Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2504098(TA38-2504098)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérien, contestant l'arrêté préfectoral du 10 avril 2025 fixant le pays de renvoi pour l'exécution d'une interdiction judiciaire du territoire. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'erreur de fait, estimant que la décision était suffisamment motivée et que l'intéressé n'établissait pas de craintes personnelles et actuelles en cas de retour au Nigéria. Il a considéré que la décision ne méconnaissait ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) ni l'article 8 de la même Convention, faute de liens personnels intenses en France. La solution s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'article 3 de la CEDH.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504108(TA38-2504108)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui demandait l'annulation de la décision du directeur de l'OFII du 11 avril 2025 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et que la vulnérabilité du requérant avait bien été examinée. Il a également jugé que M. B ne justifiait d'aucun motif légitime pour expliquer le dépôt tardif de sa demande d'asile, en application de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504130(TA38-2504130)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil (CMA). La décision attaquée, fondée sur le dépôt tardif de sa demande d'asile (au-delà de 90 jours), a été jugée suffisamment motivée. Le tribunal a estimé que Mme B ne justifiait pas d'un motif légitime pour ce retard, les faits de séquestration invoqués n'étant pas établis par les pièces du dossier. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504133(TA38-2504133)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant les arrêtés préfectoraux du 16 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, lui interdisant le retour pendant un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la signataire des arrêtés disposait d'une délégation de compétence régulière et que le droit d'être entendu de M. B avait été respecté lors de son audition. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la brièveté et de l'irrégularité de son séjour en France.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504169(TA38-2504169)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C A, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté du 14 avril 2025 de la préfète du Rhône ordonnant sa remise aux autorités espagnoles. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation était inopérant et a constaté que les autorités espagnoles avaient explicitement accepté la reprise en charge de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2206927(TA38-2206927)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme A contre un permis de construire tacite délivré par la commune de Chirens pour une maison individuelle. La requérante s’est désistée de son instance par un mémoire enregistré le 6 mars 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance du 29 avril 2025, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions des défendeurs présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu de condamner Mme A à leur verser des frais d’instance.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503358(TA38-2503358)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. B contestant la délibération du conseil municipal de Bourg-Lès-Valence limitant son espace d’expression dans le bulletin municipal à 61 caractères. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, le requérant n’établissant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du fond, par application de l’article L. 522-3 du même code.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA38-2503380(TA38-2503380)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, ordonne à l'État de loger Mme A, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation de la Haute-Savoie le 26 septembre 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée (T1-T2) ne lui a été faite, le juge enjoint au préfet de la Haute-Savoie d'assurer son logement avant le 30 juin 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er juillet 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503394(TA38-2503394)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le regroupement familial au profit de l'époux de Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, l'époux résidant déjà en France sous couvert d'un titre de séjour. La requérante n'a pas démontré de circonstances particulières justifiant une urgence, la décision contestée ne modifiant pas sa situation administrative. En conséquence, les conclusions aux fins de suspension, d'injonction et celles relatives aux frais d'instance ont été rejetées, seule l'aide juridictionnelle provisoire étant accordée.

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA38-2503867(TA38-2503867)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé précontractuel sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Orapi Hygiène. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour le lot n°1 d'un marché de fournitures d'hygiène passé par la commune de Bonneville, au motif que les échantillons obligatoires avaient été remis après la date limite de réception des offres. Le juge a considéré que, conformément au règlement de la consultation et aux articles L. 2152-1 et L. 2152-2 du code de la commande publique, cette remise tardive rendait l'offre irrégulière, justifiant son éviction.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504209(TA38-2504209)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la SAS Limava. Celle-ci contestait le refus d'autorisation de travail pour un cuisinier étranger, invoquant l'urgence liée à la pérennité de son restaurant. Le juge a estimé que la société avait elle-même créé la situation d'incertitude en embauchant le salarié malgré la précarité de son titre de séjour, et que ce dernier disposait toujours d'une autorisation de travail valable. La condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2504310(TA38-2504310)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par M. B d’une requête en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Drôme portant obligation de quitter le territoire français, se déclare territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Saint-Étienne à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre le dossier au tribunal administratif de Lyon, seul compétent. La solution retenue est donc un renvoi pour incompétence territoriale, sans examen au fond.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504322(TA38-2504322)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 30 janvier 2023 du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) refusant à M. C l’autorisation d’accéder à une formation en sécurité. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, la décision datant de plus de deux ans et le requérant ne justifiant d’aucun projet professionnel concret dans le secteur. L’absence d’urgence a conduit au rejet de la requête sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2504414(TA38-2504414)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante congolaise, pour contester le délai de près de deux mois fixé par la préfète de l'Isère pour l'enregistrement de sa demande d'asile. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté fondamentale d'asile et à sa dignité humaine, en raison de sa privation des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par la préfète, estimant que la délivrance d'un rendez-vous tardif ne privait pas la requête de son objet. Constatant que le délai d'enregistrement excédait largement le délai légal de trois jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que cette situation privait la requérante isolée et sans ressources de toute protection, le juge a ordonné à la préfète de l'Isère d'enregistrer la demande d'asile de Mme A dans un délai de trois jours ouvrés, sous astreinte

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503667(TA38-2503667)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant guinéen, pour obtenir la suspension des refus implicites de la préfète de l'Isère de renouveler son titre de séjour et de lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail. Le requérant invoquait notamment l'urgence liée à sa situation irrégulière et à la perte de ses ressources, ainsi que des moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 421-3, R. 431-12 et R. 431-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La préfète a conclu au non-lieu à statuer, contestant l'urgence. Le tribunal a examiné la condition d'urgence et les moyens soulevés, sans préciser la solution retenue dans l'extrait fourni.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2500593(TA38-2500593)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par M. A. L'expertise vise à déterminer l'existence d'un éventuel retard de diagnostic d'un méningiome lors de sa prise en charge au centre hospitalier Annecy Genevois en février 2023. Le tribunal a jugé la mesure utile et a désigné un expert avec une mission détaillée, incluant l'évaluation des manquements, des liens de causalité avec le dommage, et de la perte de chance. Les dépens sont réservés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2306132(TA38-2306132)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. B, de la société Aureliam et du syndicat des copropriétaires de l'ensemble immobilier "Le Bec Rouge" qui demandaient l'annulation du permis de construire délivré par le maire de Tignes à la SNC Quelea. Les requérants soutenaient que la commune avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne vérifiant pas la faisabilité des prescriptions des gestionnaires de réseaux, et que le projet était incompatible avec l'orientation d'aménagement programmé. Le tribunal a jugé ces moyens non fondés, sans préciser les textes appliqués dans l'extrait fourni.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2303376(TA38-2303376)

Le Tribunal administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B C contestant la décision "48SI" du 20 décembre 2022 constatant la perte de validité de son permis de conduire, ainsi que les retraits de points consécutifs à plusieurs infractions routières. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives aux infractions des 7 décembre 2018, 4 juillet 2019 et 24 août 2019, ainsi que sur la décision "48SI", ces mentions ayant été supprimées du relevé d'information. Pour le surplus, concernant les infractions des 22 janvier et 19 mars 2022, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, jugeant que le défaut de notification des retraits de points n'affecte pas leur légalité et que l'absence d'information préalable est sans incidence lorsque l'infraction est établie par une condamnation pénale définitive, en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2303476(TA38-2303476)

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait la décision du préfet de l'Isère suspendant son permis de conduire pour six mois. Aucune solution au fond n'a été retenue, la procédure s'étant achevée avant tout débat sur la légalité de la suspension. Le jugement se fonde sur les dispositions du code de justice administrative régissant le désistement d'instance.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2303304(TA38-2303304)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire turc contre un permis français. La requérante avait déposé sa demande d’échange le 14 novembre 2022, soit après l’expiration du délai d’un an suivant l’acquisition de sa résidence normale en France le 18 octobre 2021, conformément à l’article R. 222-3 du code de la route et à l’arrêté du 12 janvier 2012. Le tribunal a jugé que le préfet était tenu de refuser l’échange en raison de ce dépassement de délai, et que les circonstances invoquées par Mme C (défaut d’information, besoin du permis pour sa formation) étaient sans incidence sur la légalité de la décision.

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