Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2505301(TA38-2505301)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de M. B. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable, car M. B n'avait pas introduit de requête distincte au fond en annulation de cette décision, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. De plus, la demande d'injonction visant à obtenir une décision explicite a été rejetée, une décision implicite de rejet étant déjà née le 2 février 2025 en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2505308(TA38-2505308)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B A, qui contestait une obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que le courrier du 21 mai 2025 n'était pas une décision d'éloignement, mais une simple lettre d'information engageant une procédure contradictoire préalable, insusceptible de recours. Cette solution est fondée sur l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2505311(TA38-2505311)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C épouse B qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, avait fait naître une décision implicite de rejet le 12 mars 2024. Dès lors, la demande de la requérante était devenue sans objet et manifestement irrecevable.
N° TA38-2402306(TA38-2402306)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour de Mme B, ressortissante algérienne mariée à un Français. La requérante contestait cette décision, notamment pour défaut de motivation et méconnaissance de l'accord franco-algérien. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la préfète, jugeant que la délivrance de récépissés ne fait pas obstacle à la naissance d'une décision implicite de rejet après quatre mois. Il a accueilli le moyen tiré du défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs dans le délai légal d'un mois suivant la demande. La solution retenue est fondée sur les articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
N° TA38-2503950(TA38-2503950)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère d'accorder un rendez-vous à une ressortissante sri-lankaise pour le renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale" et de lui remettre un récépissé l'autorisant à travailler. La requérante justifiait de l'urgence, son titre étant expiré et sa situation professionnelle compromise, et de l'utilité de la mesure en l'absence de procédure dématérialisée. Le juge a assorti cette injonction d'une astreinte de 100 euros par jour de retard et condamné l'État à verser 500 euros au titre des frais de justice. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2505065(TA38-2505065)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé, a été confronté à l'inexécution par la préfète de l'Isère d'une précédente ordonnance du 2 mai 2025, qui lui enjoignait de fixer un rendez-vous à une ressortissante congolaise pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Constatant l'absence d'exécution, le juge a procédé à la liquidation provisoire de l'astreinte initiale de 100 euros par jour, condamnant l'État à verser 1 200 euros à la requérante. Pour garantir l'exécution de la décision, une nouvelle injonction a été prononcée, assortie d'une astreinte portée à 150 euros par jour de retard. Cette décision a été prise sur le fondement des articles L. 521-4, L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative, ainsi que de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2504905(TA38-2504905)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et refus de délai de départ volontaire, constate que le requérant a été assigné à résidence à Villeurbanne, dans le ressort du tribunal administratif de Lyon. En application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il se déclare territorialement incompétent et transmet le dossier au tribunal administratif de Lyon.
N° TA38-2104974(TA38-2104974)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Grande Dolce Vita d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Megève lui refusant un permis de construire modificatif, ainsi que contre un constat de caducité de son permis initial. La société s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
N° TA38-2504731(TA38-2504731)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de M. A visant à suspendre le refus de la préfète de l'Isère d'enregistrer sa demande de titre de séjour et la conservation de son passeport. Le juge a constaté que, postérieurement à l'introduction du recours, la préfète avait convoqué M. A à un rendez-vous pour déposer sa demande et récupérer son passeport, rendant la requête sans objet. En conséquence, il n'a pas été statué sur le fond de la légalité des décisions initiales ni sur l'application des articles L. 521-1 du code de justice administrative ou des textes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur les conclusions en suspension et injonction.
N° TA38-2504739(TA38-2504739)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme B, ressortissante algérienne, d'une demande de suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La préfète de l'Isère a soulevé un non-lieu à statuer en raison de la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal a rejeté cette exception, jugeant que la délivrance d'une telle attestation ne fait pas obstacle à la naissance ou au maintien de la décision implicite de refus. Il a ensuite examiné la condition d'urgence, en principe présumée pour les demandes de renouvellement de titre de séjour.
N° TA38-2410417(TA38-2410417)
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de M. B, ressortissant albanais, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal écarte les moyens d’incompétence, de défaut de motivation et de violation du droit d’être entendu, estimant que l’arrêté est suffisamment motivé et que M. B a pu présenter des observations lors de son audition par les forces de l’ordre. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la mesure d’éloignement. Les textes appliqués incluent les articles L. 611-1, L. 612-3, L. 612-6 et L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2505100(TA38-2505100)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé qu'il n'avait pas compétence pour ordonner une telle mesure dans le cadre de cette procédure d'urgence, la requête étant ainsi mal fondée. Il a rappelé que la requérante pouvait, le cas échéant, contester une décision implicite de rejet née du silence de l'administration en formant un recours au fond et en demandant la suspension de cette décision sur le fondement de l'article L. 521-1 du même code.
N° TA38-2503951(TA38-2503951)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère d'accorder un rendez-vous à M. B, ressortissant sri-lankais, pour le renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale" et de lui remettre un récépissé l'autorisant à travailler. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de l'expiration du titre et de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous, et la mesure a été jugée utile. L'injonction est assortie d'une astreinte de 100 euros par jour de retard, et l'État a été condamné à verser 500 euros au titre des frais de justice. Les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été appliqués pour garantir la délivrance du récépissé autorisant le travail.
N° TA38-2505164(TA38-2505164)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de proposer un hébergement d'urgence à Mme B, enceinte et mère de deux enfants mineurs, dont l'un souffre d'asthme. Le juge a estimé que la carence de l'administration, malgré une précédente ordonnance restée inexécutée et l'état de vulnérabilité de la famille, constituait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale d'hébergement. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 345-2 et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles, qui garantissent l'accès à l'hébergement d'urgence pour toute personne sans abri en situation de détresse.
N° TA38-2500057(TA38-2500057)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'illisibilité de la signature, estimant que l'arrêté respectait l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son séjour irrégulier depuis 2022 et de l'absence de preuve de relations familiales stables. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, fondé sur les articles L. 611-1, 2° et 5°, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2505178(TA38-2505178)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait la suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant sa demande d'hébergement d'urgence, invoquant son état de santé psychiatrique fragile. Le juge a estimé que, malgré la vulnérabilité du requérant, la carence de l'administration n'était pas caractérisée, compte tenu de la saturation du dispositif d'hébergement d'urgence et des priorités fixées par la préfecture (ménages avec enfants, femmes victimes de violences). La solution retenue s'appuie sur les articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles.
N° TA38-2504760(TA38-2504760)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution du refus implicite de la préfète de l'Isère de renouveler le titre de séjour de Mme C, ressortissante algérienne. Le juge a reconnu l'urgence, présumée en matière de refus de renouvellement, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 7 bis (g) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai d'un mois et de lui délivrer, dans les 48 heures, une autorisation provisoire de séjour aux droits équivalents.
N° TA38-2505184(TA38-2505184)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui demandait le renouvellement de son titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne comportait pas de conclusions à fin d’annulation d’une décision administrative, constituant une demande d’injonction à titre principal. Le tribunal s’est fondé sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2503448(TA38-2503448)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. B visant à obtenir une indemnité de 14 768,56 euros en réparation des préjudices subis du fait du retard de la préfecture de l'Isère dans le traitement de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a constaté que l'administration avait manqué à son obligation de délivrer des récépissés de prolongation d'instruction, en violation des articles R. 431-15 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, laissant M. B sans justificatif de séjour régulier pendant deux périodes distinctes. Cette carence a été jugée constitutive d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, créant une obligation non sérieusement contestable. En conséquence, le tribunal a accordé une provision de 3 799,71 euros au titre de la perte de salaire et a renvoyé M. B à se pourvoir au fond pour le surplus de ses demandes, notamment le préjudice moral et les autres pertes financières.
N° TA38-2500058(TA38-2500058)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'arrêté, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que M. B n'apportait pas la preuve suffisante de son état de santé pour bénéficier d'un titre de séjour sur le fondement de l'article 6-7° de l'accord franco-algérien, et qu'il ne justifiait pas d'une vie privée et familiale suffisamment établie en France au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (obligation de quitter le territoire, refus de délai, interdiction de retour et signalement) ont été validées.