Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2504414(TA38-2504414)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante congolaise, pour contester le délai de près de deux mois fixé par la préfète de l'Isère pour l'enregistrement de sa demande d'asile. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté fondamentale d'asile et à sa dignité humaine, en raison de sa privation des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par la préfète, estimant que la délivrance d'un rendez-vous tardif ne privait pas la requête de son objet. Constatant que le délai d'enregistrement excédait largement le délai légal de trois jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que cette situation privait la requérante isolée et sans ressources de toute protection, le juge a ordonné à la préfète de l'Isère d'enregistrer la demande d'asile de Mme A dans un délai de trois jours ouvrés, sous astreinte
N° TA38-2302882(TA38-2302882)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui contestait la suspension de six mois de son permis de conduite pour conduite sous l’emprise de stupéfiants. Le requérant soutenait avoir consommé du CBD, un produit légal, mais les analyses toxicologiques ont révélé la présence de cannabis (THC). Le tribunal a jugé que M. C n’apportait pas la preuve que les conditions de l’article L. 224-2 du code de la route n’étaient pas réunies, et a confirmé la légalité de la décision préfectorale.
N° TA38-2306021(TA38-2306021)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale (5ème chambre), a rejeté les requêtes de M. B, de la société Aureliam et du syndicat des copropriétaires de l'ensemble immobilier "Le Bec Rouge". Ces requérants contestaient, par un recours pour excès de pouvoir, l'arrêté du 23 mars 2023 par lequel le maire de Tignes a délivré un permis de construire à la SNC Quelea. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, tirés d'une erreur manifeste d'appréciation concernant la faisabilité des prescriptions des gestionnaires de réseaux et de l'incompatibilité du projet avec l'orientation d'aménagement programmé, n'étaient pas fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2504058(TA38-2504058)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant russe, demandant l'annulation de l'arrêté du préfet de la Savoie du 3 avril 2025 lui interdisant le retour en France pour une durée d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et de défaut d'examen de la situation, jugeant la décision régulière. Il a estimé que les problèmes de santé et la scolarisation des enfants de M. C ne constituaient pas des "circonstances humanitaires" au sens de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile justifiant de ne pas édicter l'interdiction. Enfin, le tribunal a considéré que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2503689(TA38-2503689)
Suspension d’un permis de visite pénitentiaire. Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B. La décision du 17 mars 2025 suspendant son permis de visite pour une durée d’un an avait déjà produit tous ses effets avant l’introduction du recours, en raison du transfert du détenu dans un autre établissement le 3 avril 2025. La demande de suspension est donc irrecevable, faute d’objet.
N° TA38-2303770(TA38-2303770)
Le Tribunal administratif de Grenoble a condamné l'État à verser 20 000 euros à M. C pour le préjudice causé par la suspension illégale de son permis de conduire. Cette suspension, fondée sur l'article L. 224-2 du code de la route, a été jugée illégale car M. C a été relaxé par le tribunal de police, établissant l'absence de valeur probante des éléments retenus par le préfet. L'indemnisation couvre la perte de commissions (10 000 euros) et les troubles dans les conditions d'existence, y compris le préjudice moral (10 000 euros). L'État a également été condamné à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2501011(TA38-2501011)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... qui contestait un avis de sommes à payer émis par la commune d'Annemasse pour des frais d'assainissement collectif. Le juge a estimé que le litige, opposant un usager à un service public industriel et commercial (le service d'assainissement), relevait de la compétence des juridictions judiciaires et non de l'ordre administratif. Cette solution est fondée sur l'article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2408348(TA38-2408348)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de MM. A contestant un certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Monsteroux-Milieu. Les requérants n'ont pas exposé de moyens suffisamment précis pour critiquer la légalité de l'acte, ni soulevé de nouveaux arguments dans le délai de recours de deux mois, en méconnaissance des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sans examen au fond.
N° TA38-2404511(TA38-2404511)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme B. Celle-ci demandait l'annulation de la décision de clôture de sa demande de titre de séjour, mais la préfète de l'Isère lui a délivré un rendez-vous et un récépissé valable après l'introduction du recours. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Les conclusions présentées au titre des frais d'instance ont été rejetées.
N° TA38-2404753(TA38-2404753)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de lui accorder le regroupement familial pour son épouse. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales (annulation et injonction), désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Le surplus des conclusions, notamment la demande de frais de justice fondée sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a été rejeté. La décision applique l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2408804(TA38-2408804)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête du comité des fêtes castelneuvoises, qui contestait un arrêté municipal autorisant un débit de boissons temporaire limité aux boissons du premier groupe. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen juridique, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le comité s'est borné à exprimer son mécontentement et à poser une question pratique, sans soulever de moyen dans le délai de recours. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc rejeté la demande sans examiner son bien-fondé.
N° TA38-2410032(TA38-2410032)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions en annulation et injonction contre le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer une carte de résident. La requérante maintenait uniquement sa demande de frais de justice. Le tribunal a condamné l'État à verser 900 euros à Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sans se prononcer sur le fond du litige.
N° TA38-2410133(TA38-2410133)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de Mme B de son recours en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester l'arrêté du maire de Noyarey du 30 octobre 2024 s'opposant à sa déclaration préalable de division parcellaire. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus de litige à juger et a donné acte du désistement.
N° TA38-2408531(TA38-2408531)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait l’annulation d’une décision tacite de refus de la communauté de communes de Grenoble Alpes métropole concernant la régularisation d’un terrain via une procédure de STECAL. Le juge a estimé que la demande préalable de l’intéressé était trop imprécise pour faire naître une décision implicite, et que les moyens soulevés étaient irrecevables faute de précisions suffisantes. La requête a été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2408672(TA38-2408672)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 28 avril 2025, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme C épouse B. Celle-ci demandait l'annulation de la décision du préfet de la Savoie du 14 octobre 2024 clôturant sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a jugé que les conclusions à fin d'annulation et d'injonction avaient perdu leur objet, le préfet ayant délivré un récépissé de demande de titre de séjour autorisant le travail après l'introduction de la requête. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, l'État a été condamné à verser 900 euros à l'avocate de la requérante.
N° TA38-2500560(TA38-2500560)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B A d’une requête en excès de pouvoir visant à contester des factures de frais de secours sur le domaine skiable de la vallée des Belleville. Le juge a estimé que le service d’exploitation des pistes de ski constitue un service public industriel et commercial, dont les litiges avec les usagers relèvent du droit privé et donc de la compétence des juridictions judiciaires. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA38-2500949(TA38-2500949)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’une requête en annulation d’un titre exécutoire émis par la commune des Deux Alpes pour le recouvrement de frais de secours sur son domaine skiable. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, estimant que l’exploitation des pistes de ski constitue un service public industriel et commercial, relevant du droit privé. En conséquence, les litiges relatifs aux sommes réclamées aux usagers pour des frais de secours sur ces pistes relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires. Cette décision s’appuie sur les articles L. 2321-1 et L. 2321-2 du code général des collectivités territoriales, ainsi que sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2408412(TA38-2408412)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 28 avril 2025, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A. Celui-ci demandait l'annulation d'un arrêté du maire de Meylan du 25 juillet 2024, qui ne s'opposait pas à une déclaration préalable de la société Silvae. La commune ayant retiré cet arrêté le 16 décembre 2024, les conclusions à fin d'annulation ont perdu leur objet. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a rejeté la demande de frais de justice présentée par M. A.
N° TA38-2405258(TA38-2405258)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a délivré à l’intéressée un titre de séjour valable dix ans, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a également rejeté la demande de frais d’instance présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2409493(TA38-2409493)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme G, M. A et une association, qui demandait l’annulation d’une délibération du conseil municipal de Sallanches portant sur la vente d’une parcelle. Les requérants n’ont pas produit l’acte attaqué malgré une demande de régularisation fondée sur l’article R. 412-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête en application du 4° de l’article R. 222-1 du même code.