Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2504141(TA38-2504141)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur demande de la commune de Minzier, a ordonné une expertise d’urgence concernant un immeuble situé au 341 route de la Fruitière. Cette décision est fondée sur les articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur les articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative. L’expert désigné, M. C B, devra examiner les désordres, constater l’état des bâtiments mitoyens, déterminer s’il existe un péril imminent et proposer des mesures de sauvegarde. Le rapport devra être déposé sous cinq jours, et les frais d’expertise seront taxés ultérieurement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503779(TA38-2503779)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C, ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 3 avril 2025 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français, avec interdiction de retour de trois ans et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu, et que les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'erreur de fait, et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme étaient infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que du règlement (UE) 2016/399.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA38-2502800(TA38-2502800)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à l'État de loger Mme A, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation de la Haute-Savoie le 23 mai 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée (type T3) ne lui avait été faite, le tribunal a enjoint au préfet de la Haute-Savoie d'assurer son logement avant le 30 juin 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er juillet 2025, versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503388(TA38-2503388)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande était irrecevable car le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, et qu'enjoindre la délivrance de l'attestation reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La solution est fondée sur les articles R. 432-1, R. 432-2 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2503696(TA38-2503696)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 1er avril 2025 par laquelle la directrice territoriale de l'OFII a refusé d'accorder à Mme A le bénéfice des conditions matérielles d'accueil (CMA). Le tribunal estime que, bien que le dépôt tardif de la demande d'asile ne constitue pas un motif légitime, l'état de vulnérabilité particulière de la requérante (cancer du sein métastasique en cours de traitement) imposait à l'administration de prendre en compte cette situation avant de refuser les CMA. La solution retenue se fonde sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui exige que la décision de refus tienne compte de la vulnérabilité du demandeur.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405712(TA38-2405712)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E contestant le refus de paiement de la prime de transition énergétique (4 000 euros) par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). Le juge a écarté les moyens de légalité externe (motivation et procédure contradictoire) et a admis la substitution de motif demandée par l’Anah, fondée sur le constat que les travaux n’avaient pas été entièrement réalisés. La solution retenue s’appuie notamment sur le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique et sur le code des relations entre le public et l’administration.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2401053(TA38-2401053)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCCV L'Op Traken contre le refus du maire de Montriond de délivrer un permis de construire modificatif. Le tribunal a jugé que le permis de construire initial, notifié le 9 août 2019, était devenu caduc le 9 août 2023, après prorogation, faute de travaux suffisants entrepris dans le délai légal de trois ans. Les actes invoqués par la requérante (arrêté rectificatif, courrier) n'ont pas interrompu ce délai, et les travaux réalisés (décapage superficiel) étaient insuffisants pour constituer un commencement d'exécution. La décision s'appuie sur les articles R. 424-17 et R. 424-21 du code de l'urbanisme.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2504145(TA38-2504145)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, agent du CHU de Grenoble Alpes, contestant le refus de reconnaître un accident de trajet et demandant le rétablissement de son jour de carence ainsi qu’une indemnisation. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, faute pour la requérante d’avoir formulé des conclusions en annulation d’une décision administrative précise ou d’avoir présenté une demande préalable indemnitaire. Le tribunal a également relevé l’absence d’exposé de moyens de droit.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2503542(TA38-2503542)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Par un mémoire, le requérant s’est désisté de son instance, ce désistement étant pur et simple. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 18 avril 2025. Aucune autre disposition législative ou réglementaire n’a été appliquée au fond.

Résumé IA
DécisionExécution d'un jugementREJETE

TA38-2501468(TA38-2501468)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d'une demande d'astreinte pour inexécution d'un jugement du 21 octobre 2024, qui enjoignait au préfet de la Savoie de supprimer les mentions au fichier SIS et de réexaminer sa situation. Le préfet a justifié avoir délivré un titre de séjour pluriannuel valable de 2025 à 2030, en cours de fabrication. En conséquence, le tribunal a constaté que les conclusions tendant au prononcé d'une astreinte étaient devenues sans objet et a rejeté la demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision se fonde sur l'article L. 911-4 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA38-2405445(TA38-2405445)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de délivrer une carte de séjour “vie privée et familiale” à Mme A, a constaté un non-lieu à statuer. La préfète ayant délivré un titre de séjour valable à l’intéressée le 25 février 2025, les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, met à la charge de l’État une somme de 900 euros au titre des frais de justice, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2105530(TA38-2105530)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI Le Crêt Geai contestant l'arrêté du 14 juin 2021 par lequel le maire de Menthon-Saint-Bernard a refusé un permis de construire pour un bâtiment incluant un logement de gardien. Le tribunal a estimé que le motif de refus tiré de l'absence de nécessité d'une présence permanente pour justifier le logement était légal, l'activité de plombier et le risque de vol allégué ne répondant pas aux exigences du plan local d'urbanisme (article 2.1 UX). Il a également jugé que la demande ne démontrait pas le lien requis entre l'entrepôt et une activité artisanale présente dans la zone, conformément au même article. Enfin, le tribunal a considéré que le motif de refus fondé sur la méconnaissance du plan de prévention des risques naturels n'était pas entaché d'erreur, la société n'apportant pas de preuve suffisante pour contredire l'étude géotechnique.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2503874(TA38-2503874)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B, parent d'enfant français. La condition d'urgence a été présumée remplie en raison du refus de renouvellement, et un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision au regard des articles L. 423-7 et L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La suspension a été ordonnée, et une injonction a été prononcée pour que la préfète réexamine la situation de Mme B et prenne une décision explicite dans un délai de deux mois.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA38-2502891(TA38-2502891)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a admis provisoirement M. A au bénéfice de l’aide juridictionnelle. Saisi sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le juge a constaté que M. A, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation de l’Isère le 16 mai 2024 pour un logement de type T4-T5 avec ascenseur, n’avait reçu aucune offre adaptée. En conséquence, le tribunal a ordonné à la préfète de l’Isère de lui attribuer un logement conforme à ses besoins dans un délai de six semaines, sous astreinte de 500 euros par mois de retard, versée au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA38-2404135(TA38-2404135)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B C d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de lui accorder le regroupement familial pour son épouse et sa fille. En cours d’instance, la préfète a autorisé le regroupement familial le 31 janvier 2025, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal constate donc, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces demandes. Il condamne néanmoins l’État à verser 900 euros à l’avocat du requérant au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2102306(TA38-2102306)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la SAS TDF contestant l'arrêté du maire de Challonges du 3 décembre 2020 s'opposant à sa déclaration préalable pour l'installation d'un pylône de radiotéléphonie. La société soutenait notamment qu'une décision tacite de non-opposition était née, que l'arrêté était un retrait illégal et que les motifs d'opposition étaient infondés. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requérante, jugeant que la demande de pièce complémentaire était légale et avait prolongé le délai d'instruction, empêchant la naissance d'une décision tacite, et que les motifs de l'opposition étaient valables. La requête a été rejetée, et la SAS TDF a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2105279(TA38-2105279)

Le Tribunal administratif de Grenoble annule l’arrêté du 8 juin 2021 par lequel le préfet de la Haute-Savoie a refusé à M. et Mme C l’autorisation de restaurer un chalet d’alpage situé aux Contamines-Montjoie. Le tribunal juge que le motif de refus, fondé sur l’absence de mixité fonctionnelle du bâtiment, est entaché d’une erreur de fait et de droit, ce critère ne figurant pas parmi les conditions prévues par l’article L. 122-11 du code de l’urbanisme. Il enjoint à la préfète de délivrer l’autorisation sollicitée dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 500 euros aux requérants au titre des frais de justice.

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OrdonnancePlein contentieuxNON_LIEU

TA38-2409529(TA38-2409529)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’une demande de décharge d’une cotisation d’impôt sur le revenu au titre de 2024, relative à une plus-value immobilière. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé un dégrèvement total de l’imposition contestée. Par une ordonnance du 18 avril 2025, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2503737(TA38-2503737)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du préfet de la Savoie du 13 mars 2025 obligeant M. B, ressortissant tunisien, à quitter le territoire français, au motif que cet acte ne comportait pas la signature de son auteur, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Par voie de conséquence, l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du même jour portant assignation à résidence a également été annulé. La solution retenue est fondée sur le défaut de signature, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406233(TA38-2406233)

Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble (2ème chambre) concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. B, ressortissant algérien, contre le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour son épouse. Le tribunal rappelle les conditions de l'article 4 de l'accord franco-algérien et des articles R. 434-4 et R. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les seuils de ressources et de superficie de logement applicables à Grenoble (zone B1). La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal semble examiner la légalité du refus au regard de ces textes.

Résumé IA