préfet de la Drôme à l'indemniser des préjudices subis suite à l'arrachage de ses vergers ordonné par les arrêtés des 10 juin 2008 et 24 juin 2010. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le préfet, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Il a jugé que les créances de M. B, relatives à des préjudices instantanés et définitifs, étaient acquises au plus tard en 2010 et 2011, et que le délai de quatre ans pour les réclamer était expiré bien avant sa demande préalable de 2022. La requête a donc été rejetée comme irrecevable en raison de la prescription, sans qu'il soit besoin d'examiner le fond de l'affaire.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2409066(TA38-2409066)

Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du préfet de l'Isère du 21 octobre 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant algérien, en qualité de conjoint de Français, ainsi que l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi. La décision est motivée par une erreur de fait sur la réalité de la communauté de vie, le couple résidant ensemble et partageant les charges malgré l'absence de compte commun. Le tribunal applique l'article 6, 2° de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui prévoit la délivrance de plein droit du certificat de résidence au conjoint de Français. Il enjoint à la préfète de délivrer le titre de séjour dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2410162(TA38-2410162)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. G, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 21 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) ni à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE), compte tenu de la présence récente et précaire de la famille sur le territoire.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2410175(TA38-2410175)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme F, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 21 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Saisi sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, le tribunal a estimé que la présence récente de la requérante et de son compagnon, également sous le coup d'une mesure d'éloignement, ne caractérisait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2410197(TA38-2410197)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté préfectoral du 21 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, jugeant inopérant contre l'obligation de quitter le territoire et non étayé contre la décision fixant le pays de renvoi. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la même Convention, compte tenu de la brièveté et des conditions de son séjour. Enfin, le tribunal a considéré que l'interdiction de retour d'un an était suffisamment motivée et conforme aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2410217(TA38-2410217)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Drôme. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de méconnaissance des articles L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, fondé sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500797(TA38-2500797)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant kosovar, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la récence de son séjour et de sa relation avec une ressortissante française. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500811(TA38-2500811)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B, ressortissant albanais, contestant l'arrêté préfectoral du 28 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi qu'une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée, que la procédure d'avis médical était régulière et que l'état de santé de l'intéressé ne justifiait pas la délivrance d'un titre de séjour. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les dispositions du CESEDA.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2500823(TA38-2500823)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait les arrêtés du préfet de police de Paris du 19 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour douze mois. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la cheffe de bureau bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant, âgé de 43 ans et récemment arrivé en France, ne justifiant pas de liens familiaux suffisamment intenses avec son frère jumeau. La requête a été rejetée dans son ensemble, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2102174(TA38-2102174)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 5 octobre 2020 par lequel le maire de Courchevel avait refusé un permis de construire à la société SNC Solières pour trois chalets hôteliers. Le tribunal a jugé que la commune avait illégalement fondé son refus sur l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme, la société requérante ayant qualité pour déposer la demande, comme l'attestent les pièces du dossier. La décision annule également le rejet du recours gracieux et enjoint à la commune de réexaminer la demande de permis de construire.

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DécisionPlein contentieuxDESISTEMENT

TA38-2504740(TA38-2504740)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B de sa demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a admis l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 900 euros à son avocate, sous réserve des conditions d'aide juridictionnelle.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2503521(TA38-2503521)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par la maison d'assistantes maternelles (MAM) "l'Ile aux enfants" pour suspendre l'exécution de deux arrêtés du maire de Voiron : l'un retirant une non-opposition tacite à déclaration préalable et s'opposant au projet, l'autre refusant une autorisation de travaux pour un établissement recevant du public. Le juge a examiné la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'instruction a été prolongée, notamment sur un moyen relevé d'office concernant la compétence du maire pour refuser l'autorisation de travaux au titre du code de la construction et de l'habitation. Les textes appliqués incluent le code de l'urbanisme et le code de la construction et de l'habitation.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2502309(TA38-2502309)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a donné acte du désistement de M. B, qui s'est désisté de sa demande d'exécution d'une ordonnance sous astreinte après avoir obtenu un titre de séjour valable. La juge des référés a également admis l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991. La solution retenue est donc un désistement d'instance, rendant sans objet les conclusions principales.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2206507(TA38-2206507)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté du 7 avril 2022 par lequel le maire de Megève a refusé son permis de construire pour un immeuble de cinq logements. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par la préfète, estimant que le requérant n'avait pas eu une notification régulière de l'avis de l'architecte des Bâtiments de France. Sur le fond, il a jugé que les moyens soulevés par M. B, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles du règlement du PLU et des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code de l'urbanisme, le code du patrimoine et le règlement du PLU de Megève.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2504472(TA38-2504472)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme D et de tout occupant sans titre de la parcelle communale d'Annecy (route du Plateau à Pringy). La solution retenue fait droit à la demande de la commune, en raison de l'urgence et de l'utilité de la mesure face à l'occupation illicite du domaine public, qui portait atteinte à la sécurité et à la salubrité publiques. L'évacuation doit intervenir sous 5 jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et par véhicule maintenu sur place. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et le code général de la propriété des personnes publiques.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2206510(TA38-2206510)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 7 avril 2022 par lequel le maire de Megève avait refusé son permis de construire un immeuble de sept logements. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté du recours préalable obligatoire, faute de preuve d'une notification régulière de l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France. Sur le fond, il a jugé que les moyens soulevés par M. B, notamment ceux relatifs à la méconnaissance des articles du règlement du PLU et des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit fait droit aux demandes d'injonction ou de frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2106975(TA38-2106975)

Le Tribunal Administratif de Grenoble était saisi par la SEMITAG et son assureur, la société Chubb European Group, d’une action en responsabilité contractuelle contre la société INEO SCLE Ferroviaire. Les requérantes demandaient la condamnation de cette dernière à réparer les préjudices résultant de la mauvaise exécution d’un marché public de travaux, à la suite d’un incident ayant endommagé des rames de tramway. Le tribunal a relevé d’office que la SEMITAG, en tant que société d’économie mixte délégataire d’un service public de transport, est une entité adjudicatrice au sens de l’ordonnance n°2015-899 du 23 juillet 2015. En conséquence, le contrat litigieux, conclu pour les besoins de cette activité, est un contrat administratif, ce qui a conduit le tribunal à se déclarer compétent pour en connaître.

Résumé IA