Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2500538(TA38-2500538)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 15 avril 2025, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A. Ce dernier contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler son attestation de prolongation d'instruction avec autorisation de travail. En cours d'instance, la préfète a fait droit à sa demande de renouvellement de titre de séjour, rendant le litige sans objet. Le tribunal a également rejeté les conclusions de son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2503629(TA38-2503629)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait une injonction à la préfète de l'Isère de statuer sur sa demande de regroupement familial. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions en annulation d'une décision administrative, l'injonction étant présentée à titre principal. De plus, la demande était dépourvue d'objet, une décision implicite de rejet étant née le 21 mai 2024 en application de l'article R. 434-26 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2503646(TA38-2503646)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie du 6 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé, que son signataire était compétent et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2503385(TA38-2503385)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur une demande de suspension d’un refus implicite de renouvellement de titre de séjour, a rejeté la requête de Mme A. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, la requérante ne démontrant pas que le refus de renouvellement portait une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de son contrat de travail et de ses charges familiales. En conséquence, la demande de suspension fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative a été rejetée, sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens soulevés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l’homme.
N° TA38-2410082(TA38-2410082)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Drôme du 20 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de six mois. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le requérant, qui avait été entendu lors de sa retenue administrative, ne démontrait pas que la procédure avait méconnu son droit d'être entendu garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, ni les articles L. 141-2 et L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2503085(TA38-2503085)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, car la décision plaçait le requérant en situation irrégulière alors qu'il suit une formation en CAP, et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision au regard de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2502769(TA38-2502769)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir une injonction visant à ce que le préfet de l'Isère lui délivre une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a accordé à M. A l'attestation sollicitée ainsi qu'un rendez-vous pour ses données biométriques. Le juge des référés a donc constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête, celle-ci étant devenue sans objet.
N° TA38-2502653(TA38-2502653)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 10 février 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A, ressortissante algérienne. La condition d'urgence a été reconnue, l'absence de titre empêchant la requérante de débuter un stage nécessaire à la validation de son master 1. Le juge a estimé que le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation était, en l'état, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 800 euros à Mme A au titre des frais d'instance.
N° TA38-2106606(TA38-2106606)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A B, ressortissant britannique, contestant le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer une carte professionnelle de moniteur de snowboard. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des procédures de reconnaissance des qualifications professionnelles issues du droit de l'Union européenne et du code du sport. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés, dont celui tiré d'un défaut de motivation et de la violation de la directive 2005/36/CE, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du sport et du code des relations entre le public et l'administration, sans faire droit aux conclusions indemnitaires pour préjudices moral et économique.
N° TA38-2107163(TA38-2107163)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B, moniteur de ski autrichien, d’une demande d’indemnisation de 165 000 euros pour des préjudices résultant de fautes de l’État dans le traitement de ses déclarations de libre prestation de services. Le tribunal a constaté que le préfet de l’Isère et la ministre des sports, n’ayant pas produit de mémoire en défense, étaient réputés avoir acquiescé aux faits. Il a examiné la responsabilité de l’État au regard des articles R. 212-92 du code du sport et du décret n°2017-1270 du 9 août 2017, notamment sur le non-respect des délais de traitement et l’interdiction illégale d’exercice. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal a procédé à l’analyse des fautes alléguées et des textes applicables.
N° TA38-2200754(TA38-2200754)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B, ressortissant britannique, contestant le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer une carte professionnelle de moniteur de ski alpin. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance des dispositions de la directive 2005/36/CE et du code du sport relatives à la reconnaissance des qualifications professionnelles. Faute pour l'administration de produire un mémoire en défense malgré une mise en demeure, le tribunal a constaté l'acquiescement aux faits. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué après avoir examiné les moyens soulevés, dont le défaut de motivation et le non-respect de la procédure d'évaluation des différences substantielles de formation.
N° TA38-2200854(TA38-2200854)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C, qui contestait la délibération du jury du 30 août 2021 lui refusant l'obtention du brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport. M. C invoquait une attitude irrespectueuse des membres du jury lors de son examen. Le tribunal a rappelé qu'il ne lui appartient pas de se prononcer sur l'appréciation souveraine du jury concernant les capacités des candidats. La solution retenue est fondée sur les articles A. 212-47, A. 212-47-2, A. 212-47-4 et R. 212-10-5 du code du sport.
N° TA38-2304334(TA38-2304334)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en exécution du jugement n° 1106895 du 8 novembre 2013, a examiné la demande de Mme B, agent évincé, qui sollicitait sa réintégration effective et la reconstitution de sa carrière. Le tribunal rappelle que l'autorité administrative est tenue de procéder d'office à la réintégration juridique et à la reconstitution de carrière de l'agent, sans que celui-ci ait à en faire la demande. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 911-4 et R. 921-5 du code de justice administrative, ainsi que sur les principes régissant l'exécution des jugements annulant une éviction illégale.
N° TA38-2408185(TA38-2408185)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E, ressortissant arménien, contestant l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination prise par la préfète de l'Isère le 3 octobre 2024. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la présence récente et irrégulière de l'intéressé en France. Il a également jugé non fondée l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire soulevée contre la décision fixant le pays de destination, et a estimé que le risque de traitements inhumains en Arménie n'était pas établi. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et les stipulations des conventions internationales précitées.
N° TA38-2408213(TA38-2408213)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut d'examen et de vice de procédure, estimant que le préfet avait correctement examiné sa situation. Il a jugé que la décision de refus de titre de séjour ne méconnaissait pas les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la séparation du couple et de l'absence de liens suffisamment intenses en France. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français étant légale, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
N° TA38-2408266(TA38-2408266)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme B, ressortissante nigériane, contestant l'arrêté du préfet de la Drôme du 2 octobre 2023 refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et les vices de procédure. Il a considéré que la décision était suffisamment motivée et que les conditions des articles L. 425-1, L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas méconnues. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme B.
N° TA38-2409224(TA38-2409224)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 19 novembre 2024 par lequel le préfet de l'Isère obligeait M. A, ressortissant roumain, à quitter le territoire français sans délai et prononçait une interdiction de circulation de trois ans. La juridiction a jugé que le préfet s'était fondé sur la seule existence d'une infraction pénale (vol de cuivre) sans démontrer que le comportement de l'intéressé constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société, comme l'exige l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette solution a entraîné l'annulation de l'ensemble des décisions contestées, faute de base légale pour l'interdiction de circulation.
N° TA38-2409950(TA38-2409950)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A D, ressortissante paraguayenne, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 16 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et d'examen particulier, estimant l'arrêté suffisamment motivé et fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que la mesure ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la courte présence en France (moins de sept mois) et des attaches familiales de l'intéressée au Paraguay et en Argentine. Enfin, le moyen tiré de l'article 3 de la même convention a été déclaré inopérant contre l'obligation de quitter le territoire français.
N° TA38-2501897(TA38-2501897)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme C d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant accordé un rendez-vous à l'intéressée le 28 avril 2025, le juge a constaté que la demande avait perdu son objet. En conséquence, l'ordonnance prononce un non-lieu à statuer sur la requête.
N° TA38-2501899(TA38-2501899)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de M. A, la préfète de l'Isère lui ayant accordé un rendez-vous le 12 mars 2025 pour déposer sa demande de titre de séjour. La requête visait à obtenir une injonction sous astreinte pour obtenir ce rendez-vous. Le tribunal a toutefois condamné l'État à verser 450 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).