Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409194(TA38-2409194)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. A et Mme E, ressortissants ivoiriens, qui contestaient les arrêtés du préfet de l'Isère du 21 octobre 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les décisions d'éloignement étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen particulier de leur situation, écartant les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et d'injonction, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2409211(TA38-2409211)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut d'examen de sa situation, et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier de liens familiaux suffisamment stables en France. La décision a été prise en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409743(TA38-2409743)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 9 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier de liens familiaux stables en France. Enfin, l'interdiction de retour a été validée, le préfet ayant suffisamment motivé sa décision en tenant compte des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2409828(TA38-2409828)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme D, ressortissants kosovars, contestant le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement prises par le préfet de la Haute-Savoie. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, notamment concernant l'avis du collège de médecins de l'OFII, et que les décisions ne méconnaissaient pas les articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que les requérants n'établissaient pas l'impossibilité d'accès aux soins pour leur enfant au Kosovo et que leur vie privée et familiale n'était pas disproportionnellement atteinte. En conséquence, l'interdiction de retour a été jugée légale et proportionnée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2504313(TA38-2504313)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par une famille kosovare pour obtenir l’exécution d’une précédente ordonnance du 15 avril 2025 enjoignant à la préfète de l’Isère d’enregistrer leurs demandes d’asile sous astreinte. Constatant l’inexécution persistante de cette injonction pendant 17 jours sans justification, le juge a liquidé provisoirement l’astreinte à 1 700 euros au bénéfice des requérants. Il a également prononcé une nouvelle injonction assortie d’une astreinte majorée de 150 euros par jour de retard, et accordé l’aide juridictionnelle provisoire. La décision applique les articles L. 521-4, L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative, ainsi que la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA38-2504510(TA38-2504510)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par la société Simply d’un recours contre un forfait de post-stationnement majoré, se déclare incompétent. Il estime que ce litige relève de la compétence exclusive du tribunal du stationnement payant, en application de l’article L. 2333-87-2 du code général des collectivités territoriales. En conséquence, l’ordonnance transmet le dossier à cette juridiction spécialisée pour qu’elle statue en premier ressort.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408808(TA38-2408808)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l’arrêté du préfet de la Haute-Savoie refusant son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que le requérant ne pouvait se prévaloir de sa qualité de père d’un enfant français, celle-ci étant postérieure à la décision attaquée, et qu’il n’avait pas sollicité de titre sur le fondement du 5) de l’article 6 de l’accord franco-algérien. La décision de refus n’a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de son séjour récent et de ses liens familiaux en Algérie. Enfin, les moyens tirés de la Convention de New York ont été écartés, faute d’enfant français à la date de l’arrêté.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408729(TA38-2408729)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ougandaise, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance de son droit d'être entendu et une atteinte à sa vie privée et familiale. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que la procédure de remise aux autorités grecques n'était pas applicable en l'espèce et que les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention de New York étaient infondés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408560(TA38-2408560)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 5 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Concernant la décision d'éloignement, le tribunal a jugé que le préfet avait suffisamment motivé sa décision et n'était pas tenu d'examiner d'office une éventuelle admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du CESEDA. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du même code a été jugé inopérant.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408460(TA38-2408460)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, contestant l'arrêté du préfet de la Drôme du 2 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en examinant d'office son droit au séjour avant de prononcer son éloignement. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions d'annulation, d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention internationale des droits de l'enfant et la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504380(TA38-2504380)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société Multimédia audiovisuel informatique. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour un marché de fourniture d'écrans numériques interactifs par la commune de L'Isle-d'Abeau. Le tribunal a relevé que la société n'avait pas précisé le fondement juridique de son recours, ce qui rendait sa demande irrecevable. Il a également indiqué qu'à supposer qu'elle ait entendu saisir le juge du référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de la commande publique, le marché ayant été signé avant l'enregistrement de la requête, cette voie de droit n'était plus ouverte.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2502337(TA38-2502337)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A B d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a fait droit à sa demande en lui délivrant un titre de séjour étudiant valable jusqu’en mars 2026. Le juge a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Mme A B a été admise provisoirement à l’aide juridictionnelle, mais les conclusions de son avocat au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504156(TA38-2504156)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. A. Concernant le transfert vers le centre pénitentiaire de Valence, le juge a constaté que la décision avait été entièrement exécutée avant l'introduction de la requête, la rendant irrecevable. S'agissant du refus de transfert vers le centre pénitentiaire de Roanne, la requête a été rejetée au fond, les moyens soulevés n'étant pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 6 et L. 211-4 du code pénitentiaire.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2504291(TA38-2504291)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B A veuve C, qui contestait une mise en demeure de payer des impositions foncières. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas, au préalable, adressé une réclamation à l'administration fiscale conformément à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour statuer par ordonnance.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2407514(TA38-2407514)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions en annulation et en injonction contre le refus implicite de renouvellement de sa carte de résident. La requérante, bénéficiant de l'aide juridictionnelle totale, a maintenu sa demande de frais irrépétibles sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Le tribunal a rejeté cette demande, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. L'ordonnance se fonde sur les articles R.222-1 et R.612-5-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA38-2402625(TA38-2402625)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de mise en demeure d’inscrire un enfant dans un établissement scolaire, a constaté que cette décision avait été retirée par l’administration. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge a prononcé un non-lieu à statuer, les conclusions de la requête étant devenues sans objet.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2503909(TA38-2503909)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement pur et simple de la société Bureau Alpes Contrôles, qui contestait le rejet de son offre dans le cadre d’un accord-cadre pour des missions de contrôle technique. La société avait saisi le juge sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative pour demander l’annulation de la décision de la communauté d’agglomération Valence Romans Agglo. En application de l’article R. 222-1 du même code, le juge a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement et l’a homologué par ordonnance du 6 mai 2025.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503497(TA38-2503497)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé suspension de M. B, un agent public, qui contestait son arrêté de mise à la retraite d'office pris par le ministre de la justice. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B avait perçu des sommes importantes et ne justifiait pas d'une situation financière suffisamment grave. Il a également jugé qu'aucun des moyens soulevés (partialité de l'enquête, défaut de communication, absence de preuve des faits, disproportion de la sanction) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2502809(TA38-2502809)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir la condamnation de l’État au versement d’indemnités pour la mise sous plis des élections européennes de juin 2024 et la réparation de troubles causés par l’administration. Invitée à confirmer le maintien de ses conclusions sur le fondement de l’article R.612-5-1 du code de justice administrative, Mme A s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 6 mai 2025, la présidente de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement en application de l’article R.222-1 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2504627(TA38-2504627)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante angolaise, pour contester le délai de 52 jours fixé par la préfète de l'Isère pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a constaté que ce délai excédait manifestement le délai légal maximal de dix jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette carence, privant la requérante et sa fille des conditions matérielles d'accueil, constitue une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète d'enregistrer la demande d'asile dans un délai de trois jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

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