Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2207536(TA38-2207536)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme A qui sollicitait l'exonération temporaire de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2022, prévue à l'article 1383 du code général des impôts. La requérante estimait que les travaux réalisés dans son immeuble constituaient une reconstruction. Le juge a considéré que les travaux, n'ayant pas entraîné de démolition du gros œuvre ni de restructuration interne totale, ne répondaient pas à la définition jurisprudentielle de la reconstruction. En conséquence, la demande de décharge de la cotisation de taxe foncière a été rejetée.
N° TA38-2108425(TA38-2108425)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, des prélèvements sociaux et des rappels de TVA pour les années 2012 à 2014. Le requérant soutenait que l'administration avait irrégulièrement mis en œuvre la procédure de taxation d'office prévue à l'article L. 16 du livre des procédures fiscales pour des crédits bancaires dont elle connaissait l'origine professionnelle, et qu'il avait été privé de la garantie de saisine de la commission départementale des impôts. Le tribunal a jugé ces moyens infondés, confirmant la régularité de la procédure et le bien-fondé des impositions.
N° TA38-2206679(TA38-2206679)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme B, qui contestait la taxe foncière sur les propriétés bâties due en 2021 pour un local situé à Valence. La requérante soutenait que ce bien avait été omis lors de la vente de son immeuble en 2016 et qu’un acte rectificatif était en attente de signature. Le tribunal a rappelé qu’en application des articles 1400, 1402 et 1403 du code général des impôts, l’absence de publication de l’acte rectificatif au fichier immobilier empêche toute mutation cadastrale. Mme B restant propriétaire du lot, la cotisation de taxe foncière a été maintenue à sa charge.
N° TA38-2207458(TA38-2207458)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de M. A B qui sollicitait l'exonération temporaire de taxe foncière sur les propriétés bâties pour son appartement, au titre de l'article 1383 du code général des impôts. Le juge a estimé que les travaux réalisés dans l'immeuble "Le Girasole" (création de balcons et modification du nombre de logements) ne constituaient pas une reconstruction au sens de cet article, faute de démolition du gros œuvre ou de restructuration interne totale. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant l'imposition contestée.
N° TA38-2200209(TA38-2200209)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI Lolykay, qui contestait les cotisations de taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour 2020 et 2021. La société demandait la décharge de ces taxes, invoquant notamment une exonération transitoire et le caractère disproportionné du taux fixé par Thonon Agglomération. Le tribunal a jugé que la SCI ne pouvait bénéficier de l'exonération réclamée, car elle ne remplissait pas les conditions prévues par la délibération de l'intercommunalité, et que le taux de la taxe n'était pas manifestement disproportionné au regard du coût du service. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du code général des collectivités territoriales.
N° TA38-2205044(TA38-2205044)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de Mme C contestant des saisies administratives à tiers détenteur pour le recouvrement de la taxe foncière 2021 et de l'impôt sur le revenu 2016. Le juge a notamment retenu que les conclusions dirigées contre les saisies étaient irrecevables et que la demande de délais de paiement relevait de la compétence exclusive de l'administration fiscale. Les textes appliqués sont le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
N° TA38-2410139(TA38-2410139)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait des titres de perception émis pour le reversement de trop-perçus d’aides du fonds de solidarité lié à la crise de la covid-19. Le juge a estimé que les moyens invoqués par le requérant, tirés de ses difficultés financières personnelles, étaient inopérants pour contester la légalité des décisions attaquées. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance, faute de moyens susceptibles d’en apprécier le bien-fondé.
N° TA38-2504033(TA38-2504033)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du 14 avril 2025 par lequel la préfète de l'Isère l'avait assigné à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et que la situation personnelle du requérant avait bien été examinée. Il a également estimé que la mesure était justifiée car l'obligation de quitter le territoire français du 14 août 2022, prise moins de trois ans auparavant, demeurait une perspective raisonnable d'éloignement, conformément aux articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2502171(TA38-2502171)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour les années 2023 et 2024. Le requérant soutenait que son bien, loué en meublé de tourisme, ne constituait ni sa résidence principale ni une résidence secondaire. Le tribunal a estimé que les moyens invoqués étaient inopérants, car M. A, en tant que propriétaire exploitant le bien en location, en avait la disposition et la jouissance au sens de l'article 1408 du code général des impôts. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2504018(TA38-2504018)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Savoie du 16 mars 2025 prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision attaquée, fondée sur l'article L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale. Il a notamment écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'erreur de fait, en relevant que M. B était revenu en France le 15 mars 2025 alors que l'interdiction de retour prononcée le 12 février 2024 était toujours en vigueur. La requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2503981(TA38-2503981)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A C, ressortissant colombien, contestant les arrêtés du 8 avril 2025 par lesquels la préfète de la Haute-Savoie l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, a prononcé une interdiction de retour de cinq ans et l’a assigné à résidence. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière. Les autres moyens soulevés, portant sur la motivation, l’erreur de fait, la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’application des articles L. 611-1 et L. 612-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ont été jugés non fondés.
N° TA38-2503991(TA38-2503991)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de trois ans. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle et familiale de l'intéressé, père d'un enfant français, ne justifiait pas une protection au titre de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA38-2409127(TA38-2409127)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 23 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa présence récente en France. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 611-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2301693(TA38-2301693)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre) a rejeté la requête de Mme B contestant les contributions spéciale et forfaitaire mises à sa charge par l'OFII pour emploi d'un étranger sans titre. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée, l'intéressée ayant été informée de la possibilité de présenter ses observations et du contenu du procès-verbal d'infraction. Il a également estimé que la matérialité des faits était établie par le procès-verbal des services de police, qui fait foi jusqu'à preuve du contraire, non apportée en l'espèce. La solution retenue est fondée sur les articles L. 8251-1, L. 8253-1 et R. 8253-3 du code du travail, ainsi que sur l'article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2408273(TA38-2408273)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant syrien, contestant l'arrêté du préfet de la Drôme du 25 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé, et qu'il ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, M. A ne justifiant pas d'une vie privée et familiale suffisamment établie en France. La décision fixant le pays de destination a également été validée, le moyen tiré de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire étant écarté. La demande de désignation d'un interprète a été rejetée, aucune disposition légale ne l'imposant dans le cadre de cette procédure.
N° TA38-2208159(TA38-2208159)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait le refus du directeur du centre pénitentiaire de Valence de modifier les tarifs de cantine jugés supérieurs à un accord-cadre national. Le tribunal a estimé que cet accord-cadre, dépourvu de caractère contraignant, ne pouvait être utilement invoqué. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du principe d'égalité, faute pour le requérant de démontrer, par des pièces probantes, l'existence d'une différence de traitement injustifiée à la date de la décision. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA38-2501799(TA38-2501799)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B, qui avait obtenu un rendez-vous en préfecture après avoir saisi le juge pour contraindre l'administration à lui en fixer un. La requérante, admise à l'aide juridictionnelle provisoire, avait invoqué l'urgence et l'utilité de la mesure face à l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne. En conséquence, l'Etat a été condamné à verser 700 euros à son avocate au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2409724(TA38-2409724)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 5 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la possibilité de reconstituer la cellule familiale en Algérie. Le tribunal a également estimé que le refus d'un délai de départ volontaire et la durée de l'interdiction de retour n'étaient pas excessifs. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-algérien, et les conventions internationales précitées.
N° TA38-2501958(TA38-2501958)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement d'instance de M. A, qui avait saisi le juge pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer sa demande de certificat de résidence. La condition d'urgence était invoquée par le requérant, qui se heurtait à l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne. La préfète de l'Isère ayant finalement convoqué l'intéressé, le désistement a été accepté. L'État a été condamné à verser 700 euros à l'avocat de M. A au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2502006(TA38-2502006)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A, qui avait obtenu un rendez-vous en préfecture pour déposer sa demande de titre de séjour après l'introduction de son recours. La requérante, résidant en France depuis 11 ans, invoquait l'urgence face à l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous depuis six mois. Le juge a condamné l'État à verser 700 euros à son avocate au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.