Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExécution d'un jugementINJONCTION

TA38-2504118(TA38-2504118)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir l'exécution d'une ordonnance du 3 mars 2025 enjoignant à la préfète de l'Isère de lui délivrer un certificat de résidence algérien d'un an. Constatant l'inexécution de cette décision, le juge a fait droit à la demande et a modifié l'ordonnance initiale. Il a enjoint à la préfète de délivrer le titre de séjour dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, en application de l'article L. 911-3 du code de justice administrative. La décision se fonde sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503995(TA38-2503995)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi par Mme B d’une demande tendant à constater l’inexécution d’une précédente ordonnance du 11 avril 2025 enjoignant à la préfète de l’Isère de lui proposer un hébergement, sous astreinte de 50 euros par jour. Lors de l’audience du 28 avril 2025, il a été constaté que Mme B disposait d’un lieu d’hébergement depuis le 29 avril, rendant sans objet sa demande de nouvelles injonctions sous astreinte. Le juge a toutefois procédé à la liquidation de l’astreinte provisoire, en application des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative, et a accordé l’aide juridictionnelle provisoire à la requérante.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503308(TA38-2503308)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui accorder un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour ou de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que M. A n'avait pas justifié de l'impossibilité d'accès au service public ni respecté le délai de deux mois avant l'expiration de son titre pour déposer sa demande, comme prévu à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la délivrance d'une attestation de prolongation n'était pas due. La demande de mesures générales pour faire cesser les dysfonctionnements du service public a également été rejetée, faute de précision et de caractère conservatoire.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2504157(TA38-2504157)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 14 avril 2025 par laquelle la directrice territoriale de l'OFII a refusé à M. B, ressortissant nigérian, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil (CMA). Le tribunal juge que le motif de ce refus, fondé sur un prétendu dépôt tardif de la demande d'asile, est erroné. Il retient que le délai de 90 jours pour solliciter l'asile ne pouvait commencer à courir à compter de la première entrée en France du requérant, mais à compter de son retour en France après une procédure d'asile en Belgique. La décision méconnaît ainsi les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504070(TA38-2504070)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les recours de M. et Mme A, un couple de ressortissants albanais, contre les arrêtés du 14 avril 2025 de la préfète de l'Isère les assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, l'erreur de fait, le caractère disproportionné de la mesure, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant la légalité des assignations à résidence. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la convention européenne des droits de l'homme.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2504504(TA38-2504504)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère d'enregistrer les demandes d'asile de Mme G A et de ses trois enfants mineurs dans un délai de trois jours ouvrés, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le juge a considéré que le délai d'enregistrement de près de deux mois, fixé au 16 juin 2025, excédait manifestement le délai légal de trois jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette carence, privant la requérante et ses enfants du bénéfice des conditions matérielles d'accueil, constitue une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale. L'urgence a été caractérisée par la situation de vulnérabilité extrême de la famille, sans ressource ni hébergement.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2504094(TA38-2504094)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné le recours en excès de pouvoir de M. A, ressortissant croate, contre un arrêté de la préfète de l'Isère l’assignant à résidence dans ce département. Le tribunal a constaté que, postérieurement à la décision attaquée, le préfet du Vaucluse avait assigné M. A à résidence dans son département, rendant l'arrêté initial caduc. En conséquence, les conclusions en annulation ou en réformation de l'arrêté sont devenues sans objet. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2504110(TA38-2504110)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Savoie ordonnant la remise aux autorités italiennes de M. A et une interdiction de circulation sur le territoire français, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que l’intéressé résidait à Paris à la date de la décision attaquée, le tribunal a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Paris en application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2503035(TA38-2503035)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'injonction de M. B visant à obtenir un récépissé de sa demande de titre de séjour, la préfète de l'Isère lui ayant délivré une attestation de prolongation d'instruction. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. En revanche, le tribunal a condamné l'État à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2200749(TA38-2200749)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 6 décembre 2021 par lequel le maire de Buis-les-Baronnies s'est opposé à sa déclaration préalable de division de terrain. Le tribunal a jugé que le motif de refus tiré de la méconnaissance de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme était fondé, car le raccordement au réseau électrique nécessitait une extension de plus de 100 mètres, dont le financement incombait à la commune en vertu de l'article L. 342-11 du code de l'énergie. Les autres moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'insuffisance de motivation, ont été écartés.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2502491(TA38-2502491)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi par Mme A d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer un renouvellement de titre de séjour. La préfète de l’Isère ayant accordé un rendez-vous le 9 avril 2025, le juge a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet. En application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il a prononcé un non-lieu à statuer.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2502971(TA38-2502971)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. C de sa demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour prise par le préfet de l'Isère. Le juge a admis provisoirement le requérant à l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 800 euros à son avocat sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Cette décision met fin à l'instance sans se prononcer sur le fond du refus de séjour.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2503039(TA38-2503039)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. C pour obtenir une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré le document demandé, valable du 28 mars au 27 juin 2025. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en injonction, devenues sans objet. Il a également admis M. C au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle et condamné l'État à verser 600 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2502977(TA38-2502977)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte du désistement de Mme C de ses conclusions en suspension et injonction contre le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour. La requérante a été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle sur le fondement de l'urgence. L'État a été condamné à verser 800 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2200601(TA38-2200601)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. E d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de Saint-Restitut de mettre en œuvre ses pouvoirs de police de l’urbanisme (articles L. 480-1 et suivants du code de l’urbanisme) concernant une clôture et une extension irrégulières, ainsi que d’une demande indemnitaire pour carence fautive. La juridiction a rejeté l’ensemble des conclusions de M. E, estimant que les infractions alléguées avaient été régularisées ou n’étaient pas établies, et que la commune et l’État n’avaient commis aucune faute de nature à engager leur responsabilité. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code des relations entre le public et l’administration.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2501205(TA38-2501205)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise à la demande de Grenoble Alpes Métropole concernant les désordres affectant les compresseurs du groupe froid de secours de la patinoire "Polesud". La juridiction a estimé que la mesure était utile pour permettre aux parties de faire valoir leurs droits dans la perspective d'un éventuel litige en responsabilité contractuelle, sans préjuger de l'existence ou de l'étendue de celle-ci. Les arguments des sociétés Sallée et de son assureur, L'Auxiliaire, contestant l'utilité de l'expertise au motif que les garanties légales (parfait achèvement, biennale, décennale) seraient expirées, ont été écartés. L'expert désigné devra notamment décrire les désordres, préciser les liens contractuels et la chronologie des opérations de réception.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500162(TA38-2500162)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Isère. La requérante invoquait notamment l'insuffisance de motivation, l'irrégularité de la procédure d'avis médical de l'OFII, et la méconnaissance de l'article L. 425-9 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH. Le tribunal a jugé l'arrêté suffisamment motivé et a écarté l'ensemble des moyens soulevés, confirmant la légalité des décisions attaquées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500160(TA38-2500160)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Savoie du 14 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a opéré une substitution de base légale, fondant l'obligation de quitter le territoire sur le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (séjour irrégulier) plutôt que sur le 1° (entrée irrégulière), et a jugé la décision suffisamment motivée. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la brièveté de son séjour et de l'absence d'attaches familiales stables en France. En conséquence, les décisions refusant un délai de départ volontaire et fixant l'interdiction de retour ont été validées, le préfet ayant suffisamment examiné les critères légaux et l'absence de circonstances

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2503006(TA38-2503006)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d'une demande d'exécution d'une précédente ordonnance de référé (n°2406589) qui avait suspendu un refus de titre de séjour et enjoint au préfet de l'Isère de délivrer un titre provisoire à M. A. La préfète a finalement adopté un nouvel arrêté le 3 avril 2025, refusant le titre de séjour et assortissant ce refus d'une obligation de quitter le territoire français. Le juge des référés a constaté que la demande d'exécution avait perdu son objet, l'administration ayant procédé au réexamen de la situation, et a prononcé un non-lieu à statuer. Cette décision est fondée sur les dispositions du code de justice administrative relatives à l'exécution des décisions de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2208075(TA38-2208075)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C et M. E, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré le 20 octobre 2022 par la préfète de la Drôme à la société Metha Terre de Soleil pour une unité de méthanisation et un hangar photovoltaïque. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'inexistence de la déclaration de projet, de l'absence de pièces au dossier, et de la méconnaissance des articles R. 431-5 et R. 431-8 du code de l'urbanisme. Il a jugé que les insuffisances du dossier initial avaient été régularisées par des pièces complémentaires et que l'avis de la direction départementale des territoires n'avait pas à figurer au dossier. La solution retenue est le rejet de la requête.

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