Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2504626(TA38-2504626)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une famille kosovare demandant l'enregistrement urgent de leur demande d'asile. Le juge a constaté que la préfecture de l'Isère leur avait fixé des rendez-vous à plus de cinquante jours, excédant le délai légal de trois jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette carence, privant les requérants des conditions matérielles d'accueil et les plaçant dans une situation de précarité, constitue une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale. En conséquence, le tribunal a ordonné à la préfète d'enregistrer leur demande d'asile sous astreinte, appliquant les textes nationaux et la directive européenne relative aux conditions d'accueil.
N° TA38-2504184(TA38-2504184)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante syrienne, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil après le rejet définitif de sa demande d'asile et le dépôt d'une demande de réexamen. Le tribunal a jugé que la décision de refus, fondée sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et non entachée d'une erreur de droit. Il a également estimé que la requérante n'établissait pas sa vulnérabilité, notamment par un état de santé, et que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil.
N° TA38-2207537(TA38-2207537)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 6 mai 2025, a constaté le désistement d’office de M. A, qui contestait le rejet de sa demande d’indemnisation de 1049,32 euros pour l’endommagement d’une jante de son véhicule par Grenoble Alpes Métropole. Saisi sur le fondement de l’article R.612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal avait invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, ce qu’il n’a pas fait dans le délai imparti. En application de ce texte, M. A est donc réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions, et il est donné acte de ce désistement.
N° TA38-2504198(TA38-2504198)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. E et Mme B, ressortissants nigérians, qui contestaient les arrêtés de la préfète de l'Isère les assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que ces arrêtés étaient suffisamment motivés et que les intéressés n'établissaient pas l'absence de perspective raisonnable d'éloignement. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte excessive à leur liberté d'aller et venir, compte tenu de leur situation et de l'objectif de préparation de leur éloignement. La décision se fonde sur les articles L. 731-1, L. 732-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2504380(TA38-2504380)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société Multimédia audiovisuel informatique. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour un marché de fourniture d'écrans numériques interactifs par la commune de L'Isle-d'Abeau. Le tribunal a relevé que la société n'avait pas précisé le fondement juridique de son recours, ce qui rendait sa demande irrecevable. Il a également indiqué qu'à supposer qu'elle ait entendu saisir le juge du référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de la commande publique, le marché ayant été signé avant l'enregistrement de la requête, cette voie de droit n'était plus ouverte.
N° TA38-2504156(TA38-2504156)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. A. Concernant le transfert vers le centre pénitentiaire de Valence, le juge a constaté que la décision avait été entièrement exécutée avant l'introduction de la requête, la rendant irrecevable. S'agissant du refus de transfert vers le centre pénitentiaire de Roanne, la requête a été rejetée au fond, les moyens soulevés n'étant pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 6 et L. 211-4 du code pénitentiaire.
N° TA38-2502337(TA38-2502337)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A B d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a fait droit à sa demande en lui délivrant un titre de séjour étudiant valable jusqu’en mars 2026. Le juge a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Mme A B a été admise provisoirement à l’aide juridictionnelle, mais les conclusions de son avocat au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont été rejetées.
N° TA38-2504291(TA38-2504291)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B A veuve C, qui contestait une mise en demeure de payer des impositions foncières. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas, au préalable, adressé une réclamation à l'administration fiscale conformément à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour statuer par ordonnance.
N° TA38-2407514(TA38-2407514)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions en annulation et en injonction contre le refus implicite de renouvellement de sa carte de résident. La requérante, bénéficiant de l'aide juridictionnelle totale, a maintenu sa demande de frais irrépétibles sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Le tribunal a rejeté cette demande, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. L'ordonnance se fonde sur les articles R.222-1 et R.612-5-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2504378(TA38-2504378)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé à 2 100 euros l'astreinte de 50 euros par jour prononcée le 23 janvier 2025, pour la période du 25 mars au 5 mai 2025, en raison de l'inexécution partielle de l'injonction faite à la préfète de l'Isère de statuer sur la demande de titre de séjour de M. B. La simple délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction n'ayant pas constitué une nouvelle décision, le juge a porté le montant journalier de l'astreinte à 100 euros pour l'avenir. La décision s'appuie sur l'article L. 911-7 du code de justice administrative.
N° TA38-2503472(TA38-2503472)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, fait droit à la requête de M. A. Ce dernier, reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation de la Haute-Savoie le 26 septembre 2024, n'avait reçu aucune offre de logement. Le tribunal enjoint au préfet de la Haute-Savoie de lui attribuer un logement avant le 30 juin 2025, sous astreinte de 500 euros par mois de retard.
N° TA38-2503393(TA38-2503393)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en urgence, a ordonné à la préfète de l'Isère d'assurer le logement de Mme A, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation le 16 mai 2024, avant le 30 juin 2025. Cette injonction est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, constatant l'absence d'offre de logement adapté (T4-T5). L'astreinte prévue par ce texte pourra être prononcée en cas de non-exécution. Mme A a également été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2503758(TA38-2503758)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante gabonaise, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de la Haute-Savoie de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante bénéficiant d'attestations de prolongation régulières sans rupture de droits, la dernière expirant le 29 juin 2025. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence, sans examen au fond.
N° TA38-2502186(TA38-2502186)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de l'indivision A, qui contestait une mise en demeure de payer la somme de 530 euros au titre de la cotisation foncière des entreprises pour 2023. La requête, relevant du contentieux du recouvrement, ne pouvait utilement invoquer un moyen tiré du bien-fondé de l'imposition (exonération), en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Ce moyen étant inopérant, le tribunal a fait usage de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande.
N° TA38-2500565(TA38-2500565)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision, a rejeté la demande de M. A qui sollicitait une provision de 1 803 472 euros de l'ONIAM pour un accident médical non fautif survenu en 2014. Le juge a estimé que la contestation de l'ONIAM sur le taux de déficit fonctionnel permanent (25% selon l'expert, 20% maximum selon l'ONIAM) était suffisamment sérieuse pour faire obstacle à l'obligation non contestable exigée par l'article R. 541-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les frais de justice.
N° TA38-2504231(TA38-2504231)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a procédé à la liquidation provisoire de l'astreinte qu'il avait prononcée le 3 février 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère, pour inexécution d'une injonction de statuer sur une demande de regroupement familial. Sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, l'astreinte a été liquidée à hauteur de 3 100 euros pour la période du 5 avril au 5 mai 2025, au taux journalier de 100 euros. La demande de M. A visant à porter ce taux à 200 euros a été rejetée.
N° TA38-2410107(TA38-2410107)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. et Mme B comme manifestement irrecevable. Les requérants contestaient un arrêté de non-opposition à une déclaration préalable délivré par le maire de Peillonnex à la SASU du Mole. Le tribunal a constaté que le recours gracieux préalable des requérants, daté du 20 août 2024, comportait un numéro de dossier erroné et ne permettait pas d'identifier le bénéficiaire de l'autorisation, en méconnaissance des obligations de notification prévues à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Cette irrecevabilité n'étant pas régularisable après l'expiration du délai de recours, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2504277(TA38-2504277)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 15 avril 2025 par laquelle la commission de l'académie de Grenoble a refusé aux requérants l'autorisation d'instruire leur fille en famille. Le juge a estimé que le moyen unique tiré d'une inexacte application de l'article L. 131-5 du code de l'éducation n'était pas, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. Par conséquent, la condition tenant à l'existence d'un moyen sérieux n'étant pas remplie, la demande de suspension et les conclusions accessoires à fin d'injonction ont été rejetées.
N° TA38-2503775(TA38-2503775)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B, ressortissant tunisien, d'une demande d'injonction visant à obtenir une autorisation provisoire de séjour et de travail suite au renouvellement de sa carte de résident. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 21 juillet 2025. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en référé, devenues sans objet, et a condamné l'État à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA38-2408330(TA38-2408330)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du préfet de l'Isère du 21 octobre 2024 refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant marocain, et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge retient que le préfet n'a pas procédé à un examen complet de la situation personnelle du requérant, en omettant de prendre en compte la naissance de ses jumeaux, nés le 15 juillet 2024 d'une mère française, dont il avait informé l'administration. Cette omission constitue un défaut d'examen sérieux, fondant l'annulation sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 900 euros au titre des frais d'instance.