Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2503895(TA38-2503895)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A se disant Aloui, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de la Drôme du 8 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a également jugé que la décision d'obligation de quitter le territoire français était suffisamment motivée en droit et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne était inopérant, cette disposition ne s'appliquant pas aux mesures d'éloignement. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA38-2504182(TA38-2504182)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Celui-ci dénonçait des actes de harcèlement moral et diverses atteintes à ses droits, imputés à l'INRIA, à l'Université Grenoble Alpes et à l'Université de Chambéry. Le juge a estimé que la requête ne permettait pas d'identifier précisément la liberté fondamentale à laquelle une personne publique aurait porté une atteinte grave et manifestement illégale. En conséquence, la requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans procédure contradictoire, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2503660(TA38-2503660)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet de la Drôme d'une demande d'expulsion d'une famille occupant un logement au sein d'un centre d'hébergement d'urgence. Le préfet s'est désisté de sa requête après avoir constaté que la famille avait quitté les lieux. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, constatant qu'il n'y avait plus lieu de statuer.
N° TA38-2501980(TA38-2501980)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. A, contribuable de la commune d'Ambilly, sur le fondement des articles L. 212-2 du code de justice administrative et L. 2132-5 du code général des collectivités territoriales. Il demandait l'autorisation d'exercer une action en justice au nom de la commune pour des faits présumés de prise illégale d'intérêts et de détournement de fonds publics, concernant la location d'un logement à un conseiller municipal et des mandats de paiement émis au profit d'un cabinet d'avocats. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que les conditions légales pour autoriser un contribuable à agir n'étaient pas remplies. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de justice administrative.
N° TA38-2503930(TA38-2503930)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 10 avril 2025 l'assignation à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance du droit d'être entendu. Il a jugé que la décision était légalement fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison d'une obligation de quitter le territoire français prise moins de trois ans auparavant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA38-2503993(TA38-2503993)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B A d’un recours contestant le rejet de sa demande d’allocation aux adultes handicapés (AAH). Par ordonnance du 22 avril 2025, le tribunal a constaté son incompétence matérielle, estimant que ce litige relève de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, combinés aux articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. En conséquence, il a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente et a transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Valence, conformément à l’article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015.
N° TA38-2502173(TA38-2502173)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SAS Deep Snow et autres, copropriétaires, d'une demande d'autorisation d'ester en justice au nom de la commune des Deux-Alpes. Les requérants souhaitaient engager une action devant le tribunal judiciaire pour non-conformité d'un permis de construire, en raison de l'absence de création de cinq places de stationnement. L'ordonnance rappelle les conditions de recevabilité de l'action des contribuables prévues aux articles L. 2132-5 et L. 2132-6 du code général des collectivités territoriales, notamment la nécessité d'une saisine préalable de la commune et d'un refus ou d'une négligence de sa part. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a examiné la demande sur le fondement de ces textes.
N° TA38-2504040(TA38-2504040)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait au juge d'enjoindre au préfet de la Haute-Savoie de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, sous astreinte. Le tribunal a constaté que la demande de renouvellement de sa carte de séjour avait été déposée hors des délais prévus à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans qu'elle justifie d'une impossibilité de respecter ce délai. En conséquence, elle ne pouvait prétendre à la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction.
N° TA38-2503807(TA38-2503807)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 27 janvier 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à M. A le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le motif invoqué par l'OFII, tiré de l'insuffisance de ressources du demandeur, n'est pas prévu par l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ce qui constitue une erreur de droit. La substitution de base légale demandée par l'OFII, fondée sur la tardiveté de la demande d'asile, n'a pas été retenue. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la demande de M. A dans un délai de quinze jours.
N° TA38-2504179(TA38-2504179)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A B et autres demandant l’annulation de la mise en demeure de quitter les lieux prise par la préfète de la Haute-Savoie le 15 avril 2025. La requête a été jugée irrecevable car introduite tardivement : le délai de recours de 24 heures, prévu par la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000, expirait le 18 avril 2025 à 12h45, alors que la requête n’a été enregistrée qu’à 22h31 le même jour. Le tribunal a constaté que la notification de l’arrêté, effectuée par voie administrative le 17 avril 2025, était régulière malgré le refus de signature des destinataires.
N° TA38-2400855(TA38-2400855)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B tendant à l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Frangy pour un immeuble de vingt logements. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) et l'insuffisance du dossier de permis de construire, en particulier l'absence d'études géotechniques et d'infiltration. Le tribunal a jugé que l'ensemble des moyens soulevés, fondés sur les articles R. 431-4 et suivants du code de l'urbanisme ainsi que sur les dispositions du PLUi, n'étaient pas fondés. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été écartées.
N° TA38-2401284(TA38-2401284)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme A et de M. E, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré le 12 septembre 2023 par le maire de Publier à la société Caseddu pour un bâtiment de sept logements. Les requérants contestaient la légalité de l'arrêté en invoquant la méconnaissance des articles U 3.1, U 7, U 8 et U 9 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de Publier, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'article U 3.1, estimant que l'accès au projet ne présentait pas de risque pour la sécurité au vu des éléments du dossier. La solution retenue est le rejet de la requête, sans que les autres moyens soient examinés dans l'extrait fourni.
N° TA38-2503057(TA38-2503057)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète de l'Isère de loger Mme B, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation le 16 mai 2024 pour un logement de type T2. Constatant qu'aucune offre adaptée n'avait été faite à la requérante, le juge a enjoint à l'administration d'assurer son logement avant le 30 juin 2025, sous astreinte. La solution retenue applique les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au droit au logement opposable (DALO).
N° TA38-2502523(TA38-2502523)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a constaté l'inexécution par la préfète de l'Isère de l'injonction prononcée par l'ordonnance du 21 novembre 2024, qui lui imposait de réexaminer la demande de titre de séjour de Mme C. Cette inexécution constitue un élément nouveau justifiant la modification des mesures ordonnées. Le juge a donc assorti l'injonction d'une astreinte portée à 300 euros par jour de retard, à compter de l'expiration d'un délai d'un mois suivant la notification de la présente ordonnance. En revanche, la demande de liquidation de l'astreinte antérieure, fixée à 200 euros par jour, n'a pas été examinée dans le cadre de cette décision.
N° TA38-2504085(TA38-2504085)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 7 avril 2025 par laquelle la préfète de l'Isère avait suspendu le permis de conduire de M. A pour cinq mois. Le requérant, un infirmier, invoquait l'urgence liée à son besoin du permis pour exercer sa profession. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de la gravité du comportement de l'intéressé, contrôlé à 128 km/h sur une route limitée à 80 km/h, ce qui constitue un danger pour la sécurité routière. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de légalité.
N° TA38-2503813(TA38-2503813)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du 4 avril 2025 ordonnant sa remise aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la compétence de son signataire était établie. Il a également estimé que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et les articles L. 572-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2503823(TA38-2503823)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A E, qui contestait un arrêté du préfet de la Savoie lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le juge a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de défaut d’examen et d’erreurs de fait. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, le requérant n’établissant pas l’ancienneté de sa relation avec une ressortissante italienne et ayant vécu l’essentiel de sa vie dans son pays d’origine. Par conséquent, les décisions attaquées ont été jugées légales, et les conclusions accessoires (injonction, frais) ont été rejetées.
N° TA38-2503824(TA38-2503824)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant somalien, qui contestait l'arrêté du 4 avril 2025 ordonnant sa remise aux autorités polonaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, de méconnaissance du droit à l'information et à un entretien individuel, et d'erreur manifeste d'appréciation, en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). La décision confirme la légalité de la procédure de réadmission vers la Pologne, État responsable de la demande d'asile.
N° TA38-2405573(TA38-2405573)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait le refus implicite du ministre de l'intérieur de lui restituer des points de permis de conduire. Le requérant avait demandé l'annulation de cette décision pour des infractions commises entre 2020 et 2023. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné qu'il soit donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance.
N° TA38-2501848(TA38-2501848)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique de lui restituer son permis de conduire chypriote et demandait réparation. Le juge a constaté que la décision initiale de refus d'échange du permis, motivée par son caractère frauduleux, était devenue définitive, rendant inopérant tout moyen de légalité externe contre le refus de restitution. En conséquence, le préfet était en situation de compétence liée, et la requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, y compris les conclusions indemnitaires irrecevables.