Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2503914(TA38-2503914)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère d'enregistrer la demande d'asile de Mme B, ressortissante congolaise, sous trois jours ouvrés et sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le juge a considéré que le délai de près de deux mois fixé pour l'enregistrement constituait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale, en privant l'intéressée du bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Cette solution s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent un enregistrement sous trois jours ouvrés.
N° TA38-2503376(TA38-2503376)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour de Mme B, ressortissante marocaine. Le juge a admis Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Il a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et a relevé l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard des articles L.423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la suspension de l'exécution des décisions implicites de refus a été ordonnée, et il a été enjoint à la préfète de réexaminer la situation de Mme B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail.
N° TA38-2502827(TA38-2502827)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 18 février 2025 par laquelle le directeur de l'IFSI d'Annecy a exclu définitivement Mme A. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment celui tiré de la méconnaissance du droit de se taire, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, qui n'est pas une sanction disciplinaire mais une mesure pédagogique fondée sur l'arrêté du 21 avril 2007. La mesure a été jugée proportionnée compte tenu des graves erreurs commises par l'étudiante et de l'échec des nombreux accompagnements pédagogiques déjà mis en œuvre. La requête a donc été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions d'injonction et celles relatives aux frais d'instance.
N° TA38-2500966(TA38-2500966)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence, concerne le recours de Mme C, reconnue prioritaire pour un logement de type T4 par la commission de médiation de l'Isère le 19 février 2024. La requérante demandait l'exécution de cette décision sous astreinte, mais la préfète a opposé que Mme C s'était désistée sans motif valable d'une proposition de logement T5 à Échirolles en décembre 2024. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que Mme C était à l'origine de l'échec de son relogement et qu'elle ne pouvait donc pas se plaindre de l'absence d'offre. Cette solution est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui prévoit que le demandeur peut perdre le bénéfice de la décision de la commission de médiation en cas de refus sans motif impérieux d'une offre adaptée.
N° TA38-2501066(TA38-2501066)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A. La condition d'urgence a été présumée satisfaite, s'agissant d'un refus de renouvellement. Un doute sérieux a été retenu sur la légalité de la décision, en raison du défaut de réponse à la demande de communication des motifs, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a accordé 800 euros à l'avocat au titre de l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2502677(TA38-2502677)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu la décision du 16 janvier 2025 par laquelle la commission de médiation de l'Isère avait déclaré sans objet la demande d'hébergement de M. D. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, M. D étant toujours sans hébergement malgré une précédente décision de reconnaissance prioritaire, et que le moyen tiré d'une erreur de fait était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin de prononcer d'injonction supplémentaire.
N° TA38-2406666(TA38-2406666)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. C pour contester une décision du directeur académique de l'Isère lui ordonnant d'inscrire son enfant à l'école. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après une demande en ce sens, le tribunal a constaté son désistement sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l'affaire.
N° TA38-2503100(TA38-2503100)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de deux ressortissantes géorgiennes et des enfants dont elles ont la charge, occupant sans titre un hébergement pour demandeurs d'asile à Chambéry. La solution retenue fait droit à la demande du préfet de la Savoie, en application des articles L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que les intéressées se maintiennent indûment dans les lieux malgré le rejet définitif de leurs demandes d'asile et une mise en demeure infructueuse. Le tribunal a autorisé le recours à la force publique pour procéder à l'évacuation forcée, en raison de l'urgence et de l'utilité publique liées à la saturation des capacités d'hébergement pour les nouveaux demandeurs d'asile.
N° TA38-2503532(TA38-2503532)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le regroupement familial au profit de l'épouse de M. C, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'avait jamais vécu avec son épouse et lui rendait régulièrement visite. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2500700(TA38-2500700)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. A E. Cette mesure vise à déterminer les causes et conséquences des préjudices subis suite à sa prise en charge au CHU Grenoble Alpes en février et septembre 2024, en lien avec une infection post-opératoire. Le tribunal a jugé la mesure utile pour un éventuel recours en responsabilité, rejetant les demandes de communication préalable de débours et de pré-rapport obligatoire. La mission a été confiée à un collège de deux experts, sans préjudice sur la charge finale des frais.
N° TA38-2204946(TA38-2204946)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B, ressortissante arménienne, d'une demande d'annulation du refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer le récépissé prévu à l'article 21-25-1 du code civil, constatant la remise d'un dossier complet de naturalisation. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la demande de naturalisation, déposée via la plateforme en ligne ANEF, ne nécessitait pas la délivrance d'un tel récépissé, la notification se faisant par l'application informatique conformément au décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Par conséquent, le refus de délivrance n'étant pas illégal, les conclusions indemnitaires fondées sur cette illégalité ont également été rejetées.
N° TA38-2103554(TA38-2103554)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Viamedis, qui conteste une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement de titres de recettes du centre hospitalier de Bourg-Saint-Maurice. La société soutenait que deux titres avaient déjà été payés et que le troisième, relatif à des frais de transport SMUR, n'était pas fondé. Le tribunal a rejeté la contestation des deux premiers titres, la société ne contestant pas leur bien-fondé. S'agissant du troisième titre, le tribunal a jugé, sur le fondement des articles L. 162-23-15 et D. 162-6 du code de la sécurité sociale, que les frais de transport SMUR sont financés par une dotation forfaitaire et ne peuvent être facturés au patient, annulant ainsi le titre de recettes n°1941091 et déchargeant la société de l'obligation de payer la somme correspondante.
N° TA38-2204953(TA38-2204953)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision du 1er avril 2022 par laquelle l'OFII avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A, un demandeur d'asile afghan. Le tribunal a jugé que la décision était entachée d'un vice de procédure, l'OFII n'ayant pas mis en œuvre une procédure contradictoire préalable conforme aux exigences des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à compter de la date de la décision annulée, sans toutefois assortir cette injonction d'une astreinte.
N° TA38-2503478(TA38-2503478)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A C contestant les arrêtés du 24 mars 2025 par lesquels la préfète de l'Isère lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, lui a interdit le retour pendant un an et l'a assigné à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 613-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) avait été respectée. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas les articles L. 423-23 et L. 425-9 du CESEDA ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2501880(TA38-2501880)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions en suspension et en injonction, après que la préfète de l'Isère a conclu au non-lieu à statuer. Le juge a admis provisoirement M. B à l'aide juridictionnelle et rejeté le surplus des conclusions, notamment celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La requête initiale visait à suspendre le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en lien avec le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2502998(TA38-2502998)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant accordé un rendez-vous le 21 mai 2025 après l'introduction de la requête, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, l'État a été condamné à verser 500 euros à l'avocat de Mme A, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.
N° TA38-2407741(TA38-2407741)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 30 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation. Il a estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais d'instance ont été rejetées.
N° TA38-2407739(TA38-2407739)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté que la requête de M. A, visant à contester un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, était devenue sans objet. En effet, la préfète de l’Isère a retiré l’arrêté attaqué le 27 février 2025, après l’introduction du recours. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et en injonction. Il a également condamné l’État à verser 900 euros à l’avocate de M. A au titre des frais d’instance, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2205444(TA38-2205444)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. et Mme C contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2015 et 2017, assorties de pénalités pour manquement délibéré. Les requérants soutenaient que les plus-values de cession de titres étaient éligibles à un report d'imposition en application des articles 150-0 D bis et 150-0 B ter du code général des impôts, et contestaient le bien-fondé de la majoration de 40 %. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que les conditions des reports d'imposition n'étaient pas remplies et que l'intention délibérée d'éluder l'impôt était établie, confirmant ainsi les impositions et pénalités.
N° TA38-2202247(TA38-2202247)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS Coppel Maintenance Industrie, qui contestait des rappels de taxe sur les salaires pour les années 2017 à 2019. La société invoquait une irrégularité de procédure, soutenant que l'envoi concomitant d'un avis d'examen de comptabilité et d'une mise en demeure de déclaration était impossible. Le tribunal a jugé qu'aucune disposition légale n'interdit cette concomitance, et que la taxation d'office était régulière faute de dépôt des déclarations par la société. Il a également écarté le moyen relatif à l'exclusion de la rémunération du directeur général de l'assiette de la taxe, sans se prononcer sur la pénalité de l'article 1728 du code général des impôts, la requête étant rejetée dans son ensemble.