Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2500910(TA38-2500910)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme F épouse G, ressortissante arménienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie du 24 juin 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les conventions internationales précitées.
N° TA38-2405295(TA38-2405295)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la société Financière Montblanc d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Samoëns lui refusant un permis d’aménager modificatif. La société requérante s’est ultérieurement désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 18 avril 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux dépens ou frais d’instance n’a été prononcée.
N° TA38-2503622(TA38-2503622)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A épouse D d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré le document sollicité, rendant la demande d'injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l'État à verser 600 euros au conseil de la requérante au titre des frais de justice, sous réserve des conditions de l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2503388(TA38-2503388)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande était irrecevable car le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, et qu'enjoindre la délivrance de l'attestation reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La solution est fondée sur les articles R. 432-1, R. 432-2 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2102306(TA38-2102306)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la SAS TDF contestant l'arrêté du maire de Challonges du 3 décembre 2020 s'opposant à sa déclaration préalable pour l'installation d'un pylône de radiotéléphonie. La société soutenait notamment qu'une décision tacite de non-opposition était née, que l'arrêté était un retrait illégal et que les motifs d'opposition étaient infondés. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requérante, jugeant que la demande de pièce complémentaire était légale et avait prolongé le délai d'instruction, empêchant la naissance d'une décision tacite, et que les motifs de l'opposition étaient valables. La requête a été rejetée, et la SAS TDF a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA38-2405445(TA38-2405445)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de délivrer une carte de séjour “vie privée et familiale” à Mme A, a constaté un non-lieu à statuer. La préfète ayant délivré un titre de séjour valable à l’intéressée le 25 février 2025, les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, met à la charge de l’État une somme de 900 euros au titre des frais de justice, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2501468(TA38-2501468)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d'une demande d'astreinte pour inexécution d'un jugement du 21 octobre 2024, qui enjoignait au préfet de la Savoie de supprimer les mentions au fichier SIS et de réexaminer sa situation. Le préfet a justifié avoir délivré un titre de séjour pluriannuel valable de 2025 à 2030, en cours de fabrication. En conséquence, le tribunal a constaté que les conclusions tendant au prononcé d'une astreinte étaient devenues sans objet et a rejeté la demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision se fonde sur l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
N° TA38-2409529(TA38-2409529)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’une demande de décharge d’une cotisation d’impôt sur le revenu au titre de 2024, relative à une plus-value immobilière. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé un dégrèvement total de l’imposition contestée. Par une ordonnance du 18 avril 2025, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2502522(TA38-2502522)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision de la préfète de l’Isère refusant à Mme B C un parcours de sortie de la prostitution et d’insertion sociale et professionnelle. Le juge a constaté que la condition d’urgence était caractérisée, la décision privant la requérante d’un accès à une aide financière et à un hébergement. Il a également estimé que le moyen tiré de la violation de l’article L. 121-9 du code de l’action sociale et des familles était propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l’exécution de la décision attaquée et enjoint à la préfète de réexaminer la demande de Mme B C dans un délai de quinze jours.
N° TA38-2407180(TA38-2407180)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 17 avril 2025, a constaté le non-lieu à statuer sur la requête de M. A, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un certificat de résident algérien. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, car le préfet a finalement délivré à l'intéressé une carte de résident valable dix ans, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a également rejeté la demande de frais irrépétibles présentée par M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2500198(TA38-2500198)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par le syndicat des copropriétaires de la résidence Adonis d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Val d’Isère pour un chalet de 16 logements. Le syndicat s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 17 avril 2025, la présidente de la 5ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre disposition législative ou réglementaire n’a été appliquée au fond.
N° TA38-2503574(TA38-2503574)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les requêtes de M. B et Mme A D. Les requérants demandaient la suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de leur délivrer une carte de séjour pluriannuelle en tant que membres de la famille d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, la préfète ayant délivré aux intéressés une attestation de prolongation d'instruction, ce qui rouvrait l'instruction de leur demande et reportait la décision implicite de rejet. Les requêtes ont donc été rejetées, y compris les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais d'instance.
N° TA38-2503235(TA38-2503235)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision du 24 janvier 2025 par laquelle la préfète de l'Isère avait invalidé les résultats de l'épreuve théorique du permis de conduire de M. B pour fraude. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'emploi de mécanicien du requérant étant menacé, et que le moyen tiré de l'absence de preuve de la fraude était, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. B dans un délai d'un mois et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2502496(TA38-2502496)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision de la préfète de l'Isère du 19 février 2025 refusant à M. C un parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le refus privant le requérant d'un accès à une aide financière, à un hébergement et à un accompagnement social. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 121-9 du code de l'action sociale et des familles et de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2410177(TA38-2410177)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A épouse B, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie du 10 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour en qualité de conjointe de Français, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le refus était légal, car la requérante ne justifiait pas d'une entrée régulière en France, condition nécessaire à la délivrance du titre de séjour sollicité en application des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2307978(TA38-2307978)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l'État à indemniser M. D pour la carence fautive à lui proposer un hébergement, malgré une décision de la commission de médiation du 27 avril 2023 le reconnaissant comme prioritaire et urgent. La responsabilité de l'État a été engagée pour la période du 8 juin 2023 au 9 septembre 2024, durant laquelle aucune offre d'hébergement n'a été faite. Le tribunal a appliqué les articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, fixant l'indemnisation à 5 500 euros pour les troubles dans les conditions d'existence et le préjudice moral, après déduction de la provision de 2 500 euros déjà versée.
N° TA38-2307970(TA38-2307970)
Le Tribunal administratif de Grenoble a condamné l'État à indemniser Mme D pour la carence fautive à lui proposer un hébergement, malgré une décision de la commission de médiation de l'Isère du 27 avril 2022 la reconnaissant comme prioritaire. Le juge a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, en raison du non-respect du délai légal d'offre d'hébergement. La solution accorde une somme de 4 900 euros, assortie des intérêts légaux, pour les troubles dans les conditions d'existence et le préjudice moral subis, rejetant l'argument de la préfète selon lequel l'absence de contact avec le 115 depuis mai 2024 romprait le lien de causalité.
N° TA38-2307490(TA38-2307490)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B D et Mme A E contre un arrêté du maire de Saint-Martin-le-Vinoux du 21 juin 2023, accordant un permis de construire à la société Imaprim pour un ensemble de 30 logements. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des règles d’implantation et de hauteur du PLUi, ainsi que des risques liés à l’accessibilité des engins de secours. La juridiction a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour les requérants d’avoir notifié leur recours gracieux au pétitionnaire dans les conditions prévues à l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme.
N° TA38-2307315(TA38-2307315)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné le recours de M. B C contestant le calcul de son aide personnalisée au logement (APL) par la caisse d'allocations familiales de l'Isère. Le juge a rappelé qu'il lui appartient, en tant que juge de plein contentieux, de se prononcer sur les droits de l'intéressé en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait. La décision s'appuie sur les articles L. 821-1, L. 823-1 et D. 823-16 du code de la construction et de l'habitation pour définir le cadre de calcul de l'APL. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné le bien-fondé des droits de M. C à l'aide personnalisée au logement.
N° TA38-2305790(TA38-2305790)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 30 mars 2023 par lequel le maire de Chavanoz avait opposé un sursis à statuer à la demande de permis de construire de la SCCV Le Moulinage. Le tribunal a jugé que le motif tiré de l'objectif de produire environ 20 logements dans le secteur de Belmont, tel que mentionné dans le projet d'aménagement et de développement durables (PADD), n'était pas suffisamment précis pour justifier un sursis à statuer, car cet objectif n'était pas incompatible avec le projet de 50 logements. En conséquence, le tribunal a enjoint à la commune de reprendre l'instruction de la demande de permis de construire et a condamné la commune à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais de justice. Cette décision s'appuie sur les articles L. 153-11 et L. 424-1 du code de l'urbanisme.