Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2504343(TA38-2504343)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne une demande d'hébergement d'urgence formulée par une famille russe composée de six personnes, dont une mineure et une personne handicapée sous tutelle, sans domicile ni ressources. Le juge constate l'urgence et la vulnérabilité des requérants, et retient que la carence de la préfète de l'Isère à leur proposer un hébergement constitue une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. En application des articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles, il enjoint à la préfète de prendre en charge et de proposer un hébergement aux quatre membres les plus vulnérables de la famille dans un délai de quatre jours.
N° TA38-2504348(TA38-2504348)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un arrêté municipal de mutation présentée par M. B. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas introduit de requête distincte en annulation au fond, condition préalable obligatoire pour saisir le juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. En l’absence de cette requête au fond, la demande de suspension a été jugée manifestement irrecevable. L’ordonnance rappelle que toute nouvelle demande de suspension devra être accompagnée d’un recours en annulation préalable ou concomitant.
N° TA38-2304828(TA38-2304828)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui demandait une expertise médicale pour évaluer son préjudice corporel suite à une prise en charge par le centre hospitalier Alpes Léman. Le tribunal a rejeté les conclusions de l’hôpital tendant à la condamnation de M. A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et aux dépens, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit en l’absence de dépens. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2307732(TA38-2307732)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la société RM Développement d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de La Plagne-Tarentaise à la société AJ Invest. La société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête, désistement accepté par les défenderesses. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement ainsi que du désistement des conclusions présentées par la commune et la société AJ Invest au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision se fonde sur l’article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2202444(TA38-2202444)
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de M. A, qui contestait la taxe sur les logements vacants (TLV) mise à sa charge pour 2021. Le juge estime que le requérant n’apporte pas la preuve que la vacance de son logement était indépendante de sa volonté, condition prévue à l’article 232 du code général des impôts pour être exonéré. Les pièces produites, notamment un devis de travaux et une attestation municipale, sont jugées insuffisamment probantes pour établir que le bien était inhabitable en l’état. La solution retenue confirme l’imposition et écarte l’application de la doctrine administrative invoquée.
N° TA38-2408276(TA38-2408276)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions en annulation et injonction dirigées contre le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant, qui avait obtenu l'aide juridictionnelle totale, maintenait ses demandes de frais irrépétibles sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Le tribunal a rejeté ces conclusions, estimant qu'il n'y avait pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre ces frais à la charge de l'État. La décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2304619(TA38-2304619)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 24 avril 2025, du désistement pur et simple de M. A B de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester la délibération du conseil municipal de Lumbin du 6 mars 2023 approuvant la cession d’un terrain à l’école privée Saint Joseph. Le tribunal, appliquant l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté qu’aucune autre question ne restait à juger et a donné acte du désistement.
N° TA38-2204695(TA38-2204695)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, maître de conférence à l'ENSA de Grenoble, qui contestait l'avis défavorable du comité de sélection de l'ENSA de Paris-Est sur sa candidature à un poste pour rapprochement de conjoint. Le tribunal a jugé que, bien que prioritaire, la candidature de M. B avait été régulièrement examinée et que l'appréciation du comité de sélection sur l'inadéquation de son profil au poste ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur le décret n° 2018-105 du 15 février 2018 et l'arrêté du 2 novembre 2018, qui encadrent les mutations des enseignants-chercheurs des écoles d'architecture.
N° TA38-2202929(TA38-2202929)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Charvieu-Chavagneux du 12 avril 2021 lui opposant un sursis à statuer sur sa demande de permis de construire. Postérieurement à l’introduction de la requête, M. B est devenu titulaire du permis de construire sollicité par une décision tacite du 8 août 2023. En conséquence, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les demandes de frais de justice présentées par les parties au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, chaque partie conservant la charge de ses propres frais.
N° TA38-2404146(TA38-2404146)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 24 avril 2025, du désistement pur et simple de la société civile immobilière La Cheserette de son recours en excès de pouvoir. La société contestait un arrêté du maire de Peisey-Nancroix refusant un permis de construire. L’affaire est close sans examen au fond, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2304354(TA38-2304354)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. et Mme D de leur recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Saint-Nizier-du-Moucherotte, ainsi que du désistement des conclusions accessoires des défendeurs. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que ces désistements sont purs et simples et qu'il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune au titre des frais d'instance. La solution retenue est donc le non-lieu à statuer sur le litige principal et le rejet des demandes de frais de la commune.
N° TA38-2503856(TA38-2503856)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Drôme refusant le renouvellement de la carte de résident de dix ans de M. A et lui délivrant une autorisation provisoire de séjour de six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'autorisation provisoire permettant à l'intéressé de séjourner et travailler régulièrement, sans que la gêne alléguée pour un projet immobilier soit établie. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés. Les textes appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2501019(TA38-2501019)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante algérienne, afin d'obtenir une injonction à l'encontre de la préfète de l'Isère pour débloquer son compte ANEF et lui remettre un document provisoire de séjour. En cours d'instance, la préfète a informé le tribunal que le titre de séjour de la requérante était en cours de fabrication. Le juge des référés a constaté que la demande avait perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte. En revanche, il a condamné l'État à verser 1 200 euros à Mme B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2301430(TA38-2301430)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour. La juridiction a estimé que la préfète de la Drôme n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, en raison de ses nombreuses condamnations pénales répétées sur près de trente ans. Le tribunal a jugé que ce refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, malgré sa longue présence en France depuis l'âge de trois ans.
N° TA38-2500837(TA38-2500837)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de renouveler son titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a convoqué le requérant, ce qui a conduit M. B à se désister de ses demandes principales. Le juge a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 900 euros à son avocat au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.
N° TA38-2500988(TA38-2500988)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant la demande de regroupement familial de M. B, ressortissant syrien, au profit de son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de l'impossibilité pour le requérant de se rendre en Syrie et de la durée de la séparation. Il a également retenu que le moyen tiré de la violation de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. L'administration a été enjointe de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.
N° TA38-2203935(TA38-2203935)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné la commune de Chambéry à verser 43 530 euros à M. A pour le remboursement des travaux de réparation d’un mur bordant la montée Saint-Sébastien. Le tribunal a jugé que ce mur, bien que situé sur la propriété de M. A, constituait un accessoire indispensable de la voie publique en protégeant celle-ci des chutes de matériaux, ce qui en faisait un ouvrage public. La commune était donc tenue d’en assurer l’entretien, et les travaux réalisés par M. A, conformes à un arrêté de péril, présentaient une utilité collective en permettant la réouverture de la voie. La solution retenue s’appuie sur la notion d’accessoire d’ouvrage public, sans référence à un texte spécifique autre que le code de justice administrative pour les frais de justice.
N° TA38-2502206(TA38-2502206)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B, qui avait demandé à se voir délivrer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le requérant s'est désisté après que la préfète de l'Isère lui a accordé un rendez-vous, rendant la mesure sollicitée sans objet. Le tribunal a rejeté la demande de frais de justice présentée par M. B, estimant qu'il n'y avait pas lieu de condamner l'État à ce titre. L'affaire portait sur l'urgence et l'utilité d'une mesure provisoire pour un étranger en situation précaire, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2409871(TA38-2409871)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C D, ressortissant congolais, qui contestait l’arrêté du 28 octobre 2024 du préfet de l’Isère lui faisant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, la directrice de la citoyenneté bénéficiant d’une délégation régulière. Il a jugé que la décision d’éloignement était suffisamment motivée et fondée sur un examen réel de la situation personnelle du requérant, et qu’elle ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur les stipulations de la Convention européenne.
N° TA38-2204687(TA38-2204687)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, maître de conférences, qui contestait l’avis défavorable du comité de sélection de l’ENSA de Paris-Malaquais à son recrutement pour un poste de maître de conférence, invoquant une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a rappelé que, même pour un candidat prioritaire au titre du rapprochement de conjoints, le comité de sélection reste libre de ne pas proposer un candidat après audition. Il a jugé que le comité, en estimant que M. B n’avait pas suffisamment articulé ses pratiques avec les projets de l’école, avait porté une appréciation souveraine sur ses mérites, insusceptible d’être contestée en excès de pouvoir. La décision s’appuie notamment sur le décret n° 2018-105 du 15 février 2018 et l’arrêté du 2 novembre 2018.