Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2503838(TA38-2503838)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme B visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. La juridiction a constaté que la préfète de l'Isère avait accordé un rendez-vous à l'intéressée après l'introduction de la requête, rendant sans objet les conclusions principales. En revanche, la demande de délivrance d'un document provisoire justifiant du droit au séjour avec autorisation de travail a été rejetée, faute d'urgence démontrée. L'ordonnance admet Mme B à l'aide juridictionnelle provisoire et rejette le surplus des conclusions.
N° TA38-2503892(TA38-2503892)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. A en raison de l'inexécution par la préfète de l'Isère d'une précédente ordonnance du 8 janvier 2025. Cette ordonnance enjoignait à la préfète de délivrer à M. A un titre de séjour provisoire et un document l'autorisant à travailler. Constatant un fait nouveau constitué par cette inexécution, le juge a modifié les mesures ordonnées en assortissant les injonctions d'une astreinte de 40 euros par jour de retard, selon des délais distincts pour le titre de séjour et le document provisoire. La décision applique les articles L. 521-4 du code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2504170(TA38-2504170)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du 17 février 2025 par lequel la Préfète de l'Isère a refusé le renouvellement du titre de séjour de Mme A, ressortissante nigériane. La requérante invoquait l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L.423-7 et L.423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le juge a admis Mme A au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle et, après avoir constaté l'urgence, a ordonné la suspension de l'exécution de l'arrêté attaqué. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de Mme A dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours, sous astreinte.
N° TA38-2504178(TA38-2504178)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur une demande de suspension d’un refus implicite de délivrance d’une carte de résident, a rejeté la requête de M. B. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, car le requérant ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire, la présomption d’urgence ne s’appliquant pas à une première demande de carte de résident. La décision a été prise sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2504410(TA38-2504410)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de la Savoie du 21 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français, assorti d'une interdiction de retour de trois ans et d'une assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, qui bénéficiait d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la décision d'éloignement n'était entachée ni d'erreur de fait ni de défaut d'examen, et qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation irrégulière du requérant et de sa condamnation pénale. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
N° TA38-2504505(TA38-2504505)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, un ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an et d'une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que les arrêtés étaient suffisamment motivés et que la préfète avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant. Il a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 6-2 de l'accord franco-algérien, sans autre précision dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais d'instance.
N° TA38-2504521(TA38-2504521)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral du 25 avril 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour d’un an et assignation à résidence. Le tribunal a notamment substitué la base légale de la décision d’éloignement, fondée sur le 2° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), et celle du refus de délai de départ volontaire sur le 2° de l’article L. 612-3 du même code. Il a jugé que les moyens soulevés, tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, de l’insuffisance de motivation, de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’erreur d’appréciation, n’étaient pas fondés. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2504696(TA38-2504696)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande d’annulation de l’arrêté préfectoral du 29 avril 2025. Cet arrêté, pris sur le fondement de la loi n°2000-614 du 5 juillet 2000, mettait en demeure un groupe de gens du voyage de quitter un terrain communal à Seynod. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que l’arrêté était signé par une autorité compétente, identifiait suffisamment ses destinataires et avait été régulièrement notifié. La solution retenue confirme la légalité de la procédure d’expulsion administrative engagée par la préfète de la Haute-Savoie.
N° TA38-2304595(TA38-2304595)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société On Tower France d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 17 mai 2023 par laquelle la commune de Romans-sur-Isère s’est opposée à une déclaration préalable pour la modification d’une station relais. Postérieurement à l’introduction de la requête, le maire a retiré cette décision par un arrêté du 9 août 2023. En conséquence, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Les conclusions de la société au titre de l’article L. 761-1 du même code ont également été rejetées.
N° TA38-2503703(TA38-2503703)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à l'État de loger Mme A, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation de la Haute-Savoie le 24 octobre 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée (T1-T2) ne lui avait été proposée, le tribunal a enjoint au préfet de la Haute-Savoie d'assurer son logement avant le 30 juin 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er juillet 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2504158(TA38-2504158)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé l'astreinte de 150 euros par jour prononcée le 27 février 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère pour inexécution d'une injonction de délivrer une attestation de prolongation d'instruction à M. A. La préfecture a exécuté la décision avec 61 jours de retard, invoquant un dysfonctionnement de la plateforme Anef. Le juge a estimé que ce motif ne constituait pas un cas de force majeure, mais a modéré le montant de l'astreinte à 50 euros par jour, soit 3 050 euros, en application de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. L'État a également été condamné à verser 600 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2406516(TA38-2406516)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui demandait réparation pour des désordres causés par le ruissellement d'eaux pluviales provenant d'une route départementale. La requête était dépourvue de conclusions claires, la requérante n'ayant ni chiffré ses prétentions indemnitaires ni justifié d'une demande préalable, et n'ayant pas non plus formulé de conclusions en injonction dans les conditions requises. La décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1, 4°, et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2400751(TA38-2400751)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus de la commission de médiation de Savoie de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, faute de précisions suffisantes, et a jugé la décision suffisamment motivée. Il a également estimé que la commission n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2404228(TA38-2404228)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B A, qui contestait un arrêté préfectoral fixant le pays de destination de son expulsion. Le requérant s’était borné à indiquer qu’il « faisait appel » de la décision, sans exposer aucun moyen de droit ou de fait, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le juge a rejeté la requête sans inviter le requérant à la régulariser.
N° TA38-2504599(TA38-2504599)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté portant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a constaté, sur la base des informations fournies par la préfète de l'Isère, qu'aucune décision de cette nature n'avait été prise à l'encontre du requérant. En conséquence, les conclusions dirigées contre une décision inexistante ont été jugées manifestement irrecevables. Cette solution est fondée sur l'article R. 421-1 du code de justice administrative et les articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2404356(TA38-2404356)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral autorisant l'occupation temporaire de propriétés privées pour un projet de prévention des inondations. Le requérant s'est désisté de son recours pour excès de pouvoir mais a maintenu sa demande de frais de justice. Sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l'État (préfète de l'Isère) à verser 1 000 euros à M. B. L'ordonnance a été rendue sur la base de l'article R.222-1 du même code.
N° TA38-2503873(TA38-2503873)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le regroupement familial au profit de l'épouse de M. D E, réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du caractère récent du mariage, de l'absence de vie commune établie et de la possibilité pour le couple de se rencontrer en Iran, où réside l'épouse. La solution retenue se fonde sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2101504(TA38-2101504)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme A, qui contestait la décision du département de l’Isère fixant son taux d’invalidité à 53 %. La requérante s’est désistée de l’instance en cours. En application de l’article R.222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucune condamnation au titre des frais de justice n’a été prononcée.
N° TA38-2504639(TA38-2504639)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A B, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de regroupement familial pour son épouse et ses quatre enfants. Le juge a constaté que la décision implicite était née le 2 novembre 2023, en application de l'article R. 434-26 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence d'accusé de réception mentionnant les voies et délais de recours, le requérant disposait d'un délai raisonnable d'un an pour contester la décision, délai expirant le 2 novembre 2024. La requête ayant été enregistrée le 3 mai 2025, soit au-delà de ce délai, elle est tardive et donc manifestement irrecevable. Par conséquent, la requête est rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2503790(TA38-2503790)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B contestant une facture de participation pour le financement de l'assainissement collectif (PFAC). Malgré une demande de régularisation du greffe, le requérant n'a pas produit l'acte attaqué ni la preuve du dépôt de sa réclamation préalable, comme l'exigent les articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 4° du même code, a été rendue le 7 mai 2025 par le président de la 4ème chambre.