Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2305857(TA38-2305857)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A pour contester le refus partiel de remise de dette de la CAF de l'Isère concernant un indu de prime d'activité. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions. Mme A n'ayant pas répondu dans le délai imparti, elle est réputée s'être désistée. Par ordonnance du 17 avril 2025, le tribunal donne acte de ce désistement d'instance.
N° TA38-2307315(TA38-2307315)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné le recours de M. B C contestant le calcul de son aide personnalisée au logement (APL) par la caisse d'allocations familiales de l'Isère. Le juge a rappelé qu'il lui appartient, en tant que juge de plein contentieux, de se prononcer sur les droits de l'intéressé en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait. La décision s'appuie sur les articles L. 821-1, L. 823-1 et D. 823-16 du code de la construction et de l'habitation pour définir le cadre de calcul de l'APL. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné le bien-fondé des droits de M. C à l'aide personnalisée au logement.
N° TA38-2409700(TA38-2409700)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui contestait le refus du préfet de la Savoie de lui délivrer un titre de séjour "salarié". La juridiction a jugé que la décision était suffisamment motivée et que, conformément à l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et à l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la délivrance d'une carte de séjour "salarié" est subordonnée à la possession d'un visa de long séjour, que Mme B ne détenait pas. Le tribunal a donc estimé que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation.
N° TA38-2305090(TA38-2305090)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Claix Développement, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 1er février 2023 par lequel le maire de Claix lui a refusé un permis de construire pour un immeuble collectif. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire et du respect des règles de mixité sociale, de prospect, de stationnement et de prévention des risques. Il a également rejeté la demande de substitution de motif présentée par la commune. En conséquence, la décision de refus de permis de construire a été jugée légale.
N° TA38-2503181(TA38-2503181)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un titre de séjour à Mme B C, ressortissante étrangère conjointe de français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de l'expiration de l'attestation de prolongation d'instruction et de ses conséquences sur la situation professionnelle et personnelle de l'intéressée. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de ce refus au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article R. 435-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous un mois et de délivrer un document provisoire de séjour autorisant le travail sous 24 heures, sous astreinte.
N° TA38-2307191(TA38-2307191)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement d’instance de Mme B, qui contestait le rejet de ses demandes de remise de dettes d’aide personnelle au logement par la caisse d’allocations familiales de la Drôme. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti après une demande en ce sens. Elle est donc réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions, ce dont il est donné acte par ordonnance.
N° TA38-2504056(TA38-2504056)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction avec droit au travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'attestation en cours de validité n'expirant que dans une semaine. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-15-1 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2503572(TA38-2503572)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension de M. B et Mme A D, qui contestaient le refus implicite de la préfète de l'Isère de leur délivrer une carte de séjour pluriannuelle en tant que membres de la famille d’un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a considéré que la condition d’urgence n’était pas remplie, la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction ayant rouvert l’examen de leur demande et neutralisé l’urgence alléguée. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 424-9 et suivants du CESEDA ou des stipulations conventionnelles invoquées.
N° TA38-2504064(TA38-2504064)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait la délivrance d'un titre de séjour pour ouvrir ses droits sociaux. La requérante invoquait une atteinte grave à l'intérêt supérieur de son enfant, mais n'a pas démontré que l'administration avait commis une illégalité manifeste. Le juge a estimé que la condition d'illégalité manifeste n'était pas remplie, rendant la demande mal fondée. L'ordonnance rejette donc le surplus de la requête, tout en accordant l'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA38-2504057(TA38-2504057)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C, ressortissant argentin, qui demandait la délivrance d'une carte de séjour en tant que membre de la famille d'un citoyen de l'Union européenne. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières nécessitant une intervention à très bref délai, et que l'administration n'avait pas porté une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. En outre, la demande d'indemnisation a été rejetée comme ne relevant pas de la compétence du juge des référés, qui ne peut prendre que des mesures provisoires. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2503155(TA38-2503155)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l’exécution des décisions implicites du préfet de l’Isère refusant la délivrance d’un titre de séjour et le renouvellement d’une attestation de prolongation d’instruction à M. A. La condition d’urgence a été présumée satisfaite en raison du refus de renouvellement du titre de séjour. Le juge a estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles R. 435-15-1 et L. 423-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous un mois et de délivrer un document provisoire de séjour autorisant le travail sous 24 heures, sous astreinte.
N° TA38-2503148(TA38-2503148)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 22 janvier 2025 interdisant à un éducateur sportif d'exercer ses fonctions pour une durée de six mois. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment le défaut de consultation de la commission spécialisée et l'atteinte à la présomption d'innocence, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 212-1 et L. 223-1 du code du sport.
N° TA38-2504050(TA38-2504050)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur demande de la commune de Voiron, a ordonné une expertise d’urgence concernant un immeuble situé rue Sermorens, en application des articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l’habitation. L’expert désigné devra examiner les désordres, constater l’état des bâtiments mitoyens, déterminer s’il existe un péril imminent et proposer des mesures de sauvegarde. Les opérations doivent se dérouler dans un délai de 24 heures, et le rapport sera déposé sous cinq jours. La solution retenue est donc la nomination d’un expert pour évaluer le danger et préconiser des mesures urgentes de sécurité publique.
N° TA38-2504049(TA38-2504049)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Voiron fondée sur les articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l'habitation. Il a désigné un expert pour examiner un immeuble situé place de la République, constater l'état des lieux et l'existence d'un péril imminent, et proposer des mesures de sauvegarde. L'expert devra accomplir sa mission dans un délai de 24 heures et déposer son rapport sous cinq jours.
N° TA38-2503175(TA38-2503175)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. B, ressortissant congolais, du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) qu'il occupait indûment à La Roche-sur-Foron. La demande d'asile de M. B ayant été définitivement rejetée, son maintien dans les lieux faisait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile dans un contexte de saturation du dispositif d'hébergement en Haute-Savoie. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-11, L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin de l'hébergement après le rejet définitif de la demande d'asile et la possibilité pour le préfet de saisir le juge des référés pour obtenir l'expulsion. Le tribunal a autorisé le recours à la force publique en cas de besoin pour procéder à l'évacuation.
N° TA38-2504048(TA38-2504048)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Voiron en désignant un expert pour examiner un immeuble situé rue Guy Allard et rue Dode, afin de constater l'état des lieux et d'évaluer un éventuel péril imminent. La décision s'appuie sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, qui permet à l'autorité compétente de solliciter une expertise préalablement à un arrêté de mise en sécurité. L'expert devra déposer son rapport sous cinq jours, et les mesures proposées visent à garantir la sécurité publique et celle des occupants.
N° TA38-2503777(TA38-2503777)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé provisoirement l'astreinte de 100 euros par jour prononcée à l'encontre de la préfète de l'Isère pour inexécution de l'injonction de fixer un rendez-vous à Mme A, ressortissante congolaise, pour l'enregistrement de sa demande d'asile. La somme de 1 400 euros a été mise à la charge de l'État pour la période du 3 au 17 avril 2025, en application de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. Mme A a également été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle, et une somme de 600 euros a été accordée à son avocate sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2500198(TA38-2500198)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par le syndicat des copropriétaires de la résidence Adonis d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Val d’Isère pour un chalet de 16 logements. Le syndicat s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 17 avril 2025, la présidente de la 5ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre disposition législative ou réglementaire n’a été appliquée au fond.
N° TA38-2503574(TA38-2503574)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les requêtes de M. B et Mme A D. Les requérants demandaient la suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de leur délivrer une carte de séjour pluriannuelle en tant que membres de la famille d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, la préfète ayant délivré aux intéressés une attestation de prolongation d'instruction, ce qui rouvrait l'instruction de leur demande et reportait la décision implicite de rejet. Les requêtes ont donc été rejetées, y compris les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais d'instance.
N° TA38-2407180(TA38-2407180)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 17 avril 2025, a constaté le non-lieu à statuer sur la requête de M. A, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un certificat de résident algérien. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, car le préfet a finalement délivré à l'intéressé une carte de résident valable dix ans, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a également rejeté la demande de frais irrépétibles présentée par M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.