Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

34 263 décisions disponibles — page 546/1714

DécisionREJETE

TA38-2500700(TA38-2500700)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. A E. Cette mesure vise à déterminer les causes et conséquences des préjudices subis suite à sa prise en charge au CHU Grenoble Alpes en février et septembre 2024, en lien avec une infection post-opératoire. Le tribunal a jugé la mesure utile pour un éventuel recours en responsabilité, rejetant les demandes de communication préalable de débours et de pré-rapport obligatoire. La mission a été confiée à un collège de deux experts, sans préjudice sur la charge finale des frais.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407741(TA38-2407741)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 30 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation. Il a estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais d'instance ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2407739(TA38-2407739)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté que la requête de M. A, visant à contester un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, était devenue sans objet. En effet, la préfète de l’Isère a retiré l’arrêté attaqué le 27 février 2025, après l’introduction du recours. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et en injonction. Il a également condamné l’État à verser 900 euros à l’avocate de M. A au titre des frais d’instance, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2305473(TA38-2305473)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de six arbitres contestant la décision du 11 avril 2023 du district de l'Isère de football, qui conditionnait leur désignation pour les demi-finales et finales de coupe à un comportement exemplaire. La juridiction a jugé la requête irrecevable, car les requérants n'avaient pas saisi le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) dans le délai de quinze jours suivant la publication de la décision, comme l'exige l'article R. 141-15 du code du sport. Cette saisine constituait un préalable obligatoire à tout recours contentieux en application de l'article R. 141-5 du même code. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires d'injonction et d'indemnisation ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA38-2103554(TA38-2103554)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Viamedis, qui conteste une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement de titres de recettes du centre hospitalier de Bourg-Saint-Maurice. La société soutenait que deux titres avaient déjà été payés et que le troisième, relatif à des frais de transport SMUR, n'était pas fondé. Le tribunal a rejeté la contestation des deux premiers titres, la société ne contestant pas leur bien-fondé. S'agissant du troisième titre, le tribunal a jugé, sur le fondement des articles L. 162-23-15 et D. 162-6 du code de la sécurité sociale, que les frais de transport SMUR sont financés par une dotation forfaitaire et ne peuvent être facturés au patient, annulant ainsi le titre de recettes n°1941091 et déchargeant la société de l'obligation de payer la somme correspondante.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2204953(TA38-2204953)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision du 1er avril 2022 par laquelle l'OFII avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A, un demandeur d'asile afghan. Le tribunal a jugé que la décision était entachée d'un vice de procédure, l'OFII n'ayant pas mis en œuvre une procédure contradictoire préalable conforme aux exigences des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à compter de la date de la décision annulée, sans toutefois assortir cette injonction d'une astreinte.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2204946(TA38-2204946)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B, ressortissante arménienne, d'une demande d'annulation du refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer le récépissé prévu à l'article 21-25-1 du code civil, constatant la remise d'un dossier complet de naturalisation. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la demande de naturalisation, déposée via la plateforme en ligne ANEF, ne nécessitait pas la délivrance d'un tel récépissé, la notification se faisant par l'application informatique conformément au décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Par conséquent, le refus de délivrance n'étant pas illégal, les conclusions indemnitaires fondées sur cette illégalité ont également été rejetées.

Résumé IA
OrdonnancePARTIEL

TA38-2502597(TA38-2502597)

**Sujet principal :** Recours d’une personne reconnue prioritaire pour un hébergement d’urgence, n’ayant pas reçu d’offre de la part de l’administration. **Juridiction :** Tribunal administratif de Grenoble (ordonnance). **Solution retenue :** Le tribunal constate que Mme A, désignée prioritaire par la commission de médiation de l’Isère le 19 décembre 2024, n’a reçu aucune offre d’hébergement. Il enjoint à la préfète de l’Isère de lui proposer un accueil dans une structure adaptée, sous astreinte de 200 euros par jour de retard à l’expiration d’un délai de quinze jours suivant la notification de l’ordonnance. **Textes appliqués :** Article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation (recours en cas d’absence d’offre d’hébergement pour un demandeur prioritaire), et article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique (admission provisoire à l’aide juridictionnelle).

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2503520(TA38-2503520)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas démontré avoir épuisé toutes les voies de prise de rendez-vous, notamment le service "démarches simplifiées" disponible en ligne. La solution retenue est le rejet de la demande, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond.

Résumé IA
OrdonnancePARTIEL

TA38-2503802(TA38-2503802)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B et sa fille, sans hébergement ni ressources, afin d'obtenir une orientation vers un lieu d'hébergement adapté. Le juge a constaté que la carence de l'administration à assurer le droit à l'hébergement d'urgence, prévu par les articles L. 345-2-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles, portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale de la dignité humaine. En conséquence, il a enjoint à la préfète de l'Isère de proposer un hébergement d'urgence aux requérantes sous 48 heures, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Les textes appliqués sont l'article L. 521-2 du code de justice administrative et les articles L. 345-2-2 et L. 121-7 du code de l'action sociale et des familles.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA38-2208626(TA38-2208626)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’une demande d’annulation de la décision du 20 octobre 2022 par laquelle l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) lui refusait les conditions matérielles d’accueil. En cours d’instance, l’OFII a fait droit à cette demande le 31 janvier 2023, rendant les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté le surplus, notamment la demande de frais irrépétibles. La décision se fonde sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2202319(TA38-2202319)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SARL CGS Paysage, qui sollicitait la restitution d'un indu de 4 971 euros au titre d'un acompte de TVA versé en décembre 2020. La société, soumise au régime simplifié d'imposition, soutenait que cet acompte constituait une avance indue de trésorerie au regard de l'article 242 septies A de l'annexe II au code général des impôts. Le tribunal a jugé que l'acompte de décembre 2020, égal à 40 % de la taxe due au titre de l'exercice précédent, était conforme aux dispositions du 3 de l'article 287 du code général des impôts. Il a également constaté que le trop-perçu éventuel avait été régulièrement imputé sous forme de crédit, rejetant ainsi le moyen soulevé.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2502642(TA38-2502642)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 19 février 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a refusé d'admettre Mme A dans le parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle (PSP) prévu à l'article L. 121-9 du code de l'action sociale et des familles. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, la préfète ne pouvant se fonder sur l'absence de sortie effective de la prostitution pour refuser le parcours. Il a enjoint à la préfète d'admettre provisoirement Mme A dans ce dispositif.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2202335(TA38-2202335)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les demandes de M. B A, un moniteur cycliste, qui contestait son imposition à l'impôt sur le revenu et les rappels de TVA pour 2014-2015. Le tribunal a jugé que l'activité de vente d'équipements sportifs n'était pas accessoire à son activité de monitorat et devait être déclarée comme bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Il a également estimé que les prestations de logistique, transport et vente de vélos n'étaient pas exonérées de TVA au titre de l'article 261 du code général des impôts. Enfin, les pénalités pour manquement délibéré ont été maintenues, l'administration ayant prouvé l'intention d'éluder l'impôt.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2202270(TA38-2202270)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS Garage Verdan, qui contestait des rappels de TVA et pénalités pour la période 2017-2019. La société, active dans le négoce de véhicules, n'a pas obtenu la décharge des impositions, le tribunal ayant écarté ses moyens de procédure et de fond. La juridiction a jugé régulière la procédure de vérification, estimant notamment que l'administration n'avait pas à justifier des rappels avant la notification et que la réponse aux observations était motivée. Sur le fond, le tribunal a confirmé le bien-fondé des rappels, en se fondant sur les dispositions du code général des impôts et la directive 2006/112/CE.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2408205(TA38-2408205)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme E, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté du préfet de la Drôme du 12 août 2024. Cet arrêté retirait son certificat de résidence de dix ans pour rupture de la vie conjugale, l'obligeait à quitter le territoire français, fixait le pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que le préfet pouvait légalement fonder le retrait sur la fraude, en application de l'article L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration, nonobstant l'absence de stipulation spécifique dans l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme E.

Résumé IA
OrdonnanceINJONCTION

TA38-2503729(TA38-2503729)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision de la préfète de l'Isère fixant au 15 mai 2025 l'enregistrement de la demande d'asile de Mme A, ressortissante béninoise. Le juge a considéré que ce délai de près de deux mois, excédant le délai légal de dix jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale qu'est le droit d'asile. Il a enjoint à la préfète d'enregistrer la demande dans un délai de trois jours ouvrés à compter de la notification de l'ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2107020(TA38-2107020)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation de la 7ème chambre, rejette la requête de la SAS Auchan Hypermarché. Celle-ci demandait l'annulation des arrêtés préfectoraux du 16 août et du 1er septembre 2021 imposant le passe sanitaire dans les centres commerciaux de plus de 20 000 m² en Haute-Savoie. Le tribunal juge que ces mesures, fondées sur la loi du 31 mai 2021 et le décret du 1er juin 2021, étaient proportionnées aux risques sanitaires et appropriées aux circonstances. Il écarte les moyens d’illégalité soulevés, notamment l’atteinte disproportionnée aux libertés d’entreprendre, d’aller et venir, et au principe d’égalité.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2503494(TA38-2503494)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B épouse C. Celle-ci demandait qu'il soit ordonné à la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas établi avoir tenté d'obtenir ce document par les voies numériques mises à sa disposition par la préfecture. La demande a donc été rejetée par une ordonnance motivée, sans application des dispositions de l'article L. 522-1 du même code.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2206113(TA38-2206113)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les demandes de M. A, qui contestait la taxe sur les logements vacants due pour les années 2020 et 2021 (969 et 971 euros) pour un appartement à Echirolles. Le requérant soutenait que la vacance était indépendante de sa volonté, mais le tribunal a jugé que son offre de location était supérieure au prix du marché, ce qui exclut l'application de l'exonération prévue à l'article 232 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant ainsi le bien-fondé des impositions.

Résumé IA