Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2407736(TA38-2407736)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’une demande de décharge de cotisation foncière des entreprises pour 2022 et 2023. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé un dégrèvement total, conduisant le requérant à se désister de ses conclusions principales tout en maintenant sa demande de frais de justice. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois rejeté la demande au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de condamner l’État à verser une somme à M. A.
N° TA38-2505110(TA38-2505110)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur demande de la commune de Nyons, a ordonné une expertise d’urgence sur un immeuble situé place Barillon, en application des articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l’habitation. L’expert désigné devra examiner les désordres, constater l’état des bâtiments mitoyens, et proposer des mesures pour mettre fin à un éventuel péril imminent dans un délai de 24 heures. Le rapport devra être déposé sous cinq jours, et les frais d’expertise seront taxés ultérieurement par le tribunal.
N° TA38-2505070(TA38-2505070)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 13 mars 2025 par laquelle la commission de médiation de l'Isère a refusé d’admettre M. A au droit à un hébergement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, M. A ne justifiant pas d’une situation d’urgence particulière impliquant un traitement immédiat, compte tenu de sa situation administrative précaire et de l’absence d’élément nouveau depuis le rejet de ses précédentes demandes de titre de séjour. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions aux fins d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2307005(TA38-2307005)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 19 mai 2025, a donné acte du désistement d'instance de M. B A. Ce dernier avait saisi le tribunal d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du directeur de l'École Nationale Supérieure d'Architecture de Grenoble (ENSAG) de lui communiquer des informations sur les critères d'examen de sa candidature. Le tribunal a constaté que M. A n'avait pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions, comme il y avait été invité en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En conséquence, il a été réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions.
N° TA38-2305548(TA38-2305548)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 19 mai 2025, a constaté le désistement d'instance de M. D et M. C. Ce désistement est intervenu après que le tribunal, s'interrogeant sur l'intérêt que la requête conservait pour ses auteurs, leur a demandé de confirmer le maintien de leurs conclusions, sans recevoir de réponse dans le délai imparti. La requête initiale visait à obtenir l'annulation du refus implicite du maire de Corenc de communiquer des documents préparatoires au conseil municipal. L'ordonnance a été rendue sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2504812(TA38-2504812)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions tendant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le requérant a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. En revanche, ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont été rejetées.
N° TA38-2504802(TA38-2504802)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B, ressortissant mauricien, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, l'interdiction de retour et l'assignation à résidence pris par le préfet de la Drôme. Le tribunal a annulé ces décisions, jugeant que le préfet avait méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue repose sur l'absence de prise en compte suffisante de la durée et des conditions du séjour en France de M. B, entré à 14 ans et titulaire de titres de séjour successifs depuis sa majorité.
N° TA38-2504165(TA38-2504165)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 19 février 2025 par lequel la commune de Corenc a refusé de délivrer un permis de construire modificatif à la société Gilles Trignat Résidences. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société requérante ne justifiant pas d'une situation de précarité suffisante ou d'un préjudice grave et immédiat, les instances au fond étant déjà enrôlées et les frais engagés relevant des risques normaux de l'opération. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et d'injonction ont été rejetées, et la demande de la commune au titre des frais de justice a également été rejetée.
N° TA38-2504043(TA38-2504043)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant des indus de prime d'activité (44,22 €) et d'aide personnalisée au logement (969,97 €) notifiés par la CAF de la Drôme. La requérante invoquait un mauvais conseil de la caisse, mais ce moyen a été jugé inopérant et non assorti de précisions suffisantes. Malgré une invitation à régulariser sa requête conformément à l'article R. 772-6 du code de justice administrative, Mme B n'a pas répondu dans le délai imparti. En application du 7° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA38-2504037(TA38-2504037)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète de l'Isère d'accueillir M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 16 janvier 2025, dans une structure d'hébergement adaptée. Constatant qu'aucune offre n'avait été proposée à l'intéressé, le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 200 euros par jour de retard à compter d'un délai de deux mois suivant la notification de l'ordonnance. M. A a également été admis provisoirement à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2406176(TA38-2406176)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme A et B d’un recours pour excès de pouvoir visant à contester le refus implicite du maire de la commune des Gets de dresser un procès-verbal d’infraction à l’encontre de la SCCV les Fermes de la Villaz. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité les requérants à confirmer le maintien de leurs conclusions, faute de quoi ils seraient réputés s’être désistés. Les requérants n’ayant pas répondu dans le délai imparti, le tribunal a donné acte de leur désistement par ordonnance du 16 mai 2025. Aucune solution au fond n’a donc été retenue.
N° TA38-2504556(TA38-2504556)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A pour demander la suspension de son licenciement pour inaptitude prononcé par l'EHPAD de la Barre. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie, le licenciement privant l'agent de sa rémunération pour une durée supérieure à un mois. Sur le fond, il a estimé que le moyen tiré de l'absence de base légale du licenciement pour inaptitude d'un fonctionnaire, en l'absence de tentative préalable de reclassement conforme aux articles L. 826-3 du code général de la fonction publique et au décret n°89-376 du 8 juin 1989, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution des décisions de licenciement.
N° TA38-2503784(TA38-2503784)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du maire de Reignier-Esery du 24 décembre 2024 s'opposant à la déclaration préalable de la société SFR pour l'installation d'un pylône de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de l'intérêt public à la couverture du territoire et des obligations de SFR, la commune ne bénéficiant que d'une couverture 4G limitée. Sur le fond, il a considéré que le moyen tiré de l'erreur de droit dans l'application de l'article A2 du PLU était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'arrêté d'opposition et enjoint au maire de réexaminer la demande, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'urbanisme.
N° TA38-2406162(TA38-2406162)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par une ordonnance du 16 mai 2025, du désistement pur et simple de M. A de son recours en excès de pouvoir dirigé contre l'arrêté du maire de Saint-Jean-de-Sixt du 27 février 2024 portant opposition à déclaration préalable. Cette solution a été retenue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au président de la formation de jugement de donner acte des désistements. Aucune autre mesure n'a été prononcée, la requête étant ainsi abandonnée.
N° TA38-2206442(TA38-2206442)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, greffière des services judiciaires, qui contestait le refus de lui attribuer une indemnité forfaitaire de 1 000 euros annuels au titre du RIFSEEP. La juridiction a jugé que la différence de traitement entre les greffiers promus avant et après le 1er janvier 2021 était justifiée par une différence de situation, et que l'administration avait légalement fixé le montant de son IFSE en application du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, incluant les demandes d’annulation, d’injonction et de frais de justice.
N° TA38-2504021(TA38-2504021)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la précarité de la situation administrative du requérant et de la durée anormalement longue de l'instruction. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. B dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2306836(TA38-2306836)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SAS Promoteam et la SCCV les Gourmets d’une requête en plein contentieux visant à obtenir l’indemnisation de préjudices à hauteur de 3 779 776,32 euros, suite au refus du maire de Morzine de les indemniser. Les sociétés requérantes se sont désistées purement et simplement de leur action par un mémoire du 4 avril 2025. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 16 mai 2025. La solution retenue est donc le constat du désistement, mettant fin à l’instance sans examen au fond.
N° TA38-2500967(TA38-2500967)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par les consorts E d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Megève à la SNC Karat. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par ordonnance du 16 mai 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge des parties.
N° TA38-2504084(TA38-2504084)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par des voisins immédiats d'une demande de suspension d'un permis de construire délivré par la commune d'Archamps. Les requérants ont abandonné le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 2.5 du plan local d'urbanisme (PLU) et n'ont maintenu que le moyen relatif à l'article 2.3 de la zone Uh du PLU. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant qu'aucun des moyens soulevés n'était, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué. La décision applique les dispositions du code de l'urbanisme, notamment les articles L. 600-3 et R. 151-21, ainsi que les règles du PLU local.
N° TA38-2503363(TA38-2503363)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de Mme A concernant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour et de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction. La condition d’urgence n’a pas été retenue pour le refus de renouvellement, car une attestation de prolongation délivrée en cours d’instance permettait à la requérante de justifier de la régularité de son séjour. En conséquence, la suspension de cette décision a été rejetée, de même que les injonctions afférentes. En revanche, les conclusions relatives à l’attestation de prolongation sont devenues sans objet, et l’État a été condamné à verser 800 euros à Mme A au titre des frais de justice. Les textes appliqués incluent les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-1, L. 423-7, R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.