Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2204080(TA38-2204080)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI Depage, qui demandait l'annulation du refus de permis de construire opposé par le maire de Châteauneuf-sur-Isère pour régulariser des travaux de transformation d'un entrepôt en habitation. Le tribunal a jugé que ces travaux, ayant modifié la façade du bâtiment, étaient soumis à permis de construire en application des articles R. 421-14 et R. 123-9 du code de l'urbanisme. En conséquence, la SCI ne pouvait pas se prévaloir de la prescription décennale de l'article L. 421-9 du même code, celle-ci étant inapplicable aux constructions réalisées sans permis requis. La requête a donc été rejetée et la SCI a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA38-2302362(TA38-2302362)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné le recours de M. A contre le refus du département de l'Isère de lui délivrer la carte mobilité inclusion avec mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a rappelé que cette carte est attribuée aux personnes dont le handicap réduit de manière importante et durable leur capacité de déplacement à pied, notamment si le périmètre de marche est inférieur à 200 mètres ou si un recours systématique à une aide technique ou humaine est nécessaire. Après avoir analysé les pièces du dossier, le tribunal a estimé que M. A n'apportait pas la preuve suffisante qu'il remplissait ces conditions médicales strictes à la date de sa décision. En conséquence, la requête de M. A a été rejetée, confirmant ainsi le refus du département de l'Isère.
N° TA38-2202431(TA38-2202431)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme A, professeure, contestant deux arrêtés du 21 octobre 2021 la plaçant en congé de maladie ordinaire du 1er mars au 31 août 2021, notamment pour la période du 3 juillet au 6 septembre 2021 où elle avait repris son activité. Le tribunal a constaté que la rectrice avait, par trois arrêtés du 3 juin 2022, implicitement retiré les arrêtés attaqués en ne plaçant plus Mme A en congé de maladie pour la période litigieuse, et que sa situation administrative et financière avait été régularisée. En conséquence, les conclusions en annulation et en injonction sont devenues sans objet, et il n’y a plus lieu d’y statuer. Les textes appliqués incluent le code de la fonction publique et le code des relations entre le public et l’administration.
N° TA38-2502233(TA38-2502233)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’une demande d’exécution de son ordonnance de référé du 18 septembre 2024, constate que la préfète de l’Isère a accordé le regroupement familial sollicité par M. B le 21 novembre 2024. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le jugement ayant été entièrement exécuté, la requête tendant à une injonction sous astreinte est devenue sans objet. Le tribunal prononce donc un non-lieu à statuer.
N° TA38-2206749(TA38-2206749)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B épouse C, ressortissante tunisienne, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler sa carte de séjour de membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne. Le tribunal a estimé que le préfet avait implicitement rejeté la demande initiale de renouvellement de la carte de séjour de cinq ans, mais que la requérante avait depuis obtenu des titres de séjour provisoires, rendant la décision attaquée sans objet. La solution retenue est le non-lieu à statuer sur les conclusions d'annulation, le tribunal n'ayant pas examiné le fond du litige.
N° TA38-2500084(TA38-2500084)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme F. Cette mesure vise à évaluer les conditions de sa prise en charge au centre hospitalier de Thonon-les-Bains à compter de mai 2022, suite à un accident de moto et des complications infectieuses post-opératoires. Le tribunal a considéré la demande utile et a désigné un expert pour examiner les soins prodigués et évaluer les préjudices, sans préjuger de la responsabilité des Hôpitaux du Léman. La demande de Mme F au titre des frais de justice a été rejetée, et les frais d'expertise seront liquidés ultérieurement.
N° TA38-2203580(TA38-2203580)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société C et son assureur, Axa France Iard, d’une action subrogatoire visant à obtenir le remboursement de 273 305,30 euros versés à la suite d’un accident du travail par électrocution survenu le 2 août 2013. Les requérantes estimaient que la société Enedis était responsable en raison d’un défaut d’enfouissement de son câble électrique et d’un rétablissement dangereux du courant. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les fautes commises par la société C et son salarié (non-respect des procédures de déclaration de travaux et de sécurité) étaient la cause directe de l’accident, et que la responsabilité d’Enedis n’était pas engagée. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code des assurances.
N° TA38-2301198(TA38-2301198)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant le refus du département de l'Isère de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a considéré que le requérant n'apportait pas la preuve que son handicap réduisait de manière importante et durable sa capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine, conformément à l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et à l'arrêté du 3 janvier 2017. La simple reconnaissance d'une maladie professionnelle et d'un statut de travailleur handicapé ne suffit pas à établir l'éligibilité à cette carte.
N° TA38-2203320(TA38-2203320)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule le certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Villard-Sallet à M. B le 11 avril 2022. Le tribunal juge que la desserte en eau potable de la parcelle ne nécessite pas de travaux sur le réseau public au sens de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme, mais un simple branchement, rendant la décision entachée d'une erreur de droit. Il enjoint au maire de délivrer un certificat d'urbanisme positif dans un délai de deux mois. Les conclusions accessoires des parties sont rejetées.
N° TA38-2200123(TA38-2200123)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par les ayants droit de M. K F, décédé après un accident de vélo survenu le 3 mai 2021, pour obtenir la condamnation de la commune de Saint-Germain-sur-Rhône et de son assureur. Les requérants soutenaient que la roue du vélo s'était coincée dans une grille d'égout mal positionnée, engageant la responsabilité de la commune pour défaut d'entretien normal de la voie publique. La commune contestait la matérialité des faits et la preuve du lien de causalité. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que les éléments produits ne permettaient pas d'établir avec certitude que la chute était due à un défaut d'entretien de l'ouvrage public.
N° TA38-2203530(TA38-2203530)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS La Foncière de la Combelle demandant l’annulation de l’arrêté du maire d’Eurre refusant un permis d’aménager pour 8 lots à bâtir. Le tribunal a jugé que le maire était en situation de compétence liée pour refuser le permis, en application de l’article L. 111-11 du code de l’urbanisme, en raison de l’insuffisance du réseau public d’eau potable nécessitant des travaux de renforcement sans que la commune ne puisse en indiquer le délai de réalisation. Cette situation de compétence liée a rendu inopérants tous les autres moyens soulevés par la société requérante. La demande de la commune au titre des frais de justice a également été rejetée.
N° TA38-2301923(TA38-2301923)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier contestait le refus du président du conseil départemental de l'Isère de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, qui conditionnent l'attribution de cette carte à une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide). La solution retenue est que M. B n'a pas apporté la preuve qu'il remplissait ces conditions d'éligibilité à la date de la décision du tribunal.
N° TA38-2409304(TA38-2409304)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté du préfet de la Drôme du 29 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance de son droit d'être entendue et l'état de santé de son fils. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que le signataire disposait d'une délégation régulière et que le droit d'être entendu n'imposait pas d'audition spécifique dès lors que Mme B avait pu présenter ses observations lors de l'examen de sa demande d'asile. La solution s'appuie sur les dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2106867(TA38-2106867)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 8 septembre 2021 par lequel le maire de Praz-sur-Arly avait refusé à la SCCV Les Gapians un permis de construire pour un ensemble de 47 logements. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur l'absence d'aire de retournement dans le parking interne du projet était une erreur de droit, car les règles d'accès et de voirie (article Ub3 du PLU) ne s'appliquent qu'aux voies d'accès au terrain, non à ses voies internes. Il a également estimé que le projet respectait l'environnement urbain (article Ub11) et que le motif de refus sur ce point était infondé. En conséquence, le tribunal a enjoint au maire de délivrer le permis de construire dans un délai d'un mois, sous astreinte de 1000 euros par jour de retard, et a condamné la commune à verser 3 000 euros à la société requérante au titre des frais de justice.
N° TA38-2408646(TA38-2408646)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. B et Mme C, ressortissants algériens, contestant les arrêtés du préfet de la Drôme du 10 octobre 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une erreur manifeste d'appréciation, ainsi que la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé ces moyens non fondés, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA38-2408645(TA38-2408645)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant l’arrêté du préfet de l’Isère du 8 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé et avait été pris après un examen réel de sa situation personnelle. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 542-4 et R. 611-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, estimant que le délai de quinze jours pour édicter l’obligation de quitter le territoire n’est pas prescrit à peine d’irrégularité. La requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2301484(TA38-2301484)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme A, qui contestait le refus du président du conseil départemental de l'Isère de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". La requérante invoquait son état de santé, mais le tribunal a estimé, au vu des pièces du dossier, que les critères fixés par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017 n'étaient pas remplis. En particulier, la pathologie digestive invoquée ne démontrait pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres) ou la nécessité d'un accompagnement systématique. Le juge a donc confirmé le refus de délivrance de la carte.
N° TA38-2206190(TA38-2206190)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme D, éducatrice de la protection judiciaire de la jeunesse, qui contestait le refus de sa mutation pour l'année 2022. La requérante invoquait une méconnaissance des lignes directrices de gestion, notamment sur la priorité liée à l'ancienneté et à sa situation de célibat géographique avec sa partenaire de Pacs. Le tribunal a jugé que l'administration avait légalement motivé son refus par les nécessités du service, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, en application des articles L. 512-18 et L. 512-19 du code général de la fonction publique. La décision contestée du 22 juillet 2022 a donc été validée.
N° TA38-2502584(TA38-2502584)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 28 septembre 2023 par laquelle le préfet de l'Isère a refusé le regroupement familial demandé par M. A pour son épouse. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la longue séparation du couple et de l'état de santé du requérant. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'erreur de droit était sérieux, le préfet ayant appliqué à tort l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la situation de M. A, ressortissant algérien, est régie exclusivement par l'accord franco-algérien, qui ne prévoit pas un tel motif de refus. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 800 euros au titre des frais d'instance.
N° TA38-2503112(TA38-2503112)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme C, ressortissante marocaine, de ses conclusions en suspension et en injonction contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La requérante s'est désistée après avoir déposé une nouvelle demande de titre de séjour, les précédentes ayant été bloquées par des dysfonctionnements de la plateforme Anef. Le tribunal a admis Mme C au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a condamné l'État à verser 700 euros à son avocate sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.