Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2501241(TA38-2501241)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme C, représentants légaux de leur fille mineure, d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l’Isère de délivrer un document de circulation pour étranger mineur. Les requérants se sont désistés de leurs conclusions principales après que la préfète a conclu au non-lieu à statuer. Par ordonnance du 2 mai 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a en outre condamné l’État à verser 900 euros aux requérants au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2501530(TA38-2501530)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus implicite de renouvellement de titre de séjour, constate que la préfète de l’Isère a délivré un titre de séjour valable cinq ans à la requérante le 14 avril 2025, rapportant ainsi la décision contestée. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Il condamne l’État à verser 900 euros à Mme B au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2501001(TA38-2501001)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la SARL de famille A d’un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir l’annulation du refus implicite du maire de Les Gets de lui communiquer le dossier d’un permis de construire. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales en cours d’instance, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, la commune de Les Gets a été condamnée à verser 1 000 euros à la SARL de famille A au titre des frais de justice.
N° TA38-2503418(TA38-2503418)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue dans le cadre d’un recours en plein contentieux, concerne le droit au logement opposable (DALO). Saisi par Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation de la Haute-Savoie le 18 juillet 2024, le juge constate qu’aucune offre de logement ne lui a été faite. Sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, il enjoint au préfet de la Haute-Savoie de loger l’intéressée avant le 30 juin 2025. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er juillet 2025, payable au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2403695(TA38-2403695)
Le Tribunal administratif de Grenoble a donné acte du désistement de M. A, qui avait contesté le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour et une attestation de prolongation d'instruction. Le requérant s'est désisté de ses conclusions après avoir obtenu un titre de séjour valable jusqu'en septembre 2025. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constate ce désistement et condamne l'État à verser 600 euros au conseil de M. A au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2106775(TA38-2106775)
Le Tribunal administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme et M. E, qui demandaient la condamnation du centre hospitalier Annecy-Genevois pour des fautes lors d’une intervention chirurgicale du 18 juillet 2018 et la prise en charge post-opératoire, ainsi qu’une expertise complémentaire pour aggravation de l’état de santé. Le tribunal a reconnu la responsabilité pour faute de l’hôpital, retenant une perte de chance de 90 % pour la patiente, et a évalué les préjudices subis, notamment le déficit fonctionnel temporaire et permanent, les souffrances endurées, et les préjudices esthétiques et d’agrément. Il a accordé des indemnités à Mme E et à M. E pour son préjudice d’affection et ses frais de déplacement, tout en rejetant la demande d’expertise complémentaire. La décision s’appuie sur les principes de responsabilité administrative et les dispositions du code de la santé publique.
N° TA38-2504007(TA38-2504007)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé précontractuel sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Tp Manno. Celle-ci contestait son éviction d'un marché public de travaux de la commune de Villargondran pour la réalisation d'un terrain de football synthétique, en invoquant une erreur manifeste d'appréciation et un manquement aux règles de transparence. Le juge a estimé que l'offre de la société requérante était irrégulière, car elle ne respectait pas les exigences du cahier des clauses techniques particulières (CCTP), et a donc validé la décision du pouvoir adjudicateur de l'écarter. La demande de la société Tp Manno a été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 2 000 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA38-2504581(TA38-2504581)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue dans le cadre d’un référé liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), rejette la requête de Mme G A, ressortissante congolaise accompagnée de ses trois enfants mineurs, qui demandait à être prise en charge dans un hébergement d’urgence. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car une précédente ordonnance avait déjà enjoint à la préfète de fixer un rendez-vous pour l’enregistrement de leur demande d’asile, ce qui ouvre droit aux conditions matérielles d’accueil, incluant le logement. La requérante ne peut donc escompter une issue plus rapide via le dispositif d’hébergement d’urgence, déjà saturé. La demande est rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner le fondement tiré des articles L. 345-2 et suivants du code de l’action sociale et des familles.
N° TA38-2408813(TA38-2408813)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme A, de nationalité turque, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Drôme refusant leur admission au séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient notamment une incompétence du signataire et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que le signataire disposait d'une délégation de signature régulière, écartant le moyen d'incompétence. Il a également estimé que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale au regard des stipulations de l'article 8 de la CESDH.
N° TA38-2503225(TA38-2503225)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision orale du préfet de la Drôme refusant de délivrer un titre de séjour à M. C, malgré une injonction antérieure du tribunal. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. C bénéficiait d'un document provisoire de séjour et pouvait demander l'exécution du jugement via la procédure de l'article L. 911-4 du code de justice administrative. En conséquence, les conclusions fondées sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative ont été rejetées, tout comme les demandes d'injonction et de frais. M. C a néanmoins été admis provisoirement à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2503229(TA38-2503229)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous un mois et de délivrer un document provisoire autorisant le travail sous 24 heures, sous astreinte. L'Etat a également été condamné à verser 800 euros à l'avocat de M. B au titre de l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2504541(TA38-2504541)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait au juge d'enjoindre à la préfète de la Haute-Savoie de statuer sur sa demande de titre de séjour sous astreinte. Le juge a estimé que la demande était manifestement irrecevable, car le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'impose aucun délai au préfet pour instruire une telle demande. La requête a donc été rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2504126(TA38-2504126)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte du désistement de la société HPL de sa requête en suspension et annulation de la procédure de passation d’un marché de fourniture d’écrans numériques interactifs lancé par la commune de L’Isle-d’Abeau. La société requérante, qui contestait la régularité du CCTP au regard du code de la commande publique, s’est désistée purement et simplement après que la commune a soulevé l’irrecevabilité de la requête pour cause de signature du contrat. L’ordonnance se fonde sur l’article R.222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement.
N° TA38-2501036(TA38-2501036)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a délivré à l’intéressée un titre de séjour valable jusqu’en 2029, ce qui a implicitement rapporté la décision contestée. Par ordonnance du 2 mai 2025, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet, et a rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais de justice. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2504220(TA38-2504220)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A B d’un recours en excès de pouvoir contestant des ordonnances du juge des libertés et de la détention autorisant le maintien de ses soins psychiatriques sous contrainte. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application de l’article L. 3216-1 du code de la santé publique. Cette disposition réserve au juge judiciaire la compétence exclusive pour connaître des contestations relatives aux mesures d’hospitalisation sous contrainte. La solution retenue est un rejet pour incompétence de la juridiction administrative, prononcé par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2504228(TA38-2504228)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B contestant ses cotisations de taxe foncière et de taxe d'habitation pour les années 2017 à 2023. La requête ne contenait aucun moyen de droit, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. De plus, M. B n'avait pas formé de réclamation préalable auprès de l'administration fiscale, comme l'exigent les articles R. 190-1 et R. 199-1 du livre des procédures fiscales.
N° TA38-2504532(TA38-2504532)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en référé de Mme B épouse C, qui demandait de l'aide pour obtenir un rendez-vous en préfecture et un titre de séjour suite à l'expiration de son attestation de prolongation d'instruction. Le juge des référés constate que la requête est irrecevable car elle ne précise pas le fondement juridique (articles L. 521-1, L. 521-2 ou L. 521-3 du code de justice administrative) sur lequel elle se base. En tout état de cause, la demande est jugée manifestement mal fondée, la requérante n'ayant pas contesté la clôture de sa demande de renouvellement de titre de séjour ni formé une nouvelle demande. L'ordonnance applique l'article L. 522-3 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans procédure contradictoire.
N° TA38-2504285(TA38-2504285)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. B contestant un acte de saisie sur rémunérations notifié par le tribunal judiciaire d'Annecy. Le juge constate que, en vertu de l'article L. 213-6 du code de l'organisation judiciaire, le contentieux relatif à l'exécution forcée, dont la saisie des rémunérations, relève de la compétence exclusive du juge de l'exécution, une juridiction de l'ordre judiciaire. Le requérant n'invoquant aucun moyen relevant d'une exception de compétence administrative, la requête est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
N° TA38-2504544(TA38-2504544)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante congolaise, pour contester le délai d'un mois et demi fixé par la préfète de l'Isère pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a constaté que ce délai excédait les trois jours ouvrés prévus à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que la préfecture justifie de circonstances exceptionnelles. Il a jugé que ce retard, privant la requérante du bénéfice des conditions matérielles d'accueil et la maintenant à la rue, portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale qu'est le droit d'asile. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète d'enregistrer la demande d'asile de Mme A dans un délai de trois jours ouvrés, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2405606(TA38-2405606)
Le Tribunal administratif de Grenoble a donné acte du désistement pur et simple de la SARL Le Vezi Frise, qui demandait le remboursement de crédits de TVA pour un montant total de 94 000 euros au titre de novembre 2023, janvier et avril 2024. La société a informé le tribunal de son désistement par un acte enregistré le 8 avril 2025, sans opposition de l’administration fiscale. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la formation de jugement a constaté ce désistement par ordonnance du 2 mai 2025.