Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceREJETE

TA38-2503910(TA38-2503910)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé suspension de M. B, qui contestait la suspension de son permis de conduire pour cinq mois par le préfet de la Haute-Savoie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B n'a pas démontré que son emploi de serrurier nécessitait impérativement le permis de conduire. De plus, son comportement routier dangereux (163 km/h au lieu de 110 km/h) a été jugé incompatible avec l'urgence invoquée. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2503379(TA38-2503379)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, qui demandait principalement une injonction à l'encontre de la commune de Champagny-en-Vanoise pour libérer des parcelles sous astreinte. Le juge a considéré que la requête, ne comportant pas de conclusions à fin d'annulation d'une décision administrative, était manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que le juge administratif ne peut adresser des injonctions à l'administration en dehors des cas prévus par les articles L. 911-1 à L. 911-4 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceDESISTEMENT

TA38-2502611(TA38-2502611)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A pour contester un arrêté du maire de Douvaine du 5 mars 2025 s'opposant à sa déclaration préalable de travaux. Par un mémoire du 28 mars 2025, le requérant s'est désisté purement et simplement de son instance. Sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 15 avril 2025. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur le fond du litige.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2502668(TA38-2502668)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant congolais, qui demandait d’enjoindre au préfet de lui délivrer une carte de séjour. Le juge estime que ces conclusions, visant à obtenir une décision définitive et non provisoire, ne relèvent pas du champ des mesures conservatoires que peut ordonner le juge des référés. Par ailleurs, il relève que l’administration n’a pas statué dans le délai de quatre mois prévu aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ce qui a fait naître une décision implicite de rejet, sans que la condition d’urgence soit examinée. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.

Résumé IA
OrdonnanceINJONCTION

TA38-2503916(TA38-2503916)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une famille avec deux enfants mineurs vivant dans la rue, dont le père est atteint d'une lourde pathologie. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait proposé aucune solution d'hébergement, malgré l'urgence et la situation de détresse, et que cette carence caractérisée portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale d'hébergement d'urgence. En application des articles L. 345-2 et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles, il a enjoint à la préfète de proposer un hébergement d'urgence adapté à la famille dans un délai de 48 heures, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2503518(TA38-2503518)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension des décisions de la rectrice de l'académie de Grenoble refusant un aménagement de la durée de stage pour un étudiant en BTS, souffrant de troubles de l'apprentissage. La requête visait à suspendre trois décisions de refus, mais le juge a constaté un non-lieu à statuer sur l'une d'elles, retirée en cours d'instance. Pour les autres, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de l'incompétence du signataire ou de la violation des articles D. 643-1 à D. 643-4 du code de l'éducation et des articles L. 5213-1 et L. 1132-1 du code du travail, n'était de nature à créer un doute sérieux sur leur légalité. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux.

Résumé IA
DécisionINJONCTION

TA38-2503409(TA38-2503409)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de délivrer un titre de séjour "étudiant" à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'intéressé étant dans l'impossibilité de réaliser un stage obligatoire et risquant de compromettre la validation de son année universitaire. Il a également considéré que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande sous un mois et de délivrer un document provisoire de séjour autorisant le travail sous 24 heures, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2503601(TA38-2503601)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de l'association ProNaturA France qui demandait la suspension de l'arrêté préfectoral du 26 février 2025 interdisant la présentation au public d'animaux non domestiques par l'établissement Le Parc des Perroquets dans la Drôme. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, atteinte au principe de sécurité juridique, erreur manifeste d'appréciation, violation des articles 2 et 3 de la Charte de l'environnement) n'était, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2503678(TA38-2503678)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 31 mars 2025 l'assignant à résidence dans l'attente de l'exécution d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation au regard de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de violation du principe du contradictoire. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision d'assignation à résidence prise par la préfète de l'Isère.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2503303(TA38-2503303)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la requête de M. B, gérant de la SARL SPAD, qui demandait l’annulation de la procédure de passation d’un marché de mise en sécurité des façades de la cité scolaire Jean Prévost, lancé par le département de l’Isère. La requête est irrecevable car le marché a été signé le 20 mars 2025, soit avant l’introduction du recours le 26 mars 2025, en méconnaissance de l’article L. 551-1 du code de justice administrative qui impose de saisir le juge avant la conclusion du contrat. Les moyens soulevés par le requérant, relatifs à des irrégularités techniques et à l’utilisation de documents, n’ont pas été examinés au fond. La demande de la société Altius au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative est également rejetée.

Résumé IA
DécisionNON_LIEU

TA38-2503425(TA38-2503425)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de la Haute-Savoie a délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction puis une décision favorable pour une carte de séjour, rendant la demande d'injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a toutefois condamné l'État à verser 900 euros à M. B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePARTIEL

TA38-2406769(TA38-2406769)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 15 avril 2025, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A B. Ce dernier contestait le rejet implicite de son recours contre un refus de paiement d'une subvention pour la prime de transition énergétique. En cours d'instance, l'Agence nationale de l'habitat a accordé à M. B une prime de 4 000 euros, retirant ainsi la décision attaquée. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour clore l'affaire.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2501681(TA38-2501681)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait la réduction de son impôt sur le revenu pour 2022. Le juge a estimé que les arguments du requérant, fondés sur des indications de la société Wiseed et le bénéfice de la réduction par d’autres investisseurs, étaient inopérants pour contester le bien-fondé de l’imposition. La décision s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter par ordonnance les requêtes ne comportant que des moyens inopérants.

Résumé IA
DécisionNON_LIEU

TA38-2503625(TA38-2503625)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour était devenue sans objet. En effet, la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction par la préfète de l'Isère a implicitement rapporté la décision contestée. Le juge a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et injonctives, tout en accordant l'aide juridictionnelle provisoire au requérant. L'Etat a été condamné à verser 600 euros à l'avocate du requérant au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2503385(TA38-2503385)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur une demande de suspension d’un refus implicite de renouvellement de titre de séjour, a rejeté la requête de Mme A. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, la requérante ne démontrant pas que le refus de renouvellement portait une atteinte grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de son contrat de travail et de ses charges familiales. En conséquence, la demande de suspension fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative a été rejetée, sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens soulevés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l’homme.

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DécisionREJETE

TA38-2503381(TA38-2503381)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A. Ce dernier demandait d'enjoindre à la commune de Champagny-en-Vanoise de libérer ses parcelles, traversées par des pistes de ski nordique, en raison d'une servitude contestée. Le juge estime que la demande, qui vise à faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative (le refus du maire de cesser l'exploitation), ne relève pas de la compétence du juge des référés saisi sur ce fondement. La solution retenue est donc le rejet de l'intégralité des conclusions de M. A.

Résumé IA
OrdonnanceINJONCTION

TA38-2503973(TA38-2503973)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu la décision de la préfète de l'Isère fixant au 2 juin 2025 l'enregistrement des demandes d'asile de M. et Mme B et de leur fille mineure. Le juge a estimé que ce délai, excédant le délai légal de trois jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale. Il a enjoint à la préfète de convoquer les requérants sous trois jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en raison de l'urgence caractérisée par leur absence de logement et de revenus ainsi que l'état de santé de leur enfant.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2500538(TA38-2500538)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 15 avril 2025, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A. Ce dernier contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler son attestation de prolongation d'instruction avec autorisation de travail. En cours d'instance, la préfète a fait droit à sa demande de renouvellement de titre de séjour, rendant le litige sans objet. Le tribunal a également rejeté les conclusions de son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Résumé IA
DécisionINJONCTION

TA38-2501685(TA38-2501685)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de délivrer à Mme B, ressortissante vietnamienne, une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de visa "visiteur". Le juge a considéré que l'urgence était présumée et que la mesure était utile, malgré l'erreur initiale de la requérante sur le fondement de sa demande. L'injonction est assortie d'une astreinte de 150 euros par jour de retard. La décision s'appuie notamment sur l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionDESISTEMENT

TA38-2503268(TA38-2503268)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, du refus implicite de lui délivrer un titre de séjour salarié. En cours d’instance, la requérante s’est désistée de ses conclusions en référé après avoir obtenu une attestation de prolongation de l’instruction de sa demande. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et, considérant que l’administration était partie perdante, a condamné l’État à verser 800 euros à Mme A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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