Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionREJETE

TA38-2502037(TA38-2502037)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 11 avril 2025, a pris acte du désistement de Mme A de sa demande d'astreinte visant à obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance de référé du 24 juillet 2024. Cette ordonnance avait suspendu le refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler son titre de séjour et enjoint sa délivrance provisoire. La préfète ayant justifié de la fabrication d'un titre de séjour valable jusqu'en 2027, la requérante s'est désistée de sa demande principale. Le tribunal a rejeté les conclusions de Mme A relatives aux frais irrépétibles, faute de les avoir chiffrées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2206414(TA38-2206414)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E, ressortissant marocain, qui demandait l'annulation du refus de renouvellement de son titre de séjour pris par la préfète de la Drôme le 1er août 2022. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'erreur de fait, ce dernier n'étant pas établi faute de preuve suffisante du lien de filiation avec son second enfant. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en l'absence de démonstration d'une vie privée et familiale stable en France ou d'une participation effective à l'entretien de son enfant français. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2502140(TA38-2502140)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour de M. B, ressortissant cubain. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la préfète de l'Isère avait délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction le 7 mars 2025, permettant le maintien de ses droits et de son activité professionnelle. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code ont également été rejetées.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2206516(TA38-2206516)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la demande de la SARL Domino Sign, qui contestait des rappels de TVA, d'impôt sur les sociétés et d'autres impositions suite à une vérification de comptabilité. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions relatives à la TVA, aux retenues à la source et aux impôts locaux, faute de réclamation préalable sur ces points, limitant le litige aux seuls rehaussements d'impôt sur les sociétés. Sur le fond, la société invoquait une privation de la garantie de recours hiérarchique prévue par la charte du contribuable vérifié. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la procédure d'imposition était régulière et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser de textes spécifiques autres que ceux du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2206588(TA38-2206588)

Le Tribunal administratif de Grenoble annule la décision du 24 mars 2022 par laquelle le directeur de la maison d’arrêt de Bonneville a placé provisoirement Mme A à l’isolement pour cinq jours. La décision est annulée en raison d’un vice de forme, car elle ne comportait pas la signature lisible ni les nom, prénom et qualité de son auteur, en méconnaissance de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal n’a pas examiné les autres moyens soulevés. L’État est condamné à verser 1 000 euros à l’avocat de Mme A au titre de l’aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2206746(TA38-2206746)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la Sasu Jacob Advisory, représentante fiscale d'une société chinoise, qui contestait des rappels de TVA et pénalités pour la période de janvier à mars 2021. Le tribunal a jugé que l'avis de mise en recouvrement, adressé au nom de la société étrangère, était régulier et que la société requérante n'était pas le redevable légal de la taxe. Il a également estimé que l'administration avait suffisamment motivé la majoration pour manquement délibéré de 40 %, fondée sur l'article 1729 du code général des impôts. La solution retenue confirme que le représentant fiscal ne peut être tenu pour responsable des obligations déclaratives de son mandant.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2408205(TA38-2408205)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme E, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté du préfet de la Drôme du 12 août 2024. Cet arrêté retirait son certificat de résidence de dix ans pour rupture de la vie conjugale, l'obligeait à quitter le territoire français, fixait le pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que le préfet pouvait légalement fonder le retrait sur la fraude, en application de l'article L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration, nonobstant l'absence de stipulation spécifique dans l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme E.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2206113(TA38-2206113)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les demandes de M. A, qui contestait la taxe sur les logements vacants due pour les années 2020 et 2021 (969 et 971 euros) pour un appartement à Echirolles. Le requérant soutenait que la vacance était indépendante de sa volonté, mais le tribunal a jugé que son offre de location était supérieure au prix du marché, ce qui exclut l'application de l'exonération prévue à l'article 232 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant ainsi le bien-fondé des impositions.

Résumé IA
DécisionAUTRE

TA38-2502822(TA38-2502822)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. B A, occupant sans droit ni titre d'un logement dans une résidence universitaire du CROUS Grenoble Alpes. La demande du CROUS a été jugée recevable car elle ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, l'intéressé n'ayant pas demandé le renouvellement de son occupation après août 2024 et s'étant maintenu dans les lieux malgré deux mises en demeure. L'urgence et l'utilité de la mesure ont été caractérisées par la nécessité de garantir la continuité du service public, le logement devant être attribué à un autre étudiant. La décision s'appuie sur le code général de la propriété des personnes publiques et le règlement intérieur des résidences universitaires du CROUS.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2206759(TA38-2206759)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, détenu, qui contestait la sanction de trente jours de cellule disciplinaire infligée par la commission de discipline du centre pénitentiaire de Grenoble-Varces. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet de son recours administratif préalable obligatoire n'était pas illégale en raison de son absence de motivation, faute pour le requérant d'avoir demandé la communication des motifs. Il a également écarté les autres moyens, notamment ceux tirés de la violation des droits de la défense et de la disproportion de la sanction, en se fondant sur les dispositions du code pénitentiaire et du code des relations entre le public et l'administration.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2301054(TA38-2301054)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le refus du préfet de la Drôme d'enregistrer sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant l'enregistrement, car la demande, déposée après un précédent refus de séjour, était fondée sur des éléments non nouveaux et présentait un caractère dilatoire. La solution s'appuie sur les articles R. 431-10 à R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent de refuser l'enregistrement d'une demande abusive ou dilatoire.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2206804(TA38-2206804)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, détenu, qui contestait le refus de son transfert du centre pénitentiaire de Saint-Quentin Fallavier vers celui de Béziers. Le tribunal a jugé que cette décision, refusant un changement d'établissement, constitue une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car elle ne porte pas aux droits fondamentaux (vie familiale) une atteinte excédant les contraintes inhérentes à la détention. La solution retenue est l'irrecevabilité de la requête, fondée sur l'absence d'acte administratif faisant grief, en application des principes généraux du contentieux administratif et du code pénitentiaire.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2206904(TA38-2206904)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant une mise en demeure de payer 493 559 euros pour des rappels de TVA et d'IS dus par la société Access Garden (2005-2009). M. B invoquait la prescription de la créance, faute d'acte de poursuite dans les quatre ans suivant la mise en recouvrement du 15 juin 2012. Le tribunal a jugé que le jugement du tribunal correctionnel du 2 septembre 2016, déclarant M. B solidairement responsable sur le fondement de l'article 1745 du code général des impôts, a interrompu la prescription et fait courir un nouveau délai, rendant la mise en demeure de 2022 non prescrite.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA38-2207467(TA38-2207467)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la SAS KB9 contestant deux titres de perception émis par la direction départementale des finances publiques de l'Essonne pour le recouvrement de contributions spéciale et forfaitaire (54 750 € et 6 557 €) consécutives à l'emploi de trois ressortissants étrangers sans titre de séjour. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), jugeant que la société pouvait contester le bien-fondé de la créance à l'appui de son recours contre les titres exécutoires. Cependant, il a estimé que les moyens invoqués, tirés de vices propres à la décision initiale de l'OFII (comme le défaut de procédure contradictoire), étaient inopérants car sans incidence sur la légalité des titres de perception. La solution retenue est le rejet de la requête, appliquant les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2501968(TA38-2501968)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi par M. B d’une demande d’astreinte visant à contraindre la préfète de l’Isère à exécuter une précédente ordonnance du 24 janvier 2025 lui enjoignant de délivrer un titre provisoire de séjour et de travail. En défense, la préfète a justifié avoir convoqué l’intéressé pour remettre le document, rendant la demande d’astreinte sans objet. Le juge des référés a donc constaté le non-lieu à statuer sur cette demande et rejeté le surplus des conclusions, notamment celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur la loi relative à l’aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2107020(TA38-2107020)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation de la 7ème chambre, rejette la requête de la SAS Auchan Hypermarché. Celle-ci demandait l'annulation des arrêtés préfectoraux du 16 août et du 1er septembre 2021 imposant le passe sanitaire dans les centres commerciaux de plus de 20 000 m² en Haute-Savoie. Le tribunal juge que ces mesures, fondées sur la loi du 31 mai 2021 et le décret du 1er juin 2021, étaient proportionnées aux risques sanitaires et appropriées aux circonstances. Il écarte les moyens d’illégalité soulevés, notamment l’atteinte disproportionnée aux libertés d’entreprendre, d’aller et venir, et au principe d’égalité.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2206122(TA38-2206122)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre) a statué sur la requête de M. et Mme B contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de 2018, suite à la cession de parts sociales. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel, à hauteur de 6 092 euros pour l'impôt sur le revenu et 9 048 euros pour les prélèvements sociaux, en raison d'un dégrèvement accordé en cours d'instance. Sur le surplus, la demande de décharge a été rejetée, le tribunal jugeant qu'un courrier de dégrèvement antérieur ne constituait pas une prise de position formelle de l'administration au sens de l'article L. 80 B du livre des procédures fiscales. La solution s'appuie sur les articles L. 80 A et L. 80 B du livre des procédures fiscales.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2207522(TA38-2207522)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait le refus du préfet de la Drôme de lui délivrer un titre de séjour en tant que parent d'enfant français. Le tribunal a jugé que Mme A ne pouvait prétendre à la délivrance d'un titre de séjour de plein droit sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car elle était entrée en métropole sans l'autorisation spéciale requise par l'article L. 832-2 du même code pour les titres délivrés à Mayotte. La décision attaquée n'a pas non plus été jugée contraire à l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, la vie familiale pouvant se poursuivre à Mayotte. Toutes les conclusions de la requête ont donc été rejetées.

Résumé IA
OrdonnancePARTIEL

TA38-2503767(TA38-2503767)

nationalité géorgienne, et Mme J E, née le 14 mars 1982, de même nationalité, sont entrés en France avec leurs trois enfants mineurs, B D E (15 ans), I D E (9 ans) et H D E (5 ans). Ils ont sollicité l'asile et se sont vu remettre une attestation de demandeur d'asile le 7 mars 2025, valable jusqu'au 6 avril 2025. Par une ordonnance du 2 avril 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a enjoint à la préfète de l'Isère de convoquer les requérants afin d'enregistrer leurs demandes d'asile et de leur remettre un récépissé, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du 8 avril 2025. Il est constant que cette ordonnance n'a pas été exécutée à la date de la présente ordonnance. Les requérants, qui ne disposent d'aucune ressource et sont sans hébergement, se trouvent dans une situation de détresse sociale caractérisée. Dans ces conditions, et eu égard à la présence de trois enfants mineurs, la carence de l'administration à leur offrir un hébergement d'urgence constitue une atteinte

Résumé IA
DécisionAUTRE

TA38-2503186(TA38-2503186)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé par Mme A C D, a examiné sa demande visant à faire exécuter sous astreinte une précédente ordonnance du 7 mars 2025. Cette ordonnance enjoignait au recteur de l'académie de Grenoble de recruter un accompagnant pour ses enfants en situation de handicap pendant la pause méridienne. Le tribunal a constaté que le recteur avait justifié de l'exécution de cette injonction par la signature d'un avenant au contrat d'une AESH. En application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d'astreinte.

Résumé IA