Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2408399(TA38-2408399)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Savoie du 2 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de violation du droit d'être entendu, estimant la procédure régulière. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer une vie privée et familiale stable en France. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2408332(TA38-2408332)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Savoie. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signature étant régulièrement déléguée. Il a jugé que le préfet n'avait commis ni erreur de fait ni erreur manifeste d'appréciation en estimant que la présence en France depuis 2019 et l'emploi de carreleur ne constituaient pas des motifs exceptionnels justifiant une admission au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2408330(TA38-2408330)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du préfet de l'Isère du 21 octobre 2024 refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant marocain, et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge retient que le préfet n'a pas procédé à un examen complet de la situation personnelle du requérant, en omettant de prendre en compte la naissance de ses jumeaux, nés le 15 juillet 2024 d'une mère française, dont il avait informé l'administration. Cette omission constitue un défaut d'examen sérieux, fondant l'annulation sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 900 euros au titre des frais d'instance.
N° TA38-2408316(TA38-2408316)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme du 25 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la violation du droit d'être entendu. Il a jugé que la décision était légale au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2410107(TA38-2410107)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. et Mme B comme manifestement irrecevable. Les requérants contestaient un arrêté de non-opposition à une déclaration préalable délivré par le maire de Peillonnex à la SASU du Mole. Le tribunal a constaté que le recours gracieux préalable des requérants, daté du 20 août 2024, comportait un numéro de dossier erroné et ne permettait pas d'identifier le bénéficiaire de l'autorisation, en méconnaissance des obligations de notification prévues à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Cette irrecevabilité n'étant pas régularisable après l'expiration du délai de recours, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2501145(TA38-2501145)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2019 et 2020. Le requérant soulevait un unique moyen de légalité externe, tiré de l'absence de réception de la proposition de rectification. L'administration ayant produit l'accusé de réception du pli recommandé, le tribunal a constaté que ce moyen manquait en fait et l'a rejeté comme manifestement infondé sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En outre, le tribunal a infligé à M. A une amende de 1 500 euros pour recours abusif, estimant qu'il ne pouvait ignorer le caractère infondé de son moyen.
N° TA38-2502186(TA38-2502186)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de l'indivision A, qui contestait une mise en demeure de payer la somme de 530 euros au titre de la cotisation foncière des entreprises pour 2023. La requête, relevant du contentieux du recouvrement, ne pouvait utilement invoquer un moyen tiré du bien-fondé de l'imposition (exonération), en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Ce moyen étant inopérant, le tribunal a fait usage de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande.
N° TA38-2205910(TA38-2205910)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les demandes de M. B A, qui contestait les cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour son logement à Grenoble au titre des années 2020, 2021 et 2022. Le requérant invoquait une surévaluation de la valeur locative et une irrégularité de procédure, l'administration ayant retenu une superficie de 70 m² au lieu des 64 m² déclarés sans le mettre en mesure de présenter ses observations. Le tribunal a jugé que l'administration n'était pas tenue de respecter cette obligation procédurale dès lors qu'elle s'était fondée sur les bases de l'année précédente sans remettre en cause les éléments déclarés par le contribuable. Les moyens relatifs à la surévaluation de la valeur locative ont également été écartés, sans que le jugement ne précise les textes spécifiques appliqués pour ces motifs.
N° TA38-2504558(TA38-2504558)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de l'Ardèche suspendant le permis de conduire de M. B pour quatre mois. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas suffisamment établie et que le requérant n’avait soulevé aucun moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision administrative. En effet, la contestation des éléments constitutifs de l’infraction relève du juge judiciaire, et non du juge administratif. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2504231(TA38-2504231)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a procédé à la liquidation provisoire de l'astreinte qu'il avait prononcée le 3 février 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère, pour inexécution d'une injonction de statuer sur une demande de regroupement familial. Sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, l'astreinte a été liquidée à hauteur de 3 100 euros pour la période du 5 avril au 5 mai 2025, au taux journalier de 100 euros. La demande de M. A visant à porter ce taux à 200 euros a été rejetée.
N° TA38-2500565(TA38-2500565)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision, a rejeté la demande de M. A qui sollicitait une provision de 1 803 472 euros de l'ONIAM pour un accident médical non fautif survenu en 2014. Le juge a estimé que la contestation de l'ONIAM sur le taux de déficit fonctionnel permanent (25% selon l'expert, 20% maximum selon l'ONIAM) était suffisamment sérieuse pour faire obstacle à l'obligation non contestable exigée par l'article R. 541-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les frais de justice.
N° TA38-2504579(TA38-2504579)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne le refus de délivrance d'un titre de séjour opposé par la préfète de l'Isère à Mme A. La requérante s'est désistée de ses conclusions principales aux fins de suspension et d'injonction en cours d'audience, désistement dont le juge a pris acte. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser à Mme A une somme de 1 000 euros au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2409543(TA38-2409543)
Le Tribunal administratif de Grenoble a donné acte du désistement de la SASU Alpes conseils études services et solutions de sa demande en décharge partielle de cotisations d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2019 à 2021. La société, qui n'a maintenu que ses conclusions relatives aux frais d'instance, a été regardée comme s'étant désistée de ses conclusions principales. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à lui verser une somme de 1 200 euros.
N° TA38-2204957(TA38-2204957)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a donné acte du désistement pur et simple de la SARL Pro Phy M, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée et des amendes fiscales. La société avait demandé la décharge de ces impositions pour la période du 1er avril 2016 au 31 mars 2017, ainsi que des amendes fondées sur l'article 1788 A du code général des impôts. Le désistement, enregistré le 18 avril 2025, a été accepté sans opposition, conduisant à la clôture de l'instance. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2408812(TA38-2408812)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme A, de nationalité turque, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Drôme du 27 septembre 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La juridiction a jugé que le signataire des arrêtés disposait d'une délégation de signature régulière, écartant le moyen d'incompétence. Elle a également estimé que les décisions ne méconnaissaient pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation familiale et de la durée de séjour des requérants. Les demandes d'annulation et d'injonction ont donc été rejetées.
N° TA38-2404748(TA38-2404748)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne le désistement de Mme B de son recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans. Après que la préfète a délivré le titre sollicité, la requérante a maintenu uniquement sa demande de frais d'instance. Le tribunal donne acte du désistement des conclusions aux fins d'annulation et d'injonction, et condamne l'État à lui verser 900 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2503131(TA38-2503131)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de regroupement familial opposée par la préfète de l'Isère à Mme B pour sa fille mineure. La requérante invoquait l'urgence liée à l'état psychologique et aux difficultés scolaires de son enfant. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, relevant que la séparation était imputable au choix de Mme B de venir en France sans sa fille et que les éléments médicaux produits étaient insuffisamment circonstanciés. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2504404(TA38-2504404)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, constate que le requérant résidait dans le Rhône à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 776-15 et R. 312-8 du code de justice administrative, il se déclare incompétent territorialement. Par ordonnance du 2 mai 2025, il transmet le dossier au Tribunal Administratif de Lyon, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA38-2503159(TA38-2503159)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B C de sa requête en excès de pouvoir. Le requérant a déclaré se désister purement et simplement de ses conclusions par un mémoire du 4 avril 2025. Rien ne s'opposant à ce désistement, le juge des référés l’a constaté par une ordonnance du 2 mai 2025, fondée sur le code de justice administrative.
N° TA38-2503179(TA38-2503179)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. C de ses conclusions en suspension et injonction, présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, contre le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour. En conséquence, la demande de suspension est devenue sans objet. Le tribunal a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à M. C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sans application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.