Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionREJETE

TA38-2301305(TA38-2301305)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la CAF de la Haute-Savoie lui accordant une remise partielle d’un indu de prime d’activité de 3 272,89 euros, tout en maintenant à sa charge un solde de 2 348,95 euros. La requérante invoquait sa situation de précarité financière pour obtenir une remise totale, mais le tribunal a estimé qu’elle n’établissait pas cette précarité et qu’elle pouvait rembourser le solde par mensualités. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui conditionne la remise gracieuse à la bonne foi ou à la précarité du débiteur, en l’absence de manœuvre frauduleuse. Le juge a considéré que les omissions répétées de déclaration des revenus ne justifiaient pas une remise supplémentaire, faute de preuve de précarité.

Résumé IA
DécisionAUTRE

TA38-2301177(TA38-2301177)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a été saisi par Mme A d’une demande d’annulation partielle d’une décision de la CAF de la Savoie lui accordant une remise gracieuse partielle d’un indu de prime d’activité de 2 473,05 euros, afin d’obtenir une remise totale. La requérante invoquait sa précarité financière. Le tribunal a constaté que l’indu litigieux avait été intégralement récupéré par l’organisme payeur, rendant la requête sans objet. En application de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, il a prononcé un non-lieu à statuer.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2301142(TA38-2301142)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné la requête de M. C B contestant un titre de recettes émis le 2 septembre 2022 par le conseil départemental de la Haute-Savoie pour un indu d'allocation personnalisée d'autonomie (APA) de 26 154,44 euros. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le département, considérant que le recours gracieux de M. B était recevable. Sur le fond, le juge a annulé le titre de recettes et déchargé M. B de l'obligation de payer, en application des articles L. 232-1 et suivants du code de l'action sociale et des familles relatifs à l'APA, ainsi que de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue repose sur l'absence de preuve d'une fraude et sur le principe que l'APA n'est pas récupérable sur la succession du bénéficiaire en l'absence de mauvaise foi ou de manœuvres frauduleuses établies.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2300925(TA38-2300925)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de l'Isère de lui accorder une remise de dette pour un indu de prime d'activité de 1 970,80 euros. Le tribunal a jugé que la requérante, en demandant une remise gracieuse, avait implicitement reconnu le bien-fondé de l'indu et ne pouvait plus le contester. Il a également estimé que, malgré sa bonne foi non contestée, Mme A ne justifiait pas de la précarité de sa situation financière permettant d'obtenir une remise de dette. La décision s'appuie sur les articles L. 845-2 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2300886(TA38-2300886)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant un indu de prime d'activité de 3 788,99 euros et une pénalité administrative de 975 euros. La décision confirme le bien-fondé de l'indu, fondé sur la déclaration tardive de sa vie maritale, et valide la pénalité pour déclaration inexacte. Le tribunal a appliqué les articles L. 114-17 du code de la sécurité sociale et les règles de procédure contradictoire, estimant que les moyens soulevés (défaut de motivation, absence de communication) étaient infondés. La demande de remise gracieuse a également été rejetée, la situation de précarité de la requérante ne constituant pas une erreur manifeste d'appréciation.

Résumé IA
DécisionAUTRE

TA38-2300838(TA38-2300838)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a accordé à M. B la remise gracieuse totale du solde de sa dette de prime d'activité, d'un montant de 1 736,97 euros. Cette dette résultait d'omissions de déclaration de ressources (pension d'invalidité et indemnités journalières), mais la bonne foi du requérant n'était pas contestée. Le tribunal a estimé que la précarité de sa situation financière justifiait une remise totale, en application de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2300697(TA38-2300697)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A contestant un indu de prime d'activité de 3 421,02 euros pour la période de janvier 2021 à juin 2022. Les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables faute de réclamation préalable auprès de la caisse d'allocations familiales. Les conclusions tendant au rétablissement des droits à la prime d'activité ont également été rejetées, Mme A n'ayant pas justifié des démarches nécessaires auprès de l'organisme payeur. La décision s'appuie sur les articles L. 842-1, L. 842-3 et L. 842-4 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur l'article R. 421-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2410330(TA38-2410330)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A contestant l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Haute-Savoie. Le requérant invoquait des craintes en cas de retour au Sri Lanka, mais ce moyen a été jugé inopérant ou insuffisamment étayé. La demande d'asile de M. A avait déjà été rejetée par la Cour nationale du droit d'asile. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2503549(TA38-2503549)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C qui demandait la suspension de la décision du président du conseil départemental de l'Isère refusant sa demande de mesure d'accompagnement jeune majeur. Le juge a constaté que le recours administratif préalable obligatoire, prévu à l'article L. 134-2 du code de l'action sociale et des familles, avait été formé après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois, rendant la requête au fond tardive. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence ou les autres moyens soulevés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503604(TA38-2503604)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté de remise aux autorités espagnoles pris par la préfète du Rhône. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, notamment en ce qui concerne la compétence de son auteur et sa motivation. Il a également estimé que la remise aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de la demande d'asile en application du Règlement (UE) n° 604-2013 (Dublin III), ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.

Résumé IA
OrdonnanceAUTRE

TA38-2503630(TA38-2503630)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par M. B d’une requête contestant un arrêté préfectoral d’éloignement (obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour d’un an), s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, il a appliqué l’article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence de l’intéressé pour les litiges relatifs aux décisions de police. Par ordonnance du 16 avril 2025, le tribunal a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Paris.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2502733(TA38-2502733)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui demandait le réexamen de sa demande de dégrèvement de cotisation foncière des entreprises pour 2023. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la réclamation préalable auprès de l'administration fiscale avait été présentée le 4 février 2025, soit après le délai légal du 31 décembre 2024 prévu à l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a rappelé qu'il ne peut pas suppléer cette tardiveté, qui rend l'action contentieuse irrecevable en application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 199-1 du livre des procédures fiscales.

Résumé IA
OrdonnanceAUTRE

TA38-2503773(TA38-2503773)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours contre un arrêté préfectoral du 6 avril 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour d’un an, se déclare incompétent. Constatant que le requérant résidait à Garges-lès-Gonesse à la date de la décision, il applique les articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne le renvoi de l’affaire au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, territorialement compétent.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2503059(TA38-2503059)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. et Mme D contestant un arrêté préfectoral du 25 février 2025. Cet arrêté imposait à Mme D une obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour d'un an. Les requérants se sont bornés à exposer leurs souhaits de séjour sans invoquer aucun moyen d’illégalité, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête sans examen au fond.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2503600(TA38-2503600)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, ressortissant nigérian, contestant les arrêtés du 1er avril 2025 par lesquels la préfète de l'Isère l'obligeait à quitter le territoire français sans délai, prononçait une interdiction de retour d'un an et l'assignait à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'irrégularité de la notification, jugeant que les conditions de notification n'affectent pas la légalité de la décision. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, confirmant ainsi les mesures d'éloignement et d'assignation à résidence. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme, et la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2503598(TA38-2503598)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A B, ressortissant guinéen, contestant un arrêté préfectoral du 26 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an et d'une assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions de la préfète de l'Isère. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2503863(TA38-2503863)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 15 avril 2025, a rejeté la requête de M. B A. Ce dernier demandait au tribunal de se prononcer sur la possibilité de rouvrir l'instruction de sa demande d'acquisition de la nationalité française, suite à un refus. Le tribunal a jugé cette demande manifestement irrecevable, rappelant qu'il n'a pas compétence pour délivrer des renseignements ou ordonner la réouverture d'une procédure administrative, cette compétence relevant de l'autorité administrative. La solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionINJONCTION

TA38-2503556(TA38-2503556)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension du refus implicite de renouvellement du titre de séjour de M. C, ressortissant tunisien. Le juge a reconnu l'urgence présumée, car le refus de renouvellement menace l'emploi et les ressources de l'intéressé, père de deux enfants français. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 10 de l'accord franco-tunisien était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue est la suspension de l'exécution du refus implicite, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2503554(TA38-2503554)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B concernant sa demande de suspension de la décision du préfet de la Drôme du 20 février 2025, cette demande étant devenue sans objet. Le juge a rejeté le surplus des conclusions, notamment l'injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour, au motif que la délivrance d'un récépissé est subordonnée au caractère complet du dossier en application de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions relatives aux frais de procès ont également été rejetées, faute de démarche préalable de l'intéressé.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2503910(TA38-2503910)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé suspension de M. B, qui contestait la suspension de son permis de conduire pour cinq mois par le préfet de la Haute-Savoie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B n'a pas démontré que son emploi de serrurier nécessitait impérativement le permis de conduire. De plus, son comportement routier dangereux (163 km/h au lieu de 110 km/h) a été jugé incompatible avec l'urgence invoquée. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA