Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2305950(TA38-2305950)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus de la commission de médiation de la Haute-Savoie de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La commission avait motivé son rejet par l’existence d’une dette locative de 5 233 euros sans plan d’apurement. Le tribunal a estimé que Mme C n’apportait aucun élément justifiant d’un tel plan et n’invoquait aucun moyen utile, rejetant ainsi sa demande d’annulation de la décision initiale du 23 mars 2023. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA38-2306115(TA38-2306115)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus de la CAF de la Drôme de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 582,09 euros. La requérante invoquait une erreur de calcul du quotient familial, mais n’a apporté aucun élément sur sa situation financière (revenus et charges) pour justifier de sa précarité ou de sa bonne foi. Le juge a rappelé qu’il appartient au demandeur de démontrer son incapacité à rembourser la dette, conformément à l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. En l’absence de telles justifications, la demande de remise gracieuse a été rejetée.
N° TA38-2306395(TA38-2306395)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, qui demandait la remise gracieuse d’un indu d’allocation de logement sociale (436 euros) et de prime d’activité (1 597,32 euros), résultant d’une omission de déclaration de sa vie maritale. Le juge a estimé que, malgré la bonne foi non contestée de la requérante, sa situation financière (revenus mensuels disponibles de 1 900 à 2 400 euros) ne caractérisait pas une précarité justifiant une remise, en l’absence de justificatifs suffisants sur ses charges. La décision s’appuie sur l’article L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation et l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
N° TA38-2306415(TA38-2306415)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné la demande de remise gracieuse de Mme C concernant deux indus d'aide au logement (1 524,94 €) et de prime d'activité (699,45 €). Constatant la bonne foi de la requérante et sa situation de précarité (salaire mensuel de 554,30 € et charges locatives de 294,84 €), le tribunal a accordé une remise partielle. Il a réduit l'indu d'aide au logement à 500 € et celui de prime d'activité à 300 €, en application des articles L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
N° TA38-2306529(TA38-2306529)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule la décision du 27 juillet 2023 par laquelle la commission de médiation de la Haute-Savoie a refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement social de Mme D. Le tribunal juge que la commission a commis une erreur d’appréciation en se fondant sur le seul fait que l’intéressée était hébergée dans un dispositif d’accueil pour réfugiés ukrainiens, alors que cette situation d’hébergement, au sens de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, pouvait justifier la reconnaissance demandée. La solution est fondée sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article R. 612-6 du code de justice administrative, le préfet étant réputé avoir acquiescé aux faits.
N° TA38-2306702(TA38-2306702)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a annulé la décision du 27 juillet 2023 par laquelle la commission de médiation de la Haute-Savoie avait rejeté la demande de Mme B visant à faire reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le tribunal a constaté que le préfet, mis en demeure, n'avait pas produit de mémoire en défense, ce qui vaut acquiescement aux faits allégués par la requérante, notamment l'occupation de locaux surpeuplés. En application des articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur d'appréciation en ne reconnaissant pas le caractère prioritaire de la demande.
N° TA38-2306904(TA38-2306904)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 3 534,29 euros. La requérante invoquait sa situation de précarité, mais le juge a estimé qu’elle ne justifiait pas de cette précarité, au vu de ses ressources, de ses charges limitées et de ses revenus locatifs. La décision s’appuie sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur. La demande a donc été rejetée.
N° TA38-2307876(TA38-2307876)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur la demande de Mme A, qui contestait le refus de la commission de recours amiable de la CAF de la Haute-Savoie de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 6 600,17 euros. Le juge a appliqué l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité. Constatant la bonne foi non contestée de la requérante et sa situation financière précaire (revenus mensuels d’environ 880 euros), le tribunal lui a accordé une remise partielle de 3 600,17 euros, laissant à sa charge un solde de 3 000 euros.
N° TA38-2308172(TA38-2308172)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme B C contestant le rejet de ses demandes de remise gracieuse d’indu d’aide personnelle au logement (1 616 euros) et de prime d’activité (1 094,07 euros). La juridiction a jugé que, compte tenu de la situation de détresse psychologique et financière de la requérante, notamment après une agression sexuelle et un arrêt maladie prolongé avec des revenus très faibles, sa bonne foi était établie. En application des articles L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, le tribunal a accordé une remise gracieuse totale des deux dettes.
N° TA38-2308429(TA38-2308429)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné la requête de Mme B contestant le rejet de ses demandes de remise gracieuse d’indu d’aide personnalisée au logement (1 710,82 €) et de prime d’activité (1 582,86 €). Le tribunal a constaté son incompétence pour connaître du litige relatif à l’indu d’allocation de soutien familial (348,33 €), relevant du contentieux général de la sécurité sociale, et a transmis cette partie du dossier au tribunal judiciaire compétent. Sur le fond, la solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal a appliqué les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale.
N° TA38-2401202(TA38-2401202)
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé la décision du 28 décembre 2023 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) refusait le renouvellement de la carte professionnelle d'agent privé de sécurité de M. B. Le tribunal a jugé que les faits de vol à l'étalage reprochés, bien que contraires à la probité, étaient isolés et ne suffisaient pas à établir une incompatibilité avec l'exercice des fonctions, en application des articles L. 611-1 et L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Il a également écarté une substitution de motifs fondée sur des faits de violence anciens. En conséquence, le tribunal a enjoint au CNAPS de délivrer la carte professionnelle sollicitée.
N° TA38-2402772(TA38-2402772)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme B contestant le refus de la commission de médiation de la Haute-Savoie de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La requérante invoquait l'inadaptation de son logement pour son enfant handicapé, des problèmes d'insalubrité et de sécurité. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires de Mme B, celles-ci ayant été présentées après l'expiration du délai de recours contentieux, en méconnaissance du principe d'immutabilité de l'instance. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA38-2408270(TA38-2408270)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Drôme du 10 octobre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français. En cours d’instance, le préfet a délivré à M. A un titre de séjour d’un an le 14 mars 2025, ce qui a implicitement retiré l’arrêté attaqué. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et en injonction, devenues sans objet. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 900 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA38-2408272(TA38-2408272)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 2 octobre 2024 par lequel le préfet de l'Isère a refusé un titre de séjour à M. B, ressortissant pakistanais, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, compte tenu de l'entrée en France à 14 ans, de la prise en charge par l'aide sociale à l'enfance, de la scolarité réussie avec l'obtention de deux CAP et de l'intégration sociale du requérant. En conséquence, il enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. B dans un délai de deux mois.
N° TA38-2408999(TA38-2408999)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme D contestant le refus de la commission de médiation de l'Isère de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d'hébergement. La préfète ayant indiqué à l'audience qu'une nouvelle décision favorable avait été prise, le tribunal a constaté que la décision attaquée du 5 septembre 2024 avait implicitement mais nécessairement été retirée. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de la requérante sont devenues sans objet, et il n'y a plus lieu d'y statuer.
N° TA38-2409872(TA38-2409872)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen réfugié en Grèce, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et les erreurs de droit ou d'appréciation concernant sa situation de salarié et son état de santé. Il a également jugé que le renvoi vers la Grèce ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention, M. B bénéficiant d'une protection effective dans cet État membre. La solution repose sur l'application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 435-1 et L. 721-4.
N° TA38-2500523(TA38-2500523)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. C, ressortissant algérien, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par la préfète, estimant que la délivrance d’un récépissé en cours d’instance ne privait pas le litige d’objet. Sur le fond, il a annulé la décision implicite de refus au motif qu’elle méconnaissait les stipulations de l’article 6 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, dès lors que M. C justifiait d’une communauté de vie effective avec son épouse française. La solution retenue s’appuie sur cet accord ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
N° TA38-2502018(TA38-2502018)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour, en raison de l'impossibilité d'accéder au service public. La préfète de l'Isère ayant convoqué le requérant à un rendez-vous le 11 mars 2025, le juge a constaté que la demande avait perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. L'urgence a été reconnue pour admettre provisoirement M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2502019(TA38-2502019)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante étrangère rencontrant des difficultés pour obtenir un rendez-vous en vue du renouvellement de son titre de séjour. La requérante invoquait l’urgence et l’atteinte à la continuité du service public. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a convoqué l’intéressée à un rendez-vous, rendant sans objet la demande d’injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté les demandes accessoires, tout en admettant provisoirement la requérante à l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2502191(TA38-2502191)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B, qui avait demandé une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante s'est désistée après avoir été convoquée par la préfète de l'Isère. Le tribunal a néanmoins condamné l'État à verser 1 250 euros à Mme B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.