Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2504223(TA38-2504223)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A B. Le juge a constaté que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction par la préfète ne faisait pas obstacle à l'existence de la décision implicite de rejet. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge a examiné les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 432-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2108074(TA38-2108074)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Chrono Kart. Celle-ci contestait la délibération du conseil municipal de Crolles du 17 septembre 2021, qui désignait la société Jet Holding comme future titulaire d'un bail commercial pour l'exploitation d'une piste de karting, après une procédure d'appel à manifestation d'intérêt. Le tribunal a jugé que la commune n'avait pas méconnu les règles applicables, notamment le code de la commande publique et le principe d'égalité de traitement des candidats, et que la société Chrono Kart ne pouvait se prévaloir d'aucun droit au maintien dans les lieux ou à indemnité d'éviction. La demande indemnitaire a également été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2204784(TA38-2204784)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, éducateur à l'UEMO d'Echirolles, qui contestait le refus de la directrice interrégionale de la PJJ Centre-Est de lui accorder la nouvelle bonification indiciaire (NBI). Le tribunal a jugé que M. B ne remplissait pas les conditions fixées par l'annexe du décret du 14 novembre 2001, car son unité n'est pas située dans un quartier prioritaire de la politique de la ville et qu'il n'établissait pas exercer principalement ses fonctions dans le ressort territorial d'un contrat local de sécurité. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2204971(TA38-2204971)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SARL Cabinet B A, qui sollicitait l'indemnisation des préjudices subis du fait de l'adoption de la loi "PACTE" du 22 mai 2019. La société invoquait la responsabilité sans faute de l'État pour rupture d'égalité devant les charges publiques et pour méconnaissance des engagements internationaux de la France. Le tribunal a considéré que le préjudice allégué ne présentait pas un caractère grave et spécial justifiant une indemnisation sur le fondement de la rupture d'égalité. Il a également écarté le moyen tiré de la violation de l'article 1er du premier protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2206936(TA38-2206936)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 50 000 euros pour des conditions de détention indignes et des fouilles intégrales subies à la maison d'arrêt de Bonneville. Le tribunal a jugé que les conditions de détention, appréciées au regard de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles D. 349 à D. 351 du code de procédure pénale, n'étaient pas constitutives d'une atteinte à la dignité humaine. Il a également estimé que les fouilles intégrales n'étaient fautives ni dans leur principe ni dans leurs modalités. En conséquence, la responsabilité de l'État n'a pas été engagée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2207441(TA38-2207441)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS ALEO, qui demandait l'indemnisation de ses préjudices résultant de l'adoption de la loi du 22 mai 2019 (loi PACTE). La société invoquait la responsabilité sans faute de l'État pour rupture d'égalité devant les charges publiques et pour méconnaissance des engagements internationaux de la France. Le tribunal a jugé que le préjudice allégué ne présentait pas un caractère grave et spécial, condition nécessaire pour engager la responsabilité de l'État sur le fondement de l'égalité devant les charges publiques. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité du fait des lois, sans que la violation de l'article 1er du premier protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l'homme ne soit retenue.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2207476(TA38-2207476)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Chrono Kart et ses gérants d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de Crolles leur imposant solidairement le paiement de 109 414,13 euros, ainsi que contre les titres exécutoires correspondants. Le tribunal a jugé que la contestation des titres exécutoires relève de la compétence des juridictions judiciaires, car la créance litigieuse, relative à une indemnité d’occupation du domaine privé communal, est de nature privée. Par conséquent, il a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2207703(TA38-2207703)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant des saisies administratives à tiers détenteur émises pour le recouvrement de cotisations d'impôt sur le revenu. La contestation portant sur la compétence du signataire des actes de poursuite, relevant de leur régularité formelle, a été jugée irrecevable car relevant de la compétence du juge judiciaire en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a également estimé que M. B n'avait pas intérêt à agir sur le fond, les saisies ayant été infructueuses.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2207739(TA38-2207739)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, un salarié protégé, qui contestait la décision de l'inspectrice du travail de l'Isère autorisant son licenciement pour faute par la société Sidas Production. Le tribunal a jugé que la décision administrative était suffisamment motivée et que les faits reprochés, incluant des agissements sexistes, des propositions à caractère sexuel et des tentatives de contacts physiques non consentis envers des subordonnées, étaient matériellement établis. Ces faits ont été considérés comme d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement, sans lien avec ses mandats représentatifs. La solution s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés et au contrôle de l'inspection du travail.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2207886(TA38-2207886)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de M. A, qui sollicitait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2017-2019. Le litige portait sur la déductibilité de pensions alimentaires versées à ses parents en Syrie, que le contribuable ne pouvait justifier en raison de l'absence de système bancaire. Le tribunal a jugé que M. A n'apportait pas la preuve, dont il a la charge, de la réalité des versements ni de l'obligation alimentaire, conformément aux articles 156 du code général des impôts et 205 à 211 du code civil. La requête a donc été rejetée.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxDESISTEMENT

TA38-2304504(TA38-2304504)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme D et M. C pour contester un indu de prime d'activité de 633,30 euros. En cours d'instance, la caisse d'allocations familiales a régularisé la situation en annulant la dette, ce qui a conduit les requérants à se désister de leur recours. Le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin au litige.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2304624(TA38-2304624)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de Mme B, qui contestait le rejet implicite puis la remise partielle d’un indu de prime d’activité de 2 972,09 euros, résultant d’une omission de déclaration de sa vie maritale. Le juge a rappelé que la remise gracieuse est subordonnée à la bonne foi et à la précarité du débiteur, en application de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Si la bonne foi de Mme B n’a pas été remise en cause, elle n’a produit aucun élément sur ses ressources et charges, ne justifiant pas de sa précarité. En conséquence, la demande de remise totale a été rejetée, la décision de la commission de recours amiable accordant une remise partielle étant maintenue.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2504843(TA38-2504843)

Litige relatif à la reconnaissance de l'imputabilité au service d'une maladie d'un agent public. Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d'un recours pour excès de pouvoir, se déclare territorialement incompétent. En application de l'article R. 312-12 du code de justice administrative, il estime que le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Marseille, lieu d'affectation de l'agent. Par ordonnance, il transmet le dossier à cette juridiction.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2504792(TA38-2504792)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a constaté que la préfète de l'Isère avait fixé un rendez-vous pour l'enregistrement de la demande d'asile de M. D et Mme C plus de cinquante jours après leur présentation, excédant ainsi le délai légal maximal de dix jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette carence a privé les requérants, qui ont un enfant d'un an, du bénéfice des conditions matérielles d'accueil, portant une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile et à la dignité humaine. En conséquence, le juge a enjoint à la préfète d'enregistrer leur demande d'asile dans un délai de trois jours ouvrés sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2304819(TA38-2304819)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de Mme B tendant à obtenir la remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 2 258,73 euros. L’indu résultait de l’omission de déclaration de pensions alimentaires perçues par sa fille, mais le tribunal a retenu la bonne foi de la requérante, ces sommes correspondant en réalité à des charges courantes. Tout en reconnaissant sa situation financière précaire, le juge a estimé que ses ressources mensuelles de 1 587 euros ne justifiaient pas une remise totale. Sur le fondement de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, il lui a accordé une remise partielle de 758,73 euros, laissant à sa charge un solde de 1 500 euros.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504784(TA38-2504784)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme E. Celle-ci demandait la suspension immédiate du placement de ses enfants et leur restitution, ainsi que le rappel de ses obligations au président du conseil départemental. Le juge a estimé que la demande relative au placement des enfants relevait de la compétence exclusive du juge des enfants en application de l'article 375-3 du code civil, et non de la juridiction administrative. Les autres conclusions ont été jugées irrecevables, faute de précisions suffisantes ou ne relevant pas de l'office du juge des référés.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2504783(TA38-2504783)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante angolaise accompagnée de ses quatre enfants, pour contester le délai de convocation de plus de cinquante jours fixé par la préfète de l'Isère pour l'enregistrement de sa demande d'asile. La requérante a finalement renoncé à ses conclusions à fin de suspension lors de l'audience. Le juge des référés a prononcé l'admission provisoire de Mme A à l'aide juridictionnelle et a constaté que la procédure était devenue sans objet sur le fond, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales, notamment le droit d'asile et la dignité humaine, invoquée par la requérante.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504745(TA38-2504745)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue par le juge des référés, rejette la requête de M. B qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la demande était manifestement mal fondée, car le titre de séjour de l'intéressé n'expirait que le 25 mai 2025, de sorte que la mesure sollicitée ne présentait ni utilité ni urgence immédiate. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans audience préalable.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504742(TA38-2504742)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Celui-ci demandait l'annulation de la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a rappelé qu'il ne peut prononcer l'annulation d'une décision administrative sans excéder sa compétence, rendant les conclusions à fin d'annulation manifestement irrecevables. Les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ont également été rejetées, faute de mesure d'exécution nécessaire et d'obligation de délai pour le préfet.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504736(TA38-2504736)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B C. Celle-ci demandait la restitution de ses chiens et la communication d'informations, en invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à son droit de propriété et à la condition animale. Le juge a constaté que la requête présentait les mêmes conclusions qu'une précédente requête (n° 2504681) déjà rejetée par ordonnance du 6 mai 2025. En application de l'article L. 522-3 du même code, la nouvelle demande a été rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur le fond ou l'urgence.

Résumé IA