Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2503175(TA38-2503175)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. B, ressortissant congolais, du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) qu'il occupait indûment à La Roche-sur-Foron. La demande d'asile de M. B ayant été définitivement rejetée, son maintien dans les lieux faisait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile dans un contexte de saturation du dispositif d'hébergement en Haute-Savoie. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-11, L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin de l'hébergement après le rejet définitif de la demande d'asile et la possibilité pour le préfet de saisir le juge des référés pour obtenir l'expulsion. Le tribunal a autorisé le recours à la force publique en cas de besoin pour procéder à l'évacuation.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2504048(TA38-2504048)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Voiron en désignant un expert pour examiner un immeuble situé rue Guy Allard et rue Dode, afin de constater l'état des lieux et d'évaluer un éventuel péril imminent. La décision s'appuie sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, qui permet à l'autorité compétente de solliciter une expertise préalablement à un arrêté de mise en sécurité. L'expert devra déposer son rapport sous cinq jours, et les mesures proposées visent à garantir la sécurité publique et celle des occupants.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2503777(TA38-2503777)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé provisoirement l'astreinte de 100 euros par jour prononcée à l'encontre de la préfète de l'Isère pour inexécution de l'injonction de fixer un rendez-vous à Mme A, ressortissante congolaise, pour l'enregistrement de sa demande d'asile. La somme de 1 400 euros a été mise à la charge de l'État pour la période du 3 au 17 avril 2025, en application de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. Mme A a également été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle, et une somme de 600 euros a été accordée à son avocate sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2410330(TA38-2410330)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A contestant l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Haute-Savoie. Le requérant invoquait des craintes en cas de retour au Sri Lanka, mais ce moyen a été jugé inopérant ou insuffisamment étayé. La demande d'asile de M. A avait déjà été rejetée par la Cour nationale du droit d'asile. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2503549(TA38-2503549)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C qui demandait la suspension de la décision du président du conseil départemental de l'Isère refusant sa demande de mesure d'accompagnement jeune majeur. Le juge a constaté que le recours administratif préalable obligatoire, prévu à l'article L. 134-2 du code de l'action sociale et des familles, avait été formé après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois, rendant la requête au fond tardive. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence ou les autres moyens soulevés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503604(TA38-2503604)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté de remise aux autorités espagnoles pris par la préfète du Rhône. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, notamment en ce qui concerne la compétence de son auteur et sa motivation. Il a également estimé que la remise aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de la demande d'asile en application du Règlement (UE) n° 604-2013 (Dublin III), ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.

Résumé IA
OrdonnanceAUTRE

TA38-2503630(TA38-2503630)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par M. B d’une requête contestant un arrêté préfectoral d’éloignement (obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour d’un an), s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, il a appliqué l’article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence de l’intéressé pour les litiges relatifs aux décisions de police. Par ordonnance du 16 avril 2025, le tribunal a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Paris.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2502733(TA38-2502733)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui demandait le réexamen de sa demande de dégrèvement de cotisation foncière des entreprises pour 2023. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la réclamation préalable auprès de l'administration fiscale avait été présentée le 4 février 2025, soit après le délai légal du 31 décembre 2024 prévu à l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a rappelé qu'il ne peut pas suppléer cette tardiveté, qui rend l'action contentieuse irrecevable en application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 199-1 du livre des procédures fiscales.

Résumé IA
OrdonnanceAUTRE

TA38-2503773(TA38-2503773)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours contre un arrêté préfectoral du 6 avril 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour d’un an, se déclare incompétent. Constatant que le requérant résidait à Garges-lès-Gonesse à la date de la décision, il applique les articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne le renvoi de l’affaire au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, territorialement compétent.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2503059(TA38-2503059)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. et Mme D contestant un arrêté préfectoral du 25 février 2025. Cet arrêté imposait à Mme D une obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour d'un an. Les requérants se sont bornés à exposer leurs souhaits de séjour sans invoquer aucun moyen d’illégalité, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête sans examen au fond.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2407503(TA38-2407503)

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 16 avril 2025, du désistement pur et simple de M. et Mme B de leur recours en annulation d’un permis de construire délivré par le maire d’Hostun. Les conclusions indemnitaires des défendeurs, présentées sur le fondement de l’article L. 600-7 du code de l’urbanisme, ont été rejetées comme irrecevables faute d’avoir été formulées dans un mémoire distinct et chiffré. Enfin, la demande de la commune d’Hostun tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2502089(TA38-2502089)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme A d’une demande de suspension de la décision du 4 juillet 2024 du CHU Grenoble Alpes la plaçant en disponibilité d’office pour raison de santé. En cours d’instance, l’administration a pris une nouvelle décision le 24 mars 2025, retirant la décision initiale mais maintenant la même position administrative. Le juge a considéré que le moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de cette nouvelle décision, mais a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie en l’espèce. Par conséquent, la requête aux fins de suspension a été rejetée, sans qu’il soit besoin de statuer sur les autres moyens.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2502064(TA38-2502064)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. B C, agissant en tant que représentant légal de sa mère, Mme A D, qui contestait le refus de la préfète de l'Isère de lui accorder la nationalité française. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité manifeste, car M. C n'a pas justifié de sa qualité de représentant légal malgré une demande de régularisation restée sans réponse. Le juge s'est fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour statuer par ordonnance.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2502842(TA38-2502842)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A contestant son transfert de la maison d'arrêt de Bonneville au centre de détention d'Aiton. Le juge a estimé que cette décision d'affectation, n'entraînant pas par elle-même une aggravation des conditions de détention, n'est pas susceptible de recours contentieux en l'absence d'atteinte aux libertés ou droits fondamentaux du détenu. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceREJETE

TA38-2408952(TA38-2408952)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme tardives les requêtes de M. et Mme A dirigées contre un permis de construire modificatif et un permis d'aménager modificatif délivrés par la commune de Rumilly. Les requérants ont introduit leur recours contentieux le 18 novembre 2024, soit après l'expiration du délai de deux mois suivant le rejet implicite de leur recours gracieux survenu le 24 août 2024. Cette irrecevabilité manifeste a été constatée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En conséquence, M. et Mme A ont été condamnés à verser 1 000 euros à la commune et 1 000 euros à la société pétitionnaire au titre des frais de justice.

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DécisionINJONCTION

TA38-2503289(TA38-2503289)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a enjoint au préfet de la Haute-Savoie de délivrer à M. C, ressortissant béninois, une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La condition d'urgence a été reconnue du fait de l'expiration du titre de séjour et de l'absence de document justifiant la régularité du séjour. Le juge a estimé la mesure utile, constatant que la demande de renouvellement avait été déposée dans les délais et qu'aucune décision de rejet n'était établie. Cette solution s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2502966(TA38-2502966)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant la délivrance d'un premier titre de séjour à Mme B. La condition d'urgence a été reconnue en raison du délai anormalement long d'instruction de la demande et de l'absence d'autorisation de travail. Un doute sérieux sur la légalité de la décision a été retenu au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande sous un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 800 euros à la requérante.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2502912(TA38-2502912)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A sous un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision initiale de clôture du dossier a été implicitement retirée par l'administration, entraînant un non-lieu à statuer sur ce point.

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DécisionREJETE

TA38-2502903(TA38-2502903)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. A visant à enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme d'enregistrer l'annulation judiciaire de son permis de conduire. Le tribunal a constaté que le préfet avait procédé à cet enregistrement le 11 mai 2025, rendant les conclusions à fin d'injonction sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté le surplus de la requête, incluant la demande de frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2502854(TA38-2502854)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de l’exécution d’un arrêté municipal du 26 mars 2025 infligeant à un agent titulaire une exclusion temporaire de six mois (dont deux avec sursis). Le juge a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur l’arrêté initial du 29 janvier 2025, retiré par la commune. Saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, il a rejeté la requête, estimant qu’aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, violation du principe non bis in idem, absence de matérialité des faits, disproportion de la sanction) n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

Résumé IA