Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2503700(TA38-2503700)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours contestant le refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la Drôme de lui accorder l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Par ordonnance, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, estimant que ce litige relève de la compétence exclusive du juge judiciaire. En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, combinés aux articles L. 142-1 et L. 821-1 du code de la sécurité sociale, le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Valence.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2503695(TA38-2503695)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme C d’un recours contre le refus de la maison départementale des personnes handicapées de la Savoie d’accorder un parcours de scolarisation à son fils. L’ordonnance constate que, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, les contestations relatives à l’orientation scolaire des enfants handicapés relèvent de la compétence du juge judiciaire, et non de l’ordre administratif. En conséquence, la requête est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente et transmise au pôle social du tribunal judiciaire de Chambéry, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative et à l’article 32 du décret du 27 février 2015.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2503624(TA38-2503624)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours contre le refus du département de la Haute-Savoie de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "priorité ou invalidité". Par ordonnance du 21 avril 2025, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, estimant que ce litige relève de la compétence du tribunal judiciaire en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier au pôle social du tribunal judiciaire d’Annecy, conformément à l’article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2503945(TA38-2503945)

Litige relatif au refus de renouvellement de la prestation de compensation du handicap (PCH) et à un indu de 5 174,70 euros. Le Tribunal administratif de Grenoble se déclare incompétent, estimant que ce contentieux relève de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 134-3 et L. 245-2 du code de l'action sociale et des familles. Par ordonnance, il rejette la requête pour incompétence et transmet le dossier au pôle social du tribunal judiciaire d'Annecy, conformément à l'article 32 du décret du 27 février 2015.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA38-2503957(TA38-2503957)

Opposition à contrainte pour indu d'allocation logement. Tribunal administratif de Grenoble. Incompétence territoriale constatée. Transmission au tribunal administratif de Rennes, compétent en vertu des articles R. 133-3 du code de la sécurité sociale et R. 351-3 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA38-2503446(TA38-2503446)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par la préfète de l'Isère d'une demande de liquidation de l'astreinte prononcée à son encontre, a refusé de liquider cette astreinte. Le tribunal a constaté que l'administration avait proposé à M. B un logement conforme aux préconisations de la commission de médiation, mais que ce dernier l'avait refusé. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, le juge a estimé qu'il n'y avait pas lieu, eu égard aux circonstances, de liquider l'astreinte.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2405573(TA38-2405573)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait le refus implicite du ministre de l'intérieur de lui restituer des points de permis de conduire. Le requérant avait demandé l'annulation de cette décision pour des infractions commises entre 2020 et 2023. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné qu'il soit donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2503774(TA38-2503774)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme du 2 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, sans délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a notamment jugé que l'obligation de quitter le territoire était légalement fondée sur l'article L. 611-1 2° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), après substitution de base légale, M. B ne justifiant pas d'une entrée régulière et ayant explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à la mesure. Il a également estimé que l'interdiction de retour de trois ans n'était pas disproportionnée au regard de la menace à l'ordre public constituée par les propos tenus par l'intéressé, relevant de l'apologie de crimes de guerre. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été rejetée comme sans objet.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504166(TA38-2504166)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la contestation d'un arrêté municipal interdisant la circulation sur l'ensemble des voies communales de Saint-Michel-Les-Portes le 19 avril 2025. Le juge des référés a rejeté la requête de Mme B, qui estimait que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de circulation et de réunion. La solution retenue est que l'arrêté, pris par le maire dans le cadre de ses pouvoirs de police municipale (articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales), poursuit un but légitime de sécurité et de commodité du passage face à un risque de report de trafic, et qu'il est proportionné et limité dans le temps. Le juge a également relevé que l'arrêté, bien que non motivé en méconnaissance de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, ne constitue pas une entrave à la liberté de manifester, les participants pouvant accéder à la parcelle privée concernée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503680(TA38-2503680)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 7 mars 2025 prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que les moyens invoqués par le requérant, tirés de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, étaient inopérants car ces dispositions ne s'appliquent pas à une décision de prolongation d'interdiction de retour. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 612-11 du même code, qui permet de prolonger l'interdiction de retour en cas de maintien irrégulier sur le territoire.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504120(TA38-2504120)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. C. Ce dernier demandait la délivrance d'un titre de séjour et le maintien de ses droits sociaux, invoquant une atteinte grave à une liberté fondamentale. Le juge estime que le requérant, qui bénéficie déjà d'une attestation de prolongation d'instruction valable, ne justifie d'aucune circonstance particulière caractérisant l'urgence nécessaire à l'intervention du juge des référés. En conséquence, la demande est rejetée comme manifestement non fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2504066(TA38-2504066)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu les décisions de la préfète de l'Isère fixant au 2 juin 2025 l'enregistrement des demandes d'asile d'une famille russe avec deux enfants mineurs. Le juge a estimé que ce délai, excédant le maximum légal de trois jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constituait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale. Il a enjoint à la préfète de fixer un rendez-vous sous trois jours ouvrés, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en raison de l'urgence caractérisée par l'absence de ressources et d'hébergement des requérants.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504111(TA38-2504111)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté les requêtes de Mme B. Celle-ci contestait la décision de la sous-préfète de Saint-Julien-en-Genevois d'octroyer le concours de la force publique pour son expulsion. Le juge a estimé que le droit au logement invoqué par la requérante ne constitue pas une liberté fondamentale au sens de cet article. Par conséquent, l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'étant pas établie, les demandes ont été rejetées comme manifestement mal fondées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2504055(TA38-2504055)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C, ressortissante congolaise accompagnée de ses deux enfants mineurs, qui dénonçait le délai excessif (fixé au 2 mai 2025) pour l'enregistrement de leurs demandes d'asile, les privant ainsi des conditions matérielles d'accueil. Le juge a constaté que ce délai excédait le délai légal de trois jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans justification par la préfète de l'Isère. Il a jugé que ce retard portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, une liberté fondamentale, et que la situation d'urgence était caractérisée. En conséquence, il a enjoint à la préfète de fixer un rendez-vous pour l'enregistrement des demandes d'asile dans un délai de trois jours ouvrés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503613(TA38-2503613)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion et de la décision fixant le pays de renvoi prise par le préfet de la Drôme à l'encontre de M. C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'arrêté d'expulsion ayant déjà été exécuté et le requérant ne démontrant pas d'atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle ou à celle de sa famille. En conséquence, les conclusions à fin de suspension ont été rejetées, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2503622(TA38-2503622)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A épouse D d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré le document sollicité, rendant la demande d'injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l'État à verser 600 euros au conseil de la requérante au titre des frais de justice, sous réserve des conditions de l'aide juridictionnelle.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2405295(TA38-2405295)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la société Financière Montblanc d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Samoëns lui refusant un permis d’aménager modificatif. La société requérante s’est ultérieurement désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 18 avril 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux dépens ou frais d’instance n’a été prononcée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2504081(TA38-2504081)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une famille sans abri, dont le fils majeur présente un état de santé nécessitant des soins, pour obtenir un hébergement d'urgence. Le juge a rappelé que le droit à l'hébergement d'urgence, prévu aux articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles, constitue une liberté fondamentale dont la carence de l'État à le mettre en œuvre peut constituer une atteinte grave et manifestement illégale. Après avoir examiné la situation de détresse médicale et sociale de la famille, le tribunal a enjoint à la préfète de l'Isère de leur proposer un hébergement d'urgence adapté dans un délai de 48 heures, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503752(TA38-2503752)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de Mme A, ressortissante ivoirienne. La préfète de l'Isère ayant délivré une attestation de prolongation de l'instruction de la demande de renouvellement valable jusqu'au 15 juillet 2025, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à cette attestation. S'agissant de la suspension de la décision de refus de renouvellement du titre de séjour, le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La demande de suspension a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504148(TA38-2504148)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'expulsion de M. B, occupant sans titre du domaine public de la commune de Sevrier. La commune justifiait sa demande par le non-paiement de la redevance d'occupation, mais n'a pas démontré l'urgence requise, notamment en établissant que le maintien dans les lieux ferait obstacle à l'installation d'un autre occupant ou porterait atteinte au fonctionnement d'un service public. En conséquence, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée.

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