Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2410173(TA38-2410173)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme C épouse B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a délivré le titre sollicité le 18 février 2025, conduisant la requérante à se désister de ses conclusions principales. Par ordonnance du 24 avril 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser 600 euros à Mme C épouse B au titre des frais irrépétibles, en application de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2503686(TA38-2503686)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé précontractuel sur le fondement des articles L. 551-1 et L. 551-2 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la requête de la SAS Kypseli Architectes. Celle-ci contestait le rejet de son offre dans le cadre d’un marché de maîtrise d’œuvre passé par l’OPH Valence Romans Habitat. En cours d’instance, le pouvoir adjudicateur a déclaré la procédure sans suite et annoncé une nouvelle consultation, rendant sans objet les conclusions de la société requérante.
N° TA38-2204672(TA38-2204672)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de M. B de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre la décision implicite du maire de Belmont refusant le reversement d’une somme de 11 000 euros. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que ce désistement ne se heurtait à aucune opposition et en a donné acte. Il a également rejeté les conclusions de la commune de Belmont présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu de faire droit à sa demande de frais de justice.
N° TA38-2104221(TA38-2104221)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par l'association Les Amis de la Terre en Haute-Savoie d'un recours en excès de pouvoir visant l'annulation de la charte d'engagements relative à l'utilisation des produits phytopharmaceutiques publiée par SNCF Réseau. L'association s'est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 24 avril 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune analyse au fond de la légalité de la charte ou des textes invoqués n'a donc été effectuée.
N° TA38-2202385(TA38-2202385)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de Mme A de sa requête en annulation d’un arrêté du maire de Bernin du 17 février 2022 rejetant sa demande de permis de construire une maison individuelle. La solution retenue est celle d’un non-lieu à statuer sur le fond, le désistement étant accepté sans opposition. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au président de formation de jugement de donner acte d’un désistement par ordonnance.
N° TA38-2504201(TA38-2504201)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. et Mme A, ressortissants russes, qui contestaient le délai d'enregistrement de leur demande d'asile. Le tribunal a constaté que le délai de trois jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'avait pas été respecté, le rendez-vous ayant été fixé à plus de deux mois. Cette situation a été jugée constitutive d'une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale, et d'une urgence caractérisée par la privation des conditions matérielles d'accueil. En conséquence, le juge a enjoint à la préfète de l'Isère d'enregistrer la demande d'asile des requérants dans un délai de trois jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2204687(TA38-2204687)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, maître de conférences, qui contestait l’avis défavorable du comité de sélection de l’ENSA de Paris-Malaquais à son recrutement pour un poste de maître de conférence, invoquant une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a rappelé que, même pour un candidat prioritaire au titre du rapprochement de conjoints, le comité de sélection reste libre de ne pas proposer un candidat après audition. Il a jugé que le comité, en estimant que M. B n’avait pas suffisamment articulé ses pratiques avec les projets de l’école, avait porté une appréciation souveraine sur ses mérites, insusceptible d’être contestée en excès de pouvoir. La décision s’appuie notamment sur le décret n° 2018-105 du 15 février 2018 et l’arrêté du 2 novembre 2018.
N° TA38-2006282(TA38-2006282)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant britannique, qui contestait le refus du préfet de l'Isère de reconnaître ses qualifications de moniteur de ski alpin acquises en Autriche. Le requérant invoquait des vices de procédure et une méconnaissance des directives européennes (2005/36/CE et 2013/55/UE) ainsi que du code du sport. Le tribunal a estimé que l'administration avait respecté la procédure applicable et que la différence substantielle entre la formation autrichienne et le diplôme français justifiait le refus. En conséquence, les demandes d'indemnisation pour préjudices moral et économique ont été rejetées.
N° TA38-2501223(TA38-2501223)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a convoqué l’intéressé à un rendez-vous, rendant sans objet les conclusions à fin d’injonction. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a toutefois condamné l’État à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2501030(TA38-2501030)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme E qui sollicitait la désignation d’un expert pour évaluer ses préjudices liés à une maladie professionnelle hors tableau imputable au service. Le juge a estimé que cette mesure était prématurée et dépourvue d’utilité, car l’état de santé de la requérante n’était pas consolidé et une nouvelle expertise était déjà prévue. La décision se fonde sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, qui conditionne l’expertise à son utilité dans la perspective d’un litige principal.
N° TA38-2500837(TA38-2500837)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de renouveler son titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a convoqué le requérant, ce qui a conduit M. B à se désister de ses demandes principales. Le juge a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 900 euros à son avocat au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.
N° TA38-2301430(TA38-2301430)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour. La juridiction a estimé que la préfète de la Drôme n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, en raison de ses nombreuses condamnations pénales répétées sur près de trente ans. Le tribunal a jugé que ce refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, malgré sa longue présence en France depuis l'âge de trois ans.
N° TA38-2500988(TA38-2500988)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant la demande de regroupement familial de M. B, ressortissant syrien, au profit de son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de l'impossibilité pour le requérant de se rendre en Syrie et de la durée de la séparation. Il a également retenu que le moyen tiré de la violation de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. L'administration a été enjointe de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.
N° TA38-2409871(TA38-2409871)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C D, ressortissant congolais, qui contestait l’arrêté du 28 octobre 2024 du préfet de l’Isère lui faisant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, la directrice de la citoyenneté bénéficiant d’une délégation régulière. Il a jugé que la décision d’éloignement était suffisamment motivée et fondée sur un examen réel de la situation personnelle du requérant, et qu’elle ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur les stipulations de la Convention européenne.
N° TA38-2501212(TA38-2501212)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A, qui avait demandé une injonction à la préfète de l'Isère pour obtenir un rendez-vous afin de déposer une demande de titre de séjour. La condition d'urgence était invoquée en raison du risque de mesures d'éloignement et de la suspension de son contrat de travail. La préfète ayant délivré un rendez-vous, le désistement a été accepté. L'Etat a été condamné à verser 500 euros à l'avocat de M. A au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.
N° TA38-2204693(TA38-2204693)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, maître de conférences à l'ENSA de Grenoble, qui contestait l'avis défavorable du comité de sélection de l'ENSA de Paris-Val de Seine sur sa candidature à un poste pour rapprochement de conjoints. Le tribunal a d'abord jugé irrecevable le moyen tiré du défaut de motivation, soulevé tardivement après l'expiration du délai de recours. Sur le fond, il a estimé que le comité de sélection n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que la candidature de M. B présentait une inadéquation manifeste avec le profil du poste, justifiant ainsi qu'il ne soit pas auditionné en priorité, conformément à l'article 10 de l'arrêté du 2 novembre 2018 et à l'article L. 512-19 du code général de la fonction publique.
N° TA38-2501019(TA38-2501019)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante algérienne, afin d'obtenir une injonction à l'encontre de la préfète de l'Isère pour débloquer son compte ANEF et lui remettre un document provisoire de séjour. En cours d'instance, la préfète a informé le tribunal que le titre de séjour de la requérante était en cours de fabrication. Le juge des référés a constaté que la demande avait perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte. En revanche, il a condamné l'État à verser 1 200 euros à Mme B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2203935(TA38-2203935)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné la commune de Chambéry à verser 43 530 euros à M. A pour le remboursement des travaux de réparation d’un mur bordant la montée Saint-Sébastien. Le tribunal a jugé que ce mur, bien que situé sur la propriété de M. A, constituait un accessoire indispensable de la voie publique en protégeant celle-ci des chutes de matériaux, ce qui en faisait un ouvrage public. La commune était donc tenue d’en assurer l’entretien, et les travaux réalisés par M. A, conformes à un arrêté de péril, présentaient une utilité collective en permettant la réouverture de la voie. La solution retenue s’appuie sur la notion d’accessoire d’ouvrage public, sans référence à un texte spécifique autre que le code de justice administrative pour les frais de justice.
N° TA38-2501055(TA38-2501055)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B, ressortissant algérien, qui sollicitait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. La juridiction a constaté que la préfète de l'Isère avait, postérieurement à l'introduction du recours, pris une décision de refus de titre de séjour assortie d'une obligation de quitter le territoire français. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui a conduit au rejet de l'intégralité des conclusions de la requête.
N° TA38-2206712(TA38-2206712)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, ce dernier n'ayant pas été valablement demandé dans les délais. Il a également jugé que le préfet n'était pas tenu d'examiner d'office un autre fondement juridique que celui invoqué par le requérant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.