Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2501315(TA38-2501315)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour d'un an prise par le préfet de la Haute-Savoie. Le tribunal a estimé que l'avis du collège des médecins de l'OFII était régulièrement produit et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que les décisions ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du CESEDA. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2500813(TA38-2500813)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation de 1ère Chambre, a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'arrêté, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également rejeté les moyens relatifs à l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, en application des articles L. 611-1 et L. 311-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que du règlement (UE) n° 2016/399.
N° TA38-2500768(TA38-2500768)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation de 1ère chambre, a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui contestait un arrêté du préfet de la Haute-Savoie l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que M. B avait perdu son droit au maintien sur le territoire français après le rejet de sa demande d'asile comme irrecevable, conformément aux articles L. 542-2 et L. 531-32 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a estimé que les craintes de M. B en cas de retour en Grèce n'étaient pas établies, de sorte que la décision fixant le pays de destination ne méconnaissait ni l'article L. 721-4 du même code ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2500754(TA38-2500754)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de Mme H et M. G, un couple de ressortissants arméniens, qui contestaient les arrêtés du 18 décembre 2024 du préfet de la Haute-Savoie leur faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la compétence du signataire était établie et que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni à l'intérêt supérieur des enfants (article 3-1 de la CIDE), compte tenu de la courte durée de leur séjour et de l'absence d'intégration. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives à l'obligation de quitter le territoire français.
N° TA38-2409688(TA38-2409688)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 28 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français suite au rejet définitif de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le moyen tiré du dépassement du délai prévu à l'article L. 542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) était inopérant, cette circonstance ne faisant pas obstacle à l'édiction de la mesure. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 611-1, L. 542-4 et R. 611-3 du CESEDA, ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2409661(TA38-2409661)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 26 novembre 2024 par lequel le préfet de l'Hérault obligeait M. A, ressortissant turc, à quitter le territoire français sans délai et lui interdisait le retour pour un an. La décision a été censurée pour vice de forme, l'arrêté ne comportant ni signature ni mention de l'identité de son auteur, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal n'a pas examiné les autres moyens soulevés par le requérant. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois.
N° TA38-2405259(TA38-2405259)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A F, ressortissant camerounais, contestant l'arrêté d'expulsion pris par le préfet de la Haute-Savoie le 2 juillet 2024. Le tribunal a jugé que, malgré le décès du requérant survenu en cours d'instance, l'affaire était en état d'être jugée. Il a annulé l'arrêté d'expulsion en considérant que le préfet avait méconnu l'article 3 § 1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, la paternité de M. F avec un enfant français étant établie et son expulsion portant une atteinte disproportionnée à l'intérêt supérieur de cet enfant. La solution retenue est l'annulation de la décision d'expulsion.
N° TA38-2400900(TA38-2400900)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B A, ressortissante indienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a délivré à l’intéressée un titre de séjour valable jusqu’en mars 2026. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, prononçant un non-lieu à statuer. Il a également mis à la charge de l’État le versement de 1 000 euros à l’avocat de la requérante au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2306570(TA38-2306570)
Annulation par le Tribunal Administratif de Grenoble (1ère Chambre) du refus implicite de la préfète de l’Isère de prolonger le visa court séjour de Mme B, ressortissante congolaise, pour raisons médicales. Le tribunal a jugé que la décision était illégale en raison d’un défaut de motivation, l’administration n’ayant pas communiqué les motifs de ce refus dans le délai d’un mois prévu par l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, il est enjoint à la préfète de réexaminer la situation de l’intéressée sous deux mois.
N° TA38-2504673(TA38-2504673)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 15 avril 2025. Cette ordonnance enjoignait à la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Constatant que la préfète ne s'était pas exécutée, le juge a modifié les mesures ordonnées en réitérant l'injonction, assortie d'une astreinte de 100 euros par jour de retard. Le tribunal a écarté l'argument de la préfète selon lequel le dossier serait incomplet, rappelant que l'administration doit se prononcer sur la base des pièces fournies.
N° TA38-2504719(TA38-2504719)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne le contentieux relatif à la fixation de l'indemnité due à un commissaire enquêteur, M. A, pour une enquête publique liée à la révision du PLU de Crolles. Le tribunal constate que la requête de M. A, contestant l'ordonnance de taxation de ses vacations, doit être transmise au Tribunal Administratif de Lyon. Cette transmission est effectuée en application de l'article R. 123-45-1 du code de l'environnement et du tableau d'attribution du contentieux établi par le Conseil d'État.
N° TA38-2504971(TA38-2504971)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par transmission du Tribunal administratif de Nîmes, estime ne pas être compétent pour connaître de la requête de M. A. Cette requête demande l'annulation d'un arrêté du préfet de Vaucluse portant interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal rappelle que, en application des articles R. 312-1 du code de justice administrative et R. 922-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, le litige relève de la compétence du tribunal dans le ressort duquel se trouve le siège de l'autorité ayant pris la décision, soit le tribunal administratif de Nîmes. En conséquence, le tribunal de Grenoble transmet le dossier au président de la section du contentieux du Conseil d'État pour régler la question de compétence territoriale.
N° TA38-2505219(TA38-2505219)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. et Mme D. Ceux-ci demandaient la suspension de l'exécution d'une délibération du conseil municipal de Planay autorisant le maire à enchérir lors de la vente publique de parcelles, ainsi que de la mesure d'expulsion subséquente. Le juge a estimé que la délibération avait épuisé ses effets après l'adjudication, laquelle constitue un titre d'expulsion relevant du juge judiciaire, et que la demande ne présentait pas d'urgence justifiant une suspension. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 322-10 et L. 322-13 du code des procédures civiles d'exécution, ainsi que sur l'incompétence de la juridiction administrative pour ordonner la suspension d'une expulsion fondée sur un jugement d'adjudication.
N° TA38-2505233(TA38-2505233)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne le droit d'asile d'une famille kosovare avec une enfant mineure. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère avait fixé un rendez-vous pour l'enregistrement de la demande d'asile à un délai excédant les trois jours ouvrés prévus par l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans justifier de difficultés exceptionnelles. Cette situation, privant la famille de ressources et d'hébergement avec une enfant hospitalisée, a été jugée comme une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de fixer un rendez-vous pour l'enregistrement des demandes d'asile dans un délai de trois jours ouvrés.
N° TA38-2505257(TA38-2505257)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. C. Ce dernier demandait le retrait immédiat d'une affiche politique (" Macron dégage ! ") apposée dans les locaux de l'université Grenoble Alpes, invoquant une atteinte au principe de neutralité du service public. Le juge estime que le requérant ne justifie pas d'une situation d'urgence, faute d'éléments caractérisant la nécessité d'une intervention dans un très bref délai, comme des troubles à l'ordre public. La demande est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA38-2505270(TA38-2505270)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association "Bien vivre à Grignon" qui demandait la suspension de l'arrêté municipal du 6 mai 2025. Le juge a estimé que cet arrêté, qui se borne à réglementer la circulation sans autoriser l'abattage d'arbres, ne porte pas une atteinte grave et manifestement illégale au droit à un environnement équilibré protégé par la Charte de l'environnement. La demande a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA38-2505301(TA38-2505301)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de M. B. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable, car M. B n'avait pas introduit de requête distincte au fond en annulation de cette décision, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. De plus, la demande d'injonction visant à obtenir une décision explicite a été rejetée, une décision implicite de rejet étant déjà née le 2 février 2025 en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2505308(TA38-2505308)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B A, qui contestait une obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que le courrier du 21 mai 2025 n'était pas une décision d'éloignement, mais une simple lettre d'information engageant une procédure contradictoire préalable, insusceptible de recours. Cette solution est fondée sur l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2505311(TA38-2505311)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C épouse B qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, avait fait naître une décision implicite de rejet le 12 mars 2024. Dès lors, la demande de la requérante était devenue sans objet et manifestement irrecevable.
N° TA38-2504370(TA38-2504370)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de la délibération de la communauté de communes des sources du lac d’Annecy approuvant le plan local d’urbanisme intercommunal, en tant qu’elle classe sa parcelle en zone N1A. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le juge des référés a donné acte de ce désistement, aucune opposition n’ayant été relevée.