Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2302129(TA38-2302129)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C contestant la décision "48SI" du 22 février 2023 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points antérieurs. Le juge a écarté le moyen tiré du défaut de notification des retraits, estimant que cette notification n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. Concernant le défaut d'information préalable, le tribunal a jugé que l'administration avait apporté la preuve de la délivrance de l'information pour les infractions des 13 janvier 2014, 7 janvier 2017 et 25 août 2020, en raison du paiement des amendes forfaitaires. La solution s'appuie sur les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
N° TA38-2301901(TA38-2301901)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision "48SI" du ministre de l’intérieur constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre les retraits de points consécutifs à plusieurs infractions routières. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives aux infractions des 27 juin 2020 et 5 mars 2021, ainsi que sur la décision "48SI", ces dernières ayant été retirées par l’administration. Pour le surplus, le tribunal a rejeté les conclusions de M. B, estimant que le défaut de notification des retraits de points n’affecte pas leur légalité et que l’administration a apporté la preuve de l’information préalable requise par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route pour les infractions restantes.
N° TA38-2304092(TA38-2304092)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme C contestant la décision "48SI" du 22 mai 2023 du ministre de l'intérieur, qui retirait un point de son permis de conduire et constatait sa perte de validité pour solde nul. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions contre le retrait de points du 23 mars 2022, ce point ayant été restitué avant l'introduction de la requête. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens de Mme C, jugeant que le défaut de notification des retraits de points n'affecte pas leur légalité et que l'administration a apporté la preuve de la délivrance de l'information préalable obligatoire pour les infractions en litige, conformément aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2303427(TA38-2303427)
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé la décision du préfet de l'Isère refusant de créditer le permis de conduire de M. C de quatre points après un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Le juge a interprété l'article L. 223-6 du code de la route, qui limite ces stages à un par an, comme imposant un délai d'un an de date à date entre deux stages. Constatant que plus d'un an s'était écoulé entre le stage des 21 et 22 mars 2022 et celui des 22 et 23 mars 2023, le tribunal a estimé que le refus était illégal. La solution retenue est l'annulation de la décision préfectorale.
N° TA38-2503917(TA38-2503917)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, qui avait déposé une première demande de titre de séjour, ne justifiait pas de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire, notamment en raison de l'absence de lien entre sa situation actuelle (parent d'enfant français) et sa demande initiale. Aucun des moyens soulevés, tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article L. 427-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été examiné au fond, faute d'urgence caractérisée.
N° TA38-2504432(TA38-2504432)
Référé liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) devant le Tribunal Administratif de Grenoble. M. B contestait le refus de la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. En cours d'instance, la préfète a décidé de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle et un récépissé, rendant sans objet les conclusions en suspension et injonction. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes et a condamné l'État à verser 600 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2504419(TA38-2504419)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 7 avril 2025 par laquelle la préfète de la Haute-Savoie avait suspendu le permis de conduire de Mme A pour une durée de quatre mois, à la suite d’un excès de vitesse (133 km/h au lieu de 90 km/h). Le juge a estimé que la requérante, bien qu’invoquant des besoins professionnels et personnels, n’avait soulevé aucun moyen de droit susceptible de créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. En application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence.
N° TA38-2504379(TA38-2504379)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de l'Institut polytechnique de Grenoble refusant le renouvellement du contrat de travail de M. C. Le juge a constaté que la requête ne faisait état d'aucune urgence, condition pourtant nécessaire à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En l'absence de justification de l'urgence, la demande a été rejetée sans examen des moyens d'incompétence et d'erreur d'appréciation soulevés par le requérant.
N° TA38-2503169(TA38-2503169)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution des décisions implicites du préfet de l'Isère refusant de délivrer un titre de séjour et de renouveler l'attestation de prolongation d'instruction à M. B. La condition d'urgence a été présumée satisfaite, le refus plaçant le requérant en situation irrégulière. Un doute sérieux a été retenu sur la légalité des décisions, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous un mois et de délivrer un document provisoire de séjour autorisant le travail sous 24 heures, sous astreinte.
N° TA38-2504046(TA38-2504046)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du 10 avril 2025 par lequel la préfète du Rhône ordonnait sa remise aux autorités croates. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant n'apportait pas la preuve de défaillances systémiques en Croatie justifiant l'application des clauses dérogatoires des articles 3 et 17 du règlement (UE) n°604/2013. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert vers la Croatie, État responsable de l'examen de la demande d'asile.
N° TA38-2504078(TA38-2504078)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, un ressortissant afghan, qui contestait le refus de l'OFII de lui rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil (CMA). Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation était inopérant. Il a estimé que l'OFII, en application de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, avait correctement apprécié la situation de M. A, notamment sa vulnérabilité, et que les raisons de la cessation des CMA (non-présentation aux autorités) n'avaient pas cessé. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA38-2504079(TA38-2504079)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante iranienne, contestant le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de refus, fondée sur le dépôt tardif de sa demande d'asile (plus de 90 jours après son entrée en France), était suffisamment motivée. Il a également estimé que l'OFII avait procédé à un examen sérieux de sa vulnérabilité et que la requérante ne justifiait pas d'un motif légitime pour expliquer ce retard. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, en application des articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2504092(TA38-2504092)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par une ressortissante algérienne pour obtenir l’exécution d’une précédente ordonnance enjoignant à la préfète de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour et un récépissé avec autorisation de travailler. Le juge a constaté que le délai de deux mois pour remettre la carte de séjour n’était pas expiré, mais que le récépissé délivré le 14 avril 2025 ne comportait pas le droit au travail, en méconnaissance de l’injonction initiale. En application de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, il a enjoint à la préfète de délivrer un nouveau document de séjour autorisant le travail sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et a condamné l’État à verser 600 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2504098(TA38-2504098)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérien, contestant l'arrêté préfectoral du 10 avril 2025 fixant le pays de renvoi pour l'exécution d'une interdiction judiciaire du territoire. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'erreur de fait, estimant que la décision était suffisamment motivée et que l'intéressé n'établissait pas de craintes personnelles et actuelles en cas de retour au Nigéria. Il a considéré que la décision ne méconnaissait ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) ni l'article 8 de la même Convention, faute de liens personnels intenses en France. La solution s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'article 3 de la CEDH.
N° TA38-2504108(TA38-2504108)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui demandait l'annulation de la décision du directeur de l'OFII du 11 avril 2025 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et que la vulnérabilité du requérant avait bien été examinée. Il a également jugé que M. B ne justifiait d'aucun motif légitime pour expliquer le dépôt tardif de sa demande d'asile, en application de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
N° TA38-2504130(TA38-2504130)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil (CMA). La décision attaquée, fondée sur le dépôt tardif de sa demande d'asile (au-delà de 90 jours), a été jugée suffisamment motivée. Le tribunal a estimé que Mme B ne justifiait pas d'un motif légitime pour ce retard, les faits de séquestration invoqués n'étant pas établis par les pièces du dossier. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2504133(TA38-2504133)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant les arrêtés préfectoraux du 16 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, lui interdisant le retour pendant un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la signataire des arrêtés disposait d'une délégation de compétence régulière et que le droit d'être entendu de M. B avait été respecté lors de son audition. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la brièveté et de l'irrégularité de son séjour en France.
N° TA38-2504169(TA38-2504169)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C A, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté du 14 avril 2025 de la préfète du Rhône ordonnant sa remise aux autorités espagnoles. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation était inopérant et a constaté que les autorités espagnoles avaient explicitement accepté la reprise en charge de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2206927(TA38-2206927)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme A contre un permis de construire tacite délivré par la commune de Chirens pour une maison individuelle. La requérante s’est désistée de son instance par un mémoire enregistré le 6 mars 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance du 29 avril 2025, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions des défendeurs présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu de condamner Mme A à leur verser des frais d’instance.
N° TA38-2503358(TA38-2503358)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. B contestant la délibération du conseil municipal de Bourg-Lès-Valence limitant son espace d’expression dans le bulletin municipal à 61 caractères. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, le requérant n’établissant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du fond, par application de l’article L. 522-3 du même code.