Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2302924(TA38-2302924)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (3ème Chambre) a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet de la Haute-Savoie d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que le préfet avait pu légalement se fonder sur l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, applicable aux Algériens en vertu de l’accord franco-algérien, pour exiger le respect des principes essentiels régissant la vie familiale en France. Il a estimé que le préfet n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en tenant compte de condamnations pénales anciennes de M. C, révélant un comportement incompatible avec ces principes, et que la décision ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
N° TA38-2505165(TA38-2505165)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, un étudiant étranger, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère d'examiner sous 48 heures sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire. Le juge a estimé que la demande était sans objet, car le silence de l'administration pendant quatre-vingt-dix jours avait fait naître une décision implicite de rejet le 6 octobre 2024, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a rappelé que le requérant pouvait contester cette décision par un recours en annulation, éventuellement assorti d'un référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1, mais que les conditions de l'article L. 521-2 n'étaient pas remplies.
N° TA38-2505159(TA38-2505159)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Haute-Savoie suspendant le permis de conduire de M. A pour cinq mois. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la suspension étant presque entièrement exécutée et le requérant ne justifiant pas d’un besoin impérieux de son permis pour son emploi. Il a également relevé le comportement dangereux de l’intéressé, contrôlé à 162 km/h sur une portion limitée à 110 km/h, ce qui contredit l’urgence invoquée. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2505015(TA38-2505015)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par l'association "Ministère chrétien du combat spirituel Grenoble" d'un litige l'opposant à la société Actis, portant sur le remboursement de taxes foncières et de dépenses de travaux. Par une ordonnance du 20 mai 2025, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a estimé que ce litige relevait du droit privé et non du contentieux administratif, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2504973(TA38-2504973)
Le tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français sans délai, constate que le requérant a été placé en rétention administrative à Lyon. En application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la compétence territoriale est désormais déterminée par le lieu de rétention. Par conséquent, le tribunal ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Lyon, seul compétent pour statuer sur la requête.
N° TA38-2504961(TA38-2504961)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Montreuil, compétent car le requérant résidait à Stains (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée.
N° TA38-2504960(TA38-2504960)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en appel contre une décision de la chambre disciplinaire de première instance de l’Ordre des chirurgiens-dentistes, se déclare incompétent pour en connaître. Il rappelle que, en vertu de l’article R. 4126-45 du code de la santé publique, seul un appel devant la chambre disciplinaire nationale est recevable. Par ordonnance, il transmet donc le dossier à cette juridiction compétente.
N° TA38-2500350(TA38-2500350)
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 30 juillet 2024 par lequel le préfet de l'Isère refusait de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant nigérian, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a considéré que le préfet avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, alors que M. A justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. La solution retenue est l'annulation de la décision pour vice de procédure.
N° TA38-2500328(TA38-2500328)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E, ressortissant géorgien, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant, qui n'avait pas démontré de risques personnels en cas de retour en Géorgie, ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2500262(TA38-2500262)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme F, ressortissante marocaine, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Gironde du 26 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour en qualité de conjoint de titulaire d'un "passeport talent", l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la rupture de la vie commune, non contestée, justifiait le refus de titre sur le fondement de l'article L. 421-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La requérante ne pouvait utilement se prévaloir de l'article L. 423-5 du CESEDA, relatif aux violences conjugales, car elle n'était pas conjointe de Français. La décision a donc été confirmée.
N° TA38-2500205(TA38-2500205)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé. S'agissant du refus de titre de séjour, il a estimé que la décision ne méconnaissait pas les articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
N° TA38-2104403(TA38-2104403)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par des voisins pour contester des décisions d'urbanisme concernant des divisions parcellaires et des permis de construire sur la commune de Mouxy. Les requérants se sont désistés de leurs conclusions contre les permis de construire, qui avaient été retirés par la commune. Le tribunal a rejeté le surplus de la requête, visant les arrêtés de non-opposition à déclaration préalable, en considérant que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
N° TA38-2304627(TA38-2304627)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant n'avait pas justifié de motif légitime pour avoir présenté sa demande d'asile au-delà du délai de 90 jours prévu à l'article L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que M. D n'établissait pas sa vulnérabilité au sens de l'article L. 522-3 du même code. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA38-2503956(TA38-2503956)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C B, M. D B et de la société Le Crêt Rond demandant la suspension d'un permis de construire délivré par le maire de Valloire. Le juge a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, reconnaissant l'intérêt à agir de M. C B. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué, notamment au regard des règles du plan local d'urbanisme maintenues applicables en vertu de l'article L. 600-12-1 du code de l'urbanisme. La demande de suspension a donc été rejetée.
N° TA38-2503515(TA38-2503515)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d'une demande de liquidation de l'astreinte prononcée par un précédent jugement du 26 février 2025, qui enjoignait à la préfète de l'Isère de réexaminer sa demande de titre de séjour sous quinze jours. Constatant que la délivrance d'une simple attestation de prolongation d'instruction ne constituait pas une décision expresse, le tribunal a jugé l'injonction non exécutée. En application de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, il a liquidé provisoirement l'astreinte à 4 150 euros pour la période de 83 jours de retard. Les conclusions à fin d'injonction ont été rejetées comme devenues sans objet, et l'État a été condamné à verser 600 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2504782(TA38-2504782)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé définitivement l'astreinte de 100 euros par jour de retard prononcée le 20 mars 2025 à l'encontre de l'État pour inexécution d'une injonction de fixer un rendez-vous à Mme B pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Constatant l'absence de tout rendez-vous avant le 2 mai 2025, le juge a fixé le montant de l'astreinte à 2 500 euros, sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. L'État a également été condamné à verser 900 euros à l'avocate de Mme B au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2504765(TA38-2504765)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé l'astreinte prononcée le 2 avril 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère, qui n'avait pas fixé de rendez-vous à Mme A pour l'enregistrement de sa demande d'asile dans le délai imparti. Constatant l'inexécution de l'injonction, le juge a condamné l'État à verser 2 000 euros à Mme A au titre de la liquidation définitive de l'astreinte, en modérant le montant. Cette décision est fondée sur l'article L. 911-7 du code de justice administrative. L'État a également été condamné à verser 500 euros au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2504756(TA38-2504756)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé définitivement l'astreinte prononcée contre la préfète de l'Isère pour inexécution de deux ordonnances lui enjoignant de fixer un rendez-vous à Mme B pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Constatant que le rendez-vous initialement prévu le 6 mai 2025 n'avait pas été avancé malgré les injonctions des 12 mars et 24 avril 2025, le juge a modéré l'astreinte à 2 000 euros pour la période totale de retard, sur le fondement des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative. L'État a également été condamné à verser 400 euros à Mme B au titre des frais d'instance.
N° TA38-2410041(TA38-2410041)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme du 6 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'examen, estimant que le préfet avait procédé à un examen réel de sa situation. Il a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux en France et de la récence de son arrivée. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la même Convention et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que la requérante n'établissait pas être exposée à des risques personnels et actuels de violences en cas de retour au Sénégal.
N° TA38-2409884(TA38-2409884)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 7 décembre 2024 par lequel la préfète de l'Isère obligeait M. D, ressortissant congolais, à quitter le territoire français sans délai et prononçait une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit de M. D au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a relevé que l'intéressé résidait en France depuis 23 ans, y avait établi sa cellule familiale avec sa conjointe et sa fille, et y travaillait depuis plus de dix ans. Par conséquent, les décisions subséquentes de refus de délai de départ volontaire et d'interdiction de retour ont également été annulées.