Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2304253(TA38-2304253)
Le Tribunal administratif de Grenoble a statué sur la demande de Mme C, qui sollicitait la remise totale d’un indu de prime d’activité de 2 105,34 euros. Le tribunal a appliqué l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité. Constatant que la bonne foi de la requérante n’était pas contestée et que sa situation financière était modeste, le juge a accordé une remise gracieuse supplémentaire de 579 euros, ramenant la dette à 1 000 euros. Le surplus des conclusions a été rejeté.
N° TA38-2304316(TA38-2304316)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la CAF de l'Isère lui accordant une remise gracieuse partielle (503,04 euros) d’un indu de prime d’activité de 1 006,08 euros. La requérante demandait la remise totale de sa dette en invoquant sa bonne foi et l’absence de fausse déclaration. Le juge a rappelé que la remise gracieuse, prévue à l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, peut être accordée en cas de bonne foi ou de précarité, mais que Mme B n’a apporté aucun élément établissant sa précarité, malgré un quotient familial de 620 euros. La solution retenue est donc le rejet de la demande de remise supplémentaire.
N° TA38-2409868(TA38-2409868)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie du 12 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la motivation de l'arrêté était suffisante et qu'il n'était entaché ni d'erreur de fait ni de défaut d'examen, malgré l'activité professionnelle du requérant. Il a également jugé que le droit d'être entendu de M. A, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, avait été respecté lors de son audition par les services de police. Enfin, la décision ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux stables en France et de la présence de la famille du requérant au Bangladesh.
N° TA38-2407478(TA38-2407478)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème chambre) a rejeté la requête de M. D, ressortissant kosovar, qui contestait le refus du préfet de la Haute-Savoie d’accorder le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que l’épouse, résidant irrégulièrement en France, ne remplissait pas les conditions de l’article R. 434-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Cependant, il a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie familiale (article 8 de la CEDH), compte tenu de l’éloignement prolongé et de la scolarisation récente des enfants en France. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, sans qu’il soit fait droit aux conclusions accessoires.
N° TA38-2204865(TA38-2204865)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait le refus de la directrice interrégionale de la protection judiciaire de la jeunesse Centre-Est de lui accorder la nouvelle bonification indiciaire (NBI). La requérante soutenait que son poste au sein de l'unité éducative en milieu ouvert (UEMO) d'Echirolles, dépendant d'un service territorial éducatif de milieu ouvert (STEMO), ouvrait droit à la NBI, soit parce que ce service équivaut à un centre d'action éducative situé en quartier prioritaire, soit parce qu'elle intervenait dans le ressort d'un contrat local de sécurité. Le tribunal a jugé que les conditions d'attribution de la NBI, fixées par le décret n°2001-1061 du 14 novembre 2001 et ses annexes, n'étaient pas remplies, la requérante n'établissant pas que son lieu d'affectation ou la nature de ses interventions correspondaient aux critères exigés.
N° TA38-2106650(TA38-2106650)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par le ministre de la justice d’une demande de condamnation solidaire de plusieurs sociétés et de Mme C, en tant qu’ayant droit de M. D, à réparer les désordres affectant l’étanchéité et les parois vitrées du palais de justice de Grenoble, pour un montant de 3 730 113,90 euros. Le tribunal a examiné la responsabilité décennale des constructeurs sur le fondement des articles 1792 et suivants du code civil, notamment pour les infiltrations rendant les locaux impropres à leur destination et pour les vitrages coupe-feu défectueux. Il a rejeté les exceptions de prescription soulevées par la société AGC Daver, considérant que les actions avaient été interrompues par les expertises ordonnées. La solution retenue a été de condamner solidairement les sociétés Vulcain, AGC Daver, Betrec, Rinaldi Structal et Mme C à verser à l’État la somme demandée, ainsi que les dépens et une somme au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2204786(TA38-2204786)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, un éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse, qui contestait le refus de lui accorder la nouvelle bonification indiciaire (NBI) pour son poste à l'UEMO d'Echirolles. Le requérant soutenait qu'il intervenait dans le ressort territorial d'un contrat local de sécurité (CLS), ce qui l'aurait rendu éligible au titre du point 3 de l'annexe du décret n°2001-1061 du 14 novembre 2001. Le tribunal a jugé que M. B n'apportait pas la preuve que son unité était située dans un quartier prioritaire de la politique de la ville ni qu'il exerçait principalement ses fonctions dans le cadre d'un CLS, condition nécessaire pour bénéficier de la NBI. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA38-2101255(TA38-2101255)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par les sociétés Citysens et Icade Promotion d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire d’Annecy refusant un permis de construire pour 122 logements. Le tribunal a annulé cet arrêté ainsi que le rejet du recours gracieux, jugeant que le motif tiré de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme était entaché d’une erreur d’appréciation. Il a également rejeté la demande de substitution de motifs présentée par la commune, estimant que les autres articles invoqués n’étaient pas méconnus. En conséquence, il a enjoint au maire de délivrer le permis de construire dans un délai de deux mois.
N° TA38-2201743(TA38-2201743)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société XL Insurance Company SE, subrogée dans les droits des ayants droit d’une victime d’un accident de parapente, afin d’obtenir la condamnation solidaire de la commune de Saint-Baudille-et-Pipet, de l’Office national des forêts (ONF) et de l’État à lui verser 86 250 euros. La requérante invoquait la responsabilité sans faute des défendeurs en raison d’un ouvrage public (un téléphérique) et un défaut d’entretien, ainsi qu’une faute de la commune et de l’État dans l’exercice de leurs pouvoirs de police. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la société, considérant qu’elle ne justifiait pas d’une subrogation valable et que son action était prescrite, faute d’avoir été introduite dans le délai de cinq ans prévu à l’article 2224 du code civil. En conséquence, la demande d’indemnisation a été rejetée, et la société requérante a été condamnée à verser 1 500 euros à l’ONF au titre des frais de justice.
N° TA38-2500773(TA38-2500773)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, ce dernier bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le moyen fondé sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et les articles L. 421-1, L. 421-5 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondé. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA38-2204884(TA38-2204884)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B A, éducatrice à la protection judiciaire de la jeunesse, qui contestait le refus de lui accorder la nouvelle bonification indiciaire (NBI) pour son poste à l'UEMO d'Echirolles. La juridiction a d'abord jugé que les créances antérieures au 1er janvier 2018 étaient prescrites en application de la loi du 31 décembre 1968. Sur le fond, pour la période postérieure, le tribunal a estimé que Mme A n'établissait pas que son unité était située dans un quartier prioritaire de la politique de la ville ou dans le ressort territorial d'un contrat local de sécurité, conditions requises par le décret n°2001-1061 du 14 novembre 2001 et son arrêté d'application. Par conséquent, la décision de rejet de la directrice interrégionale a été confirmée.
N° TA38-2208330(TA38-2208330)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, éducatrice à la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ), qui contestait le refus de lui accorder la Nouvelle Bonification Indiciaire (NBI) pour son poste à l'UEMO d’Échirolles. La requérante invoquait son intervention dans le ressort d'un contrat local de sécurité (CLS) ou d'un dispositif équivalent pour bénéficier du point 3 de l'annexe du décret du 14 novembre 2001. Le tribunal a jugé que Mme B n'apportait pas la preuve de l'existence d'un CLS en vigueur sur le territoire concerné, ni que la stratégie territoriale de sécurité ou le contrat intégré de sécurité invoqués pouvaient s'y substituer. Par conséquent, la décision de refus de l'administration, fondée sur le même décret et la loi n° 91-73 du 18 janvier 1991, a été confirmée.
N° TA38-2104768(TA38-2104768)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme J et autres, qui demandaient l'annulation du permis de construire délivré par la maire de Megève à Mme H pour un chalet individuel. Les requérants contestaient la légalité de l'arrêté du 21 décembre 2020 en invoquant la méconnaissance de plusieurs articles du code de l'urbanisme (L. 431-2, R. 431-8, R. 431-10) et du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'emprise au sol, au prospect et à la superficie du terrain, mais les a écartés comme non fondés. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2204867(TA38-2204867)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, éducatrice à la protection judiciaire de la jeunesse, qui contestait le refus de l’administration de lui accorder la nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville. Le tribunal a jugé que Mme A n’établissait pas que son poste remplissait les conditions fixées par le décret du 14 novembre 2001, notamment que son unité éducative en milieu ouvert (UEMO) était située dans un quartier prioritaire de la politique de la ville ou qu’elle intervenait dans le ressort territorial d’un contrat local de sécurité (CLS) en vigueur. La décision de la directrice interrégionale de la protection judiciaire de la jeunesse Centre-Est du 2 juin 2022 a donc été confirmée, et les conclusions accessoires de Mme A ont été rejetées.
N° TA38-2301786(TA38-2301786)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la demande de Mme B contestant la récupération d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 4 642,33 euros pour la période de septembre 2019 à octobre 2020. La requérante soutenait notamment que la procédure de droit de communication prévue à l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale n'avait pas été respectée et que l'indu n'était pas fondé au regard des articles L. 262-4 du code de l'action sociale et des familles et L. 124-1 du code de l'éducation. Le tribunal a été saisi après un premier jugement annulant la décision initiale pour défaut de consultation de la commission de recours amiable, et le président du Conseil d'État a attribué l'affaire à cette juridiction. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'analyse porte sur la régularité de la procédure et le bien-fondé de l'indu au regard des textes applicables.
N° TA38-2409818(TA38-2409818)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné le recours de M. D contre le refus du préfet de la Drôme d’accorder le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a annulé l’arrêté préfectoral du 24 octobre 2024, estimant que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant sur la seule présence de l’épouse en France pour refuser la demande, sans examiner les conditions de fond prévues par le code de l’entrée et du séjour des étrangers. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 434-2, L. 434-6 et R. 434-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA38-2503895(TA38-2503895)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A se disant Aloui, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de la Drôme du 8 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a également jugé que la décision d'obligation de quitter le territoire français était suffisamment motivée en droit et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne était inopérant, cette disposition ne s'appliquant pas aux mesures d'éloignement. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA38-2504182(TA38-2504182)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Celui-ci dénonçait des actes de harcèlement moral et diverses atteintes à ses droits, imputés à l'INRIA, à l'Université Grenoble Alpes et à l'Université de Chambéry. Le juge a estimé que la requête ne permettait pas d'identifier précisément la liberté fondamentale à laquelle une personne publique aurait porté une atteinte grave et manifestement illégale. En conséquence, la requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans procédure contradictoire, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2503660(TA38-2503660)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet de la Drôme d'une demande d'expulsion d'une famille occupant un logement au sein d'un centre d'hébergement d'urgence. Le préfet s'est désisté de sa requête après avoir constaté que la famille avait quitté les lieux. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, constatant qu'il n'y avait plus lieu de statuer.
N° TA38-2501980(TA38-2501980)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. A, contribuable de la commune d'Ambilly, sur le fondement des articles L. 212-2 du code de justice administrative et L. 2132-5 du code général des collectivités territoriales. Il demandait l'autorisation d'exercer une action en justice au nom de la commune pour des faits présumés de prise illégale d'intérêts et de détournement de fonds publics, concernant la location d'un logement à un conseiller municipal et des mandats de paiement émis au profit d'un cabinet d'avocats. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que les conditions légales pour autoriser un contribuable à agir n'étaient pas remplies. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de justice administrative.