Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2503268(TA38-2503268)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, du refus implicite de lui délivrer un titre de séjour salarié. En cours d’instance, la requérante s’est désistée de ses conclusions en référé après avoir obtenu une attestation de prolongation de l’instruction de sa demande. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et, considérant que l’administration était partie perdante, a condamné l’État à verser 800 euros à Mme A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2503535(TA38-2503535)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. D visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 26 février 2025 interdisant la présentation au public d'animaux non domestiques par son établissement "Le Parc des Perroquets". Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'absence de compétence du signataire, le défaut de motivation ou le détournement de pouvoir, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande de médiation a été rejetée en raison de l'opposition du préfet. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 213-7 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'environnement.
N° TA38-2501685(TA38-2501685)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de délivrer à Mme B, ressortissante vietnamienne, une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de visa "visiteur". Le juge a considéré que l'urgence était présumée et que la mesure était utile, malgré l'erreur initiale de la requérante sur le fondement de sa demande. L'injonction est assortie d'une astreinte de 150 euros par jour de retard. La décision s'appuie notamment sur l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2503973(TA38-2503973)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu la décision de la préfète de l'Isère fixant au 2 juin 2025 l'enregistrement des demandes d'asile de M. et Mme B et de leur fille mineure. Le juge a estimé que ce délai, excédant le délai légal de trois jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale. Il a enjoint à la préfète de convoquer les requérants sous trois jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en raison de l'urgence caractérisée par leur absence de logement et de revenus ainsi que l'état de santé de leur enfant.
N° TA38-2406769(TA38-2406769)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 15 avril 2025, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A B. Ce dernier contestait le rejet implicite de son recours contre un refus de paiement d'une subvention pour la prime de transition énergétique. En cours d'instance, l'Agence nationale de l'habitat a accordé à M. B une prime de 4 000 euros, retirant ainsi la décision attaquée. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour clore l'affaire.
N° TA38-2503303(TA38-2503303)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la requête de M. B, gérant de la SARL SPAD, qui demandait l’annulation de la procédure de passation d’un marché de mise en sécurité des façades de la cité scolaire Jean Prévost, lancé par le département de l’Isère. La requête est irrecevable car le marché a été signé le 20 mars 2025, soit avant l’introduction du recours le 26 mars 2025, en méconnaissance de l’article L. 551-1 du code de justice administrative qui impose de saisir le juge avant la conclusion du contrat. Les moyens soulevés par le requérant, relatifs à des irrégularités techniques et à l’utilisation de documents, n’ont pas été examinés au fond. La demande de la société Altius au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative est également rejetée.
N° TA38-2503811(TA38-2503811)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui accorder un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que, malgré des délais de rendez-vous anormalement longs, la situation de M. B, en situation irrégulière depuis plus de dix ans, ne caractérisait pas une urgence justifiant l'intervention du juge des référés. La requête a donc été rejetée, bien que l'aide juridictionnelle provisoire ait été accordée.
N° TA38-2407857(TA38-2407857)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du préfet de l'Isère du 6 août 2024 refusant d'enregistrer la demande d'admission au séjour de M. B, ressortissant marocain, et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet ne pouvait opposer un refus d'enregistrement à une demande présentée sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que cette disposition n'institue pas une catégorie de titre distincte mais une procédure d'admission exceptionnelle. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de procéder à l'enregistrement de la demande et de délivrer un récépissé à M. B, sans se prononcer sur le bien-fondé de la demande de titre de séjour.
N° TA38-2202781(TA38-2202781)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a partiellement condamné l'État à indemniser M. C, moniteur de snowboard, pour le préjudice moral subi suite au refus illégal de lui délivrer une carte professionnelle. Cette illégalité, constatée par un jugement du tribunal administratif de Lyon du 27 juin 2017, constitue une faute engageant la responsabilité de l'État. Toutefois, la demande d'indemnisation pour perte de revenus a été rejetée, faute pour le requérant de démontrer un préjudice économique certain. Le tribunal a fixé l'indemnité pour préjudice moral à 1 500 euros, en application des principes de la responsabilité administrative.
N° TA38-2101565(TA38-2101565)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné la requête de Mme A, infirmière, qui contestait l'avis favorable de la Caisse des dépôts et consignations (CNRACL) à sa mise à la retraite pour invalidité. Le tribunal a jugé que cet avis constitue une mesure préparatoire non détachable de la décision de mise à la retraite prise par l'autorité compétente (le centre hospitalier). Par conséquent, la requête dirigée uniquement contre cet avis a été déclarée irrecevable, faute de faire grief. La solution retenue est fondée sur les articles R. 421-1 du code de justice administrative et 30-31 du décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003.
N° TA38-2503625(TA38-2503625)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour était devenue sans objet. En effet, la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction par la préfète de l'Isère a implicitement rapporté la décision contestée. Le juge a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et injonctives, tout en accordant l'aide juridictionnelle provisoire au requérant. L'Etat a été condamné à verser 600 euros à l'avocate du requérant au titre des frais de justice.
N° TA38-2503425(TA38-2503425)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de la Haute-Savoie a délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction puis une décision favorable pour une carte de séjour, rendant la demande d'injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a toutefois condamné l'État à verser 900 euros à M. B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2503629(TA38-2503629)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait une injonction à la préfète de l'Isère de statuer sur sa demande de regroupement familial. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions en annulation d'une décision administrative, l'injonction étant présentée à titre principal. De plus, la demande était dépourvue d'objet, une décision implicite de rejet étant née le 21 mai 2024 en application de l'article R. 434-26 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2500188(TA38-2500188)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par la société Percevalière Auto d’un litige contractuel l’opposant à l’Agence de services et de paiement (ASP) concernant un ordre de reversement d’un bonus écologique, s’est déclaré incompétent territorialement. En application des articles R. 312-11 et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que la convention liant les parties désignait le tribunal administratif de Limoges comme seul compétent. Par conséquent, le dossier a été transmis à cette juridiction.
N° TA38-2406666(TA38-2406666)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. C pour contester une décision du directeur académique de l'Isère lui ordonnant d'inscrire son enfant à l'école. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après une demande en ce sens, le tribunal a constaté son désistement sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l'affaire.
N° TA38-2502648(TA38-2502648)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence, fait droit à la requête de Mme B, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation de l'Isère le 25 juillet 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adapté (type T2) ne lui a été proposée, le tribunal, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, enjoint à la préfète de l'Isère de lui attribuer un logement dans un délai de six semaines. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, et les frais d'avocat sont mis à la charge de l'État.
N° TA38-2503390(TA38-2503390)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant algérien. Le juge a retenu l'urgence, présumée en matière de refus de renouvellement, et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article 7bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a enjoint à la préfète de l'Isère de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous huitaine. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les textes conventionnels précités.
N° TA38-2502677(TA38-2502677)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu la décision du 16 janvier 2025 par laquelle la commission de médiation de l'Isère avait déclaré sans objet la demande d'hébergement de M. D. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, M. D étant toujours sans hébergement malgré une précédente décision de reconnaissance prioritaire, et que le moyen tiré d'une erreur de fait était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin de prononcer d'injonction supplémentaire.
N° TA38-2404376(TA38-2404376)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’une requête en annulation d’un arrêté municipal de non-opposition à déclaration préalable, délivré pour la transformation d’une maison en immeuble collectif. En cours d’instance, les requérants ont indiqué que la décision attaquée avait été retirée, rendant le litige sans objet, et se sont désistés de leurs conclusions à fin d’annulation. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2502651(TA38-2502651)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a été saisi par M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation de l'Isère le 16 janvier 2025 pour un hébergement d'urgence, mais n'ayant reçu aucune offre. Sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le juge a constaté que l'administration n'avait pas proposé d'hébergement et que l'urgence persistait. En conséquence, il a enjoint à la préfète de l'Isère d'accueillir M. A dans une structure adaptée sous astreinte de 200 euros par jour de retard passé un délai de 15 jours. La solution retenue ordonne l'exécution de la décision de la commission de médiation.