Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2502971(TA38-2502971)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. C de sa demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour prise par le préfet de l'Isère. Le juge a admis provisoirement le requérant à l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 800 euros à son avocat sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Cette décision met fin à l'instance sans se prononcer sur le fond du refus de séjour.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2101694(TA38-2101694)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient l'annulation du permis de construire délivré par le maire de Courchevel pour un chalet d'habitation. Les requérants contestaient l'insuffisance des documents graphiques et la méconnaissance des articles UA4, UA7 et UA10 du plan local d'urbanisme. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que le dossier de permis était suffisant pour apprécier l'insertion du projet et que les règles relatives aux réseaux, à l'implantation et à la hauteur étaient respectées. La décision s'appuie sur les articles R. 431-10 du code de l'urbanisme et les dispositions du plan local d'urbanisme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2502913(TA38-2502913)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. C de ses conclusions tendant à l’exécution sous astreinte d’une précédente ordonnance, après que la préfète de l’Isère a favorablement réexaminé sa demande de titre de séjour. Le juge a toutefois condamné l’État à verser 600 euros à M. C au titre des frais de procédure, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision applique les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2303770(TA38-2303770)

Le Tribunal administratif de Grenoble a condamné l'État à verser 20 000 euros à M. C pour le préjudice causé par la suspension illégale de son permis de conduire. Cette suspension, fondée sur l'article L. 224-2 du code de la route, a été jugée illégale car M. C a été relaxé par le tribunal de police, établissant l'absence de valeur probante des éléments retenus par le préfet. L'indemnisation couvre la perte de commissions (10 000 euros) et les troubles dans les conditions d'existence, y compris le préjudice moral (10 000 euros). L'État a également été condamné à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2306021(TA38-2306021)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale (5ème chambre), a rejeté les requêtes de M. B, de la société Aureliam et du syndicat des copropriétaires de l'ensemble immobilier "Le Bec Rouge". Ces requérants contestaient, par un recours pour excès de pouvoir, l'arrêté du 23 mars 2023 par lequel le maire de Tignes a délivré un permis de construire à la SNC Quelea. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, tirés d'une erreur manifeste d'appréciation concernant la faisabilité des prescriptions des gestionnaires de réseaux et de l'incompatibilité du projet avec l'orientation d'aménagement programmé, n'étaient pas fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2408117(TA38-2408117)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B, ressortissante colombienne, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 2 octobre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de six mois. En cours d’instance, le préfet de la Haute-Savoie a retiré cet arrêté par une décision du 17 janvier 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2306175(TA38-2306175)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. B, de la société Aureliam et du syndicat des copropriétaires de l'ensemble immobilier "Le Bec Rouge" tendant à l'annulation du permis de construire délivré par le maire de Tignes à la SNC Quelea. Les requérants contestaient la légalité de l'arrêté du 23 mars 2023 en invoquant une erreur manifeste d'appréciation sur la faisabilité des prescriptions des gestionnaires de réseaux et une incompatibilité avec l'orientation d'aménagement programmé. Le tribunal a jugé que ces moyens n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la validité du permis de construire. Les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2302882(TA38-2302882)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui contestait la suspension de six mois de son permis de conduite pour conduite sous l’emprise de stupéfiants. Le requérant soutenait avoir consommé du CBD, un produit légal, mais les analyses toxicologiques ont révélé la présence de cannabis (THC). Le tribunal a jugé que M. C n’apportait pas la preuve que les conditions de l’article L. 224-2 du code de la route n’étaient pas réunies, et a confirmé la légalité de la décision préfectorale.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2303039(TA38-2303039)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant la décision "48SI" du 13 mars 2023 constatant la nullité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives à cinq infractions dont les points avaient été restitués avant l'introduction du recours. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, estimant que cette notification n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. Enfin, concernant le défaut d'information préalable, le tribunal a considéré que l'administration apportait la preuve que M. B avait reçu les avis d'amende forfaitaire majorée pour les infractions contestées, comportant les mentions obligatoires prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2302571(TA38-2302571)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a annulé la décision "48SI" du 23 janvier 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur avait retiré trois points du permis de conduire de Mme C suite à une infraction du 14 juillet 2022, et avait constaté la nullité de son permis. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas prouvé avoir délivré à la requérante les informations obligatoires prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, ce qui constituait un vice de procédure. En l'absence de mémoire en défense du ministre, malgré une mise en demeure, les faits allégués par Mme C ont été considérés comme établis. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2302129(TA38-2302129)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C contestant la décision "48SI" du 22 février 2023 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points antérieurs. Le juge a écarté le moyen tiré du défaut de notification des retraits, estimant que cette notification n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. Concernant le défaut d'information préalable, le tribunal a jugé que l'administration avait apporté la preuve de la délivrance de l'information pour les infractions des 13 janvier 2014, 7 janvier 2017 et 25 août 2020, en raison du paiement des amendes forfaitaires. La solution s'appuie sur les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2102837(TA38-2102837)

Le Tribunal administratif de Grenoble (5ème chambre) a statué sur le recours en excès de pouvoir de la société Viamedis, qui contestait des titres de recettes émis par le centre hospitalier Métropole Savoie pour des frais de transport SMUR et d’autres créances. Le tribunal a jugé irrecevable la contestation du titre n°2236955, annulé avant l’introduction de la requête. Pour les autres titres, il a rejeté les moyens d’exigibilité (paiement allégué non démontré, attente de duplicata inopérante) et, s’agissant des frais SMUR, a appliqué les articles L. 162-23-15 et D. 162-6 du code de la sécurité sociale, qui prévoient leur financement par dotation forfaitaire, les excluant ainsi de la facturation individuelle. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de Viamedis, y compris sa demande de frais de justice.

Résumé IA
DécisionInterprétationAUTRE

TA38-2500232(TA38-2500232)

Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue en référé, fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par Mme E et M. A concernant la prise en charge de Mme E et de son nouveau-né au centre hospitalier Alpes Léman à compter du 20 mars 2022. Le juge a désigné un collège d'experts spécialisés en gynécologie-obstétrique et neuropédiatrie sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant la mesure utile pour déterminer l'origine des séquelles neurologiques de l'enfant et les conditions de la prise en charge. La mission confiée aux experts inclut l'examen des actes médicaux, des diagnostics et des soins prodigués, afin d'évaluer leur conformité aux règles de l'art. Les parties (centre hospitalier, ONIAM et CPAM) ne se sont pas opposées à cette mesure.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2205055(TA38-2205055)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SAS VEYRON INVEST, propriétaire de locaux loués au Consulat de Tunisie, qui sollicitait l'exemption de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2016 à 2021. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions relatives aux années antérieures à 2021 pour cause de forclusion. Sur le fond, il a jugé que la société, en tant que propriétaire et bailleur, ne pouvait pas bénéficier de l'exemption fiscale prévue à l'article 32 de la convention de Vienne sur les relations consulaires, cette exemption ne s'appliquant pas aux personnes ayant contracté avec l'État d'envoi. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2408733(TA38-2408733)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du préfet de l'Isère du 5 novembre 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour "étudiant" de M. B, ressortissant haïtien, ainsi que l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur d'appréciation en se fondant sur l'absence de caractère sérieux des études, alors qu'à la date de la décision, M. B avait validé sa première année de BTS et poursuivait sa formation avec assiduité. La solution est fondée sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui exige une appréciation de la réalité et du sérieux des études à la date de la décision.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2408712(TA38-2408712)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme du 3 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du vice de procédure concernant l'avis du collège de médecins de l'OFII, et de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2408182(TA38-2408182)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 8 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la violation du droit d'être entendu garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, mais a estimé que la procédure avait été régulière et que le requérant avait pu présenter ses observations. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 431-2 et D. 431-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2306132(TA38-2306132)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. B, de la société Aureliam et du syndicat des copropriétaires de l'ensemble immobilier "Le Bec Rouge" qui demandaient l'annulation du permis de construire délivré par le maire de Tignes à la SNC Quelea. Les requérants soutenaient que la commune avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne vérifiant pas la faisabilité des prescriptions des gestionnaires de réseaux, et que le projet était incompatible avec l'orientation d'aménagement programmé. Le tribunal a jugé ces moyens non fondés, sans préciser les textes appliqués dans l'extrait fourni.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2304235(TA38-2304235)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C B, qui contestait la décision "48SI" du ministre de l'intérieur du 16 mai 2023 retirant six points de son permis de conduire et constatant sa perte de validité pour solde nul. Le tribunal a jugé que le défaut de notification des retraits de points antérieurs n'affecte pas la légalité de ces retraits, mais seulement leur opposabilité. Concernant l'infraction du 16 juillet 2022, le paiement de l'amende forfaitaire majorée par M. B a démontré qu'il avait reçu l'avis d'amende comportant les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, constituant une formalité substantielle. En l'absence de preuve contraire apportée par le requérant pour les autres infractions, le tribunal a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et a rejeté l'ensemble des conclusions.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2304179(TA38-2304179)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B C d’un recours en excès de pouvoir contre une décision "48SI" du ministre de l’intérieur du 24 mai 2023, qui retirait six points de son permis de conduire et constatait sa perte de validité. Le requérant contestait le défaut d’information préalable prévu par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Pour l’infraction du 19 janvier 2020, le tribunal a jugé que la preuve de la délivrance de l’information était rapportée par la production du procès-verbal électronique signé par l’intéressé. En revanche, pour l’infraction du 30 avril 2023, le tribunal a estimé que l’administration n’apportait pas la preuve que l’information requise avait été délivrée avant le paiement immédiat de l’amende, en application de l’article R. 49-2 du code de procédure pénale. Par conséquent, le tribunal a annulé la décision attaquée en tant qu’elle retirait six points pour cette dernière infraction et a enjoint au ministre de restituer ces points.

Résumé IA