Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2301280(TA38-2301280)
Le Tribunal administratif de Grenoble a constaté le désistement d'instance de la SA Bouygues Telecom, qui contestait des cotisations d'imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) pour les années 2020 à 2022. La société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Par ordonnance du 2 mai 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, rejetant ainsi la requête.
N° TA38-2302143(TA38-2302143)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Haute-Savoie de lui délivrer un titre de séjour. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer expressément le maintien de ses conclusions, mais n’a pas répondu dans le délai d’un mois. Par ordonnance du 2 mai 2025, le président de la formation de jugement a constaté le désistement d’instance de M. A et en a donné acte.
N° TA38-2504544(TA38-2504544)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante congolaise, pour contester le délai d'un mois et demi fixé par la préfète de l'Isère pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a constaté que ce délai excédait les trois jours ouvrés prévus à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que la préfecture justifie de circonstances exceptionnelles. Il a jugé que ce retard, privant la requérante du bénéfice des conditions matérielles d'accueil et la maintenant à la rue, portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale qu'est le droit d'asile. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète d'enregistrer la demande d'asile de Mme A dans un délai de trois jours ouvrés, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2501277(TA38-2501277)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l’Isère de lui délivrer une carte de résident. En cours d’instance, M. B s’est désisté de ses conclusions principales, ce dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Le juge a également admis M. B au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et a condamné l’État à verser 900 euros à son avocat au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision applique le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que le code de justice administrative.
N° TA38-2501269(TA38-2501269)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour son épouse et sa fille. M. B s’est désisté de ses conclusions principales après que la préfète de l’Isère a conclu au non-lieu à statuer. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du même code).
N° TA38-2500841(TA38-2500841)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 2 mai 2025, du désistement de M. A, qui avait saisi la juridiction d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du président de la communauté de communes des sources du lac d’Annecy de lui communiquer ses notes de frais. Le requérant a informé le tribunal que sa requête était devenue sans objet, ce qui a été interprété comme un désistement pur et simple. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la formation de jugement a donné acte de ce désistement et a clos l’instance.
N° TA38-2405606(TA38-2405606)
Le Tribunal administratif de Grenoble a donné acte du désistement pur et simple de la SARL Le Vezi Frise, qui demandait le remboursement de crédits de TVA pour un montant total de 94 000 euros au titre de novembre 2023, janvier et avril 2024. La société a informé le tribunal de son désistement par un acte enregistré le 8 avril 2025, sans opposition de l’administration fiscale. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la formation de jugement a constaté ce désistement par ordonnance du 2 mai 2025.
N° TA38-2502694(TA38-2502694)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions en annulation et injonction concernant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour étudiant. La requérante a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. Sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 900 euros à son avocat, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2504575(TA38-2504575)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’une saisie administrative à tiers détenteur formée par M. C sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a été jugée manifestement irrecevable, d’une part, car le requérant n’a pas justifié avoir introduit un recours en annulation contre la décision contestée, comme l’exige l’article R. 522-1 du même code. D’autre part, la saisie ayant déjà produit son effet d’attribution immédiate des fonds, conformément aux articles L. 262 du livre des procédures fiscales et L. 211-2 du code des procédures civiles d’exécution, la demande de suspension était dépourvue d’objet.
N° TA38-2107771(TA38-2107771)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de riverains et habitants de Sévrier contestant les aménagements de la route des Choseaux (sens unique, piste cyclable/piétons avec plots et marquages). Les requérants invoquaient l'absence de décision formalisée, de publication et d'information préalable, ainsi que l'inutilité et la dangerosité des travaux. Le tribunal a jugé que l'absence d'arrêté préalable à la réalisation des aménagements était sans influence sur leur légalité, le maire disposant d'un pouvoir de police de la circulation en vertu de l'article L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction.
N° TA38-2504109(TA38-2504109)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, ressortissant syrien, contestant l'arrêté du 11 avril 2025 par lequel la préfète du Rhône ordonnait sa remise aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, celle-ci étant régulièrement déléguée. Il a également jugé que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 s'était déroulé conformément aux règles, l'agent étant identifiable et l'entretien mené en arabe, langue comprise par le requérant. Enfin, le moyen fondé sur l'article 17 du même règlement (clause discrétionnaire) a été rejeté, la solution retenue étant le rejet de la demande d'annulation.
N° TA38-2504118(TA38-2504118)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir l'exécution d'une ordonnance du 3 mars 2025 enjoignant à la préfète de l'Isère de lui délivrer un certificat de résidence algérien d'un an. Constatant l'inexécution de cette décision, le juge a fait droit à la demande et a modifié l'ordonnance initiale. Il a enjoint à la préfète de délivrer le titre de séjour dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, en application de l'article L. 911-3 du code de justice administrative. La décision se fonde sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2503995(TA38-2503995)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi par Mme B d’une demande tendant à constater l’inexécution d’une précédente ordonnance du 11 avril 2025 enjoignant à la préfète de l’Isère de lui proposer un hébergement, sous astreinte de 50 euros par jour. Lors de l’audience du 28 avril 2025, il a été constaté que Mme B disposait d’un lieu d’hébergement depuis le 29 avril, rendant sans objet sa demande de nouvelles injonctions sous astreinte. Le juge a toutefois procédé à la liquidation de l’astreinte provisoire, en application des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative, et a accordé l’aide juridictionnelle provisoire à la requérante.
N° TA38-2503308(TA38-2503308)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui accorder un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour ou de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que M. A n'avait pas justifié de l'impossibilité d'accès au service public ni respecté le délai de deux mois avant l'expiration de son titre pour déposer sa demande, comme prévu à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la délivrance d'une attestation de prolongation n'était pas due. La demande de mesures générales pour faire cesser les dysfonctionnements du service public a également été rejetée, faute de précision et de caractère conservatoire.
N° TA38-2504157(TA38-2504157)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 14 avril 2025 par laquelle la directrice territoriale de l'OFII a refusé à M. B, ressortissant nigérian, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil (CMA). Le tribunal juge que le motif de ce refus, fondé sur un prétendu dépôt tardif de la demande d'asile, est erroné. Il retient que le délai de 90 jours pour solliciter l'asile ne pouvait commencer à courir à compter de la première entrée en France du requérant, mais à compter de son retour en France après une procédure d'asile en Belgique. La décision méconnaît ainsi les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2504070(TA38-2504070)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les recours de M. et Mme A, un couple de ressortissants albanais, contre les arrêtés du 14 avril 2025 de la préfète de l'Isère les assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, l'erreur de fait, le caractère disproportionné de la mesure, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant la légalité des assignations à résidence. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2504504(TA38-2504504)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère d'enregistrer les demandes d'asile de Mme G A et de ses trois enfants mineurs dans un délai de trois jours ouvrés, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le juge a considéré que le délai d'enregistrement de près de deux mois, fixé au 16 juin 2025, excédait manifestement le délai légal de trois jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette carence, privant la requérante et ses enfants du bénéfice des conditions matérielles d'accueil, constitue une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale. L'urgence a été caractérisée par la situation de vulnérabilité extrême de la famille, sans ressource ni hébergement.
N° TA38-2504094(TA38-2504094)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné le recours en excès de pouvoir de M. A, ressortissant croate, contre un arrêté de la préfète de l'Isère l’assignant à résidence dans ce département. Le tribunal a constaté que, postérieurement à la décision attaquée, le préfet du Vaucluse avait assigné M. A à résidence dans son département, rendant l'arrêté initial caduc. En conséquence, les conclusions en annulation ou en réformation de l'arrêté sont devenues sans objet. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2504110(TA38-2504110)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Savoie ordonnant la remise aux autorités italiennes de M. A et une interdiction de circulation sur le territoire français, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que l’intéressé résidait à Paris à la date de la décision attaquée, le tribunal a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Paris en application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative.
N° TA38-2501205(TA38-2501205)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise à la demande de Grenoble Alpes Métropole concernant les désordres affectant les compresseurs du groupe froid de secours de la patinoire "Polesud". La juridiction a estimé que la mesure était utile pour permettre aux parties de faire valoir leurs droits dans la perspective d'un éventuel litige en responsabilité contractuelle, sans préjuger de l'existence ou de l'étendue de celle-ci. Les arguments des sociétés Sallée et de son assureur, L'Auxiliaire, contestant l'utilité de l'expertise au motif que les garanties légales (parfait achèvement, biennale, décennale) seraient expirées, ont été écartés. L'expert désigné devra notamment décrire les désordres, préciser les liens contractuels et la chronologie des opérations de réception.