Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504018(TA38-2504018)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Savoie du 16 mars 2025 prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision attaquée, fondée sur l'article L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale. Il a notamment écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'erreur de fait, en relevant que M. B était revenu en France le 15 mars 2025 alors que l'interdiction de retour prononcée le 12 février 2024 était toujours en vigueur. La requête a été rejetée dans son ensemble.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2503981(TA38-2503981)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A C, ressortissant colombien, contestant les arrêtés du 8 avril 2025 par lesquels la préfète de la Haute-Savoie l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, a prononcé une interdiction de retour de cinq ans et l’a assigné à résidence. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière. Les autres moyens soulevés, portant sur la motivation, l’erreur de fait, la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’application des articles L. 611-1 et L. 612-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ont été jugés non fondés.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2503991(TA38-2503991)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de trois ans. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle et familiale de l'intéressé, père d'un enfant français, ne justifiait pas une protection au titre de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409127(TA38-2409127)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 23 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa présence récente en France. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 611-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2301693(TA38-2301693)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre) a rejeté la requête de Mme B contestant les contributions spéciale et forfaitaire mises à sa charge par l'OFII pour emploi d'un étranger sans titre. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée, l'intéressée ayant été informée de la possibilité de présenter ses observations et du contenu du procès-verbal d'infraction. Il a également estimé que la matérialité des faits était établie par le procès-verbal des services de police, qui fait foi jusqu'à preuve du contraire, non apportée en l'espèce. La solution retenue est fondée sur les articles L. 8251-1, L. 8253-1 et R. 8253-3 du code du travail, ainsi que sur l'article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408273(TA38-2408273)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant syrien, contestant l'arrêté du préfet de la Drôme du 25 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé, et qu'il ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, M. A ne justifiant pas d'une vie privée et familiale suffisamment établie en France. La décision fixant le pays de destination a également été validée, le moyen tiré de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire étant écarté. La demande de désignation d'un interprète a été rejetée, aucune disposition légale ne l'imposant dans le cadre de cette procédure.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2208159(TA38-2208159)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait le refus du directeur du centre pénitentiaire de Valence de modifier les tarifs de cantine jugés supérieurs à un accord-cadre national. Le tribunal a estimé que cet accord-cadre, dépourvu de caractère contraignant, ne pouvait être utilement invoqué. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du principe d'égalité, faute pour le requérant de démontrer, par des pièces probantes, l'existence d'une différence de traitement injustifiée à la date de la décision. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2501799(TA38-2501799)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B, qui avait obtenu un rendez-vous en préfecture après avoir saisi le juge pour contraindre l'administration à lui en fixer un. La requérante, admise à l'aide juridictionnelle provisoire, avait invoqué l'urgence et l'utilité de la mesure face à l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne. En conséquence, l'Etat a été condamné à verser 700 euros à son avocate au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2409724(TA38-2409724)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 5 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la possibilité de reconstituer la cellule familiale en Algérie. Le tribunal a également estimé que le refus d'un délai de départ volontaire et la durée de l'interdiction de retour n'étaient pas excessifs. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-algérien, et les conventions internationales précitées.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2501958(TA38-2501958)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement d'instance de M. A, qui avait saisi le juge pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer sa demande de certificat de résidence. La condition d'urgence était invoquée par le requérant, qui se heurtait à l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne. La préfète de l'Isère ayant finalement convoqué l'intéressé, le désistement a été accepté. L'État a été condamné à verser 700 euros à l'avocat de M. A au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2502006(TA38-2502006)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A, qui avait obtenu un rendez-vous en préfecture pour déposer sa demande de titre de séjour après l'introduction de son recours. La requérante, résidant en France depuis 11 ans, invoquait l'urgence face à l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous depuis six mois. Le juge a condamné l'État à verser 700 euros à son avocate au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408299(TA38-2408299)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère lui refusant un titre de séjour en qualité de conjoint de Français. Le tribunal a jugé que M. B ne pouvait se prévaloir des stipulations de l'article 10 de l'accord franco-tunisien, car il ne remplissait pas la condition de régularité de séjour sur le territoire français. Il a également écarté le moyen tiré de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cet accord régissant de manière complète la situation des ressortissants tunisiens. Enfin, le tribunal a estimé que le refus n'était pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la durée de séjour limitée et de l'absence de circonstances particulières.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408559(TA38-2408559)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, ressortissant arménien, contestant l'arrêté préfectoral du 16 octobre 2024 refusant son admission au séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le refus de titre ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en raison du maintien irrégulier de M. D sur le territoire malgré un précédent rejet de sa demande d'asile et une obligation de quitter le territoire.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408401(TA38-2408401)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, rejette la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui contestait l’obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de l’Isère. Le tribunal juge que la décision attaquée est suffisamment motivée et que, bien que le droit d’être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE) n’ait pas été respecté, cette irrégularité n’a pas eu d’influence sur le sens de la décision, l’intéressé ayant pu faire valoir ses éléments lors de sa demande d’asile. La solution retenue s’appuie notamment sur les articles L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et l’article 8 de la convention européenne des droits de l’Homme.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2203054(TA38-2203054)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l'EURL Enpro France, qui contestait des rappels d'impôt sur les sociétés et de contribution sociale au titre de l'exercice 2014. Ces rappels faisaient suite à la cession de titres de sa filiale GGB France à une société sœur luxembourgeoise pour 10 euros, que l'administration avait requalifiée en transfert indirect de bénéfices sur le fondement de l'article 57 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement démontré l'existence d'un avantage consenti à l'entreprise liée, en retenant une valeur vénale des titres de 22 108 891 euros, et que la société requérante n'apportait pas la preuve que les prix pratiqués correspondaient à des conditions normales de marché. En conséquence, la demande de décharge des impositions et des pénalités a été rejetée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2203029(TA38-2203029)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SARL AS De Com, qui sollicitait le remboursement d’un crédit de TVA de 15 113 euros au titre de novembre 2021. La société, établie en Suisse et assujettie à la TVA en France, contestait le refus partiel de l’administration fiscale concernant la déduction de la TVA sur l’acquisition de deux véhicules (Volkswagen T-Roc Sport et Audi A6). Le tribunal a jugé que ces véhicules, équipés de cinq places, étaient conçus pour le transport de personnes, ce qui entraîne un coefficient d’admission nul en application de l’article 206 de l’annexe II au code général des impôts, excluant tout droit à déduction. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code général des impôts et écarte l’incidence du règlement d’exécution (UE) n° 2015/234 invoqué par la requérante.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408431(TA38-2408431)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 8 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu n'était pas fondé, l'intéressé n'ayant pas sollicité d'audition. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur le fondement des articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2202933(TA38-2202933)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème chambre) a rejeté la demande de M. B tendant à la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2015 et 2016. Pour 2015, la somme de 131 350 euros inscrite au crédit de son compte courant d'associé a été considérée comme un revenu distribué imposable sur le fondement du 2° de l'article 109 du code général des impôts, faute de preuve de son origine alléguée (levée de fonds participatifs). Pour 2016, le tribunal a confirmé la taxation d'office de revenus d'origine indéterminée à hauteur de 47 950 euros, en application des articles L. 16, L. 16 A et L. 69 du livre des procédures fiscales, M. B n'ayant pas apporté la preuve de leur caractère exagéré.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2202539(TA38-2202539)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme B, qui sollicitait la décharge des prélèvements sociaux (20 279 euros) appliqués en 2019 sur ses pensions de source suisse (225 854 euros). La requérante invoquait l'arrêt Nikula (C-50/05) de la CJCE pour soutenir que ces cotisations ne devaient pas excéder le montant de sa pension française (1 728 euros). Le tribunal a jugé que l'article 30 du règlement (CE) n° 987/2009, applicable depuis 2012, ne limite pas l'assiette des cotisations à la seule pension versée par l'État de résidence. Ainsi, les prélèvements sur la totalité des pensions perçues sont conformes au droit de l'Union européenne.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA38-2301851(TA38-2301851)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de la société Isère Service Propreté. Celle-ci contestait la décision du préfet de l'Isère du 23 janvier 2023 lui demandant de rembourser un trop-perçu d'allocations d'activité partielle de 20 362,91 euros, ainsi que l'ordre de recouvrer émis le 4 mai 2023 par l'Agence de services et de paiement. Le tribunal a jugé que la décision de remboursement ne constituait pas un retrait d'autorisation, rendant inopérant le moyen tiré du délai de retrait de l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration. Les autres moyens, notamment l'incompétence du signataire et l'erreur d'appréciation au regard de l'article R. 5122-1 du code du travail, ont également été écartés.

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