Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2206712(TA38-2206712)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, ce dernier n'ayant pas été valablement demandé dans les délais. Il a également jugé que le préfet n'était pas tenu d'examiner d'office un autre fondement juridique que celui invoqué par le requérant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2301430(TA38-2301430)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour. La juridiction a estimé que la préfète de la Drôme n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, en raison de ses nombreuses condamnations pénales répétées sur près de trente ans. Le tribunal a jugé que ce refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, malgré sa longue présence en France depuis l'âge de trois ans.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2502206(TA38-2502206)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B, qui avait demandé à se voir délivrer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le requérant s'est désisté après que la préfète de l'Isère lui a accordé un rendez-vous, rendant la mesure sollicitée sans objet. Le tribunal a rejeté la demande de frais de justice présentée par M. B, estimant qu'il n'y avait pas lieu de condamner l'État à ce titre. L'affaire portait sur l'urgence et l'utilité d'une mesure provisoire pour un étranger en situation précaire, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2501223(TA38-2501223)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a convoqué l’intéressé à un rendez-vous, rendant sans objet les conclusions à fin d’injonction. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a toutefois condamné l’État à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2501212(TA38-2501212)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A, qui avait demandé une injonction à la préfète de l'Isère pour obtenir un rendez-vous afin de déposer une demande de titre de séjour. La condition d'urgence était invoquée en raison du risque de mesures d'éloignement et de la suspension de son contrat de travail. La préfète ayant délivré un rendez-vous, le désistement a été accepté. L'Etat a été condamné à verser 500 euros à l'avocat de M. A au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2206916(TA38-2206916)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 14 324 euros pour la période d'avril 2019 à août 2021, ainsi que des indus d'aides exceptionnelles de solidarité et de fin d'année. Le requérant soutenait que le motif de l'indu, fondé sur son absence du territoire national, n'était pas fondé. Le tribunal a jugé que la décision expresse du 12 octobre 2022 s'était substituée à la décision implicite de rejet née le 25 juillet 2022. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, les décisions attaquées étant confirmées sur la base des dispositions du code de l'action sociale et des familles et des décrets relatifs aux aides exceptionnelles.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2503992(TA38-2503992)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B d’une requête en excès de pouvoir visant à enjoindre à la préfète de l’Isère de reprendre l’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour « étudiant ». La requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 15 avril 2025. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance du 23 avril 2025.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2305276(TA38-2305276)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C contestant la suspension de ses droits au revenu de solidarité active (RSA) pour quatre mois, prononcée par le président du conseil départemental de la Savoie. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas justifié de démarches suffisantes de recherche d'emploi, en méconnaissance de son projet personnalisé d'accès à l'emploi, et que ses difficultés de déplacement ne constituaient pas un motif légitime. La décision se fonde sur l'article L. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, qui permet la suspension du RSA en cas de non-respect des obligations d'insertion professionnelle. Statuant en plein contentieux, le tribunal a substitué sa propre appréciation à celle de l'administration et confirmé la sanction.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2304316(TA38-2304316)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la CAF de l'Isère lui accordant une remise gracieuse partielle (503,04 euros) d’un indu de prime d’activité de 1 006,08 euros. La requérante demandait la remise totale de sa dette en invoquant sa bonne foi et l’absence de fausse déclaration. Le juge a rappelé que la remise gracieuse, prévue à l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, peut être accordée en cas de bonne foi ou de précarité, mais que Mme B n’a apporté aucun élément établissant sa précarité, malgré un quotient familial de 620 euros. La solution retenue est donc le rejet de la demande de remise supplémentaire.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2504054(TA38-2504054)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre une injonction de payer des frais de restauration et d’hébergement scolaires, s’est déclaré territorialement incompétent. Il a constaté que l’autorité ayant pris la décision attaquée siège à Dijon, en dehors de son ressort. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Dijon, seul compétent.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504067(TA38-2504067)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de MM. C et B qui demandaient l'annulation des délibérations du conseil municipal de Collonges-sous-Salève du 15 avril 2025. Les requérants invoquaient un défaut de convocation régulière d'un conseiller municipal. Le juge a constaté que la demande ne précisait pas le fondement juridique (articles L. 521-1, L. 521-2 ou L. 521-3 du code de justice administrative) sur lequel elle se basait, rendant la requête manifestement irrecevable. En application de l'article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée sans audience.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2503672(TA38-2503672)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante tunisienne afin d'obtenir un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé. La préfète de l'Isère ayant convoqué l'intéressée à un rendez-vous après l'introduction du recours, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande. En revanche, la demande de délivrance d'un récépissé a été rejetée, faute pour la requérante d'avoir préalablement déposé un dossier complet, condition nécessaire non remplie. L'État a été condamné à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503760(TA38-2503760)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante béninoise, qui demandait la suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a d'abord rappelé qu'il ne peut prononcer l'annulation d'une décision administrative, rendant irrecevables les conclusions en ce sens. Il a ensuite estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu du caractère incomplet du dossier de la requérante.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2504290(TA38-2504290)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la communauté de communes Cœur de Savoie en désignant un expert pour examiner un immeuble situé à Albertville. Cette décision est fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, qui permet une expertise préalable à un arrêté de mise en sécurité en cas de péril imminent. L'expert devra constater les désordres, évaluer le danger et proposer des mesures urgentes dans un délai de 24 heures.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2410042(TA38-2410042)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir de la direction des finances publiques de la Haute-Savoie son solde de tout compte. La requérante s’est désistée de son action par un mémoire enregistré le 10 janvier 2025. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative, en a donné acte par ordonnance. La solution retenue est donc le constat du désistement, mettant fin à l’instance sans examen au fond.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA38-2410295(TA38-2410295)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant l’annulation de son entretien professionnel du 26 mars 2024. Le requérant s’est ensuite désisté de son action, désistement jugé pur et simple. Par ordonnance du 23 avril 2025, la présidente de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2304177(TA38-2304177)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B C contestant sa radiation de la liste des demandeurs d’emploi pour une durée de deux mois, prononcée par Pôle emploi (devenu France Travail). Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation, une erreur de droit et une erreur de fait. Le tribunal a estimé que les manquements de M. C à ses obligations de recherche d’emploi, au sens de l’article L. 5412-1 du code du travail, étaient établis et que la sanction était justifiée. La décision administrative a donc été confirmée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2502160(TA38-2502160)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer un récépissé de titre de séjour. Par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la présidente de la 5ème chambre a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement. En conséquence, la requête en excès de pouvoir a été close sans qu'il soit statué sur le fond, et aucune injonction ni frais n'ont été prononcés.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2305616(TA38-2305616)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C, qui contestait le refus du président du conseil départemental de l'Isère de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le juge a rappelé que l’attribution de cette carte est subordonnée à une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique, conformément à l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et à l’arrêté du 3 janvier 2017. M. C n’a pas apporté de preuves suffisantes pour démontrer qu’il remplissait ces conditions, la simple possession de la carte "priorité" ou des difficultés à sortir de son véhicule étant insuffisantes.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2304394(TA38-2304394)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant un indu de prime d'activité de 1 661,49 euros pour la période de mai 2021 à avril 2022. La requérante invoquait sa bonne foi et le fait d'avoir toujours déclaré ses revenus à la caisse d'allocations familiales. Le tribunal a jugé que Mme B n'avait pas produit l'ensemble de ses bulletins de salaires et que les documents fournis révélaient des divergences avec ses déclarations trimestrielles de ressources, ne permettant pas de contredire les calculs de la CAF. La solution retenue est fondée sur les articles L. 841-1, L. 842-3 et L. 842-4 du code de la sécurité sociale, qui définissent les ressources à prendre en compte pour le calcul de la prime d'activité.

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