Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2503398(TA38-2503398)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, qui contestait son transfert aux autorités espagnoles. La décision de transfert, prise par la préfète du Rhône, a été jugée légale car signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Les moyens soulevés par la requérante, notamment la méconnaissance des articles 4, 5, 17 et 21 du règlement (UE) n°604/2013 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés. Le tribunal a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire à Mme B.
N° TA38-2503350(TA38-2503350)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les recours de M. C, ressortissant marocain, contre deux arrêtés préfectoraux : un refus de renouvellement de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français sans délai et d’une interdiction de retour de six mois, ainsi qu’une assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment l’incompétence du signataire, un défaut de motivation, une erreur manifeste d’appréciation quant à la menace pour l’ordre public, et une méconnaissance de son droit à une vie privée et familiale protégé par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées, que la menace pour l’ordre public était établie au regard de faits récents, et que l’atteinte à la vie privée et familiale n’était pas disproportionnée. En conséquence, il a rejeté les requêtes, confirmant la légalité des arrêtés fondés sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2206924(TA38-2206924)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme A d’une requête visant à faire constater l’emprise irrégulière de poteaux et câbles électriques d’Enedis sur leur parcelle et à obtenir leur enlèvement sous astreinte, ainsi que des dommages et intérêts. Par un acte enregistré le 28 mars 2025, les requérants se sont désistés de leur requête. Le tribunal, constatant que ce désistement est pur et simple, en a donné acte par ordonnance du 8 avril 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2303774(TA38-2303774)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B pour contester le montant de 6 000 euros fixé par la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer expressément le maintien de ses conclusions, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. Mme B n’ayant pas répondu dans le délai imparti, le tribunal a donné acte de son désistement pur et simple par ordonnance du 8 avril 2025.
N° TA38-2303787(TA38-2303787)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 8 avril 2025, a constaté le désistement d'office de Mme B, qui contestait une décision de l'université Savoie Mont Blanc lui réclamant le remboursement de 1616,57 euros d'indemnités journalières. Saisi sur le fondement de l'article R.612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal avait invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai de 45 jours. En l'absence de réponse de sa part dans ce délai, elle est réputée s'être désistée de l'ensemble de sa requête. L'ordonnance donne acte de ce désistement pur et simple.
N° TA38-2305764(TA38-2305764)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A, qui demandait la liquidation d'une astreinte provisoire pour l'exécution de jugements antérieurs. Par une ordonnance fondée sur l'article R.222-1 du code de justice administrative, la présidente de la 3ème chambre a constaté que ce désistement était pur et simple. En conséquence, la requête a été classée sans suite et l'instance close.
N° TA38-2306586(TA38-2306586)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement d'instance de Mme B, qui contestait des refus de remise de dettes pour un indu d'aide personnalisée au logement et de prime d'activité. Saisi par une requête du 12 octobre 2023, le tribunal avait invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions le 17 février 2025, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Faute de confirmation dans le délai d'un mois, Mme B est réputée s'être désistée. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du même code, donne acte de ce désistement.
N° TA38-2307190(TA38-2307190)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A pour contester une décision partielle de remise gracieuse d’un indu d’aide personnalisée au logement prise par la CAF de la Savoie. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, mais elle n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 8 avril 2025, le président du tribunal a constaté le désistement d’instance de Mme A et en a donné acte.
N° TA38-2501972(TA38-2501972)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus de la commission de médiation de la Haute-Savoie de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen, et M. A n'a pas régularisé sa demande malgré une invitation en ce sens, conformément aux articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
N° TA38-2307257(TA38-2307257)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement d’instance de M. A, qui contestait le rejet de sa demande de remise gracieuse d’un indu d’allocation de logement sociale de 920 euros par la CAF de l’Isère. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, M. A n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti après une demande en ce sens. Il est donc réputé s’être désisté, et l’ordonnance donne acte de ce désistement.
N° TA38-2500441(TA38-2500441)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 8 avril 2025, a rejeté la requête de M. A B comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait le rejet implicite de son recours contre des décisions de retrait de points, mais n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, les pièces justifiant du dépôt de sa réclamation préalable auprès du ministre de l'intérieur. La solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, qui imposent la production de l'acte attaqué ou de la preuve de la réclamation sous peine d'irrecevabilité non régularisée.
N° TA38-2503662(TA38-2503662)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C, ressortissant arménien, qui demandait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l'expiration de l'attestation précédente, le 21 février 2025, sans décision favorable de l'administration, avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande de titre. En conséquence, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision implicite et ne pouvait être accordée. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-15-1, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2502594(TA38-2502594)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A. La condition d'urgence a été présumée remplie en raison du refus de renouvellement et du délai d'instruction anormalement long. Le juge a estimé que le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 800 euros à l'avocate de Mme A au titre de l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2502363(TA38-2502363)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte du désistement de Mme B de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction. La requérante a été admise provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle. L'État a été condamné à verser 600 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle. La décision applique le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que la loi relative à l'aide juridique.
N° TA38-2503278(TA38-2503278)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi d’une demande de suspension d’un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. La préfète de l’Isère ayant justifié, en cours d’instance, de la délivrance d’une carte de résident valable dix ans à la requérante, le juge a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en suspension et en injonction. L’ordonnance admet la requérante au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et condamne l’État à verser 600 euros à son avocat sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2503312(TA38-2503312)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. C E et de Mme B G, un couple de ressortissants algériens, qui contestaient les arrêtés de transfert aux autorités allemandes pris par la préfète du Rhône le 24 mars 2025. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles 4, 5, 17, 18, 23 et 25 du règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que la violation de leur droit à une vie privée et familiale et de l'intérêt supérieur de leurs enfants. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions de transfert vers l'Allemagne, pays responsable de l'examen de leurs demandes d'asile.
N° TA38-2503366(TA38-2503366)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du 26 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée, que le droit à être entendu avait été respecté lors de l'audition préalable, et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens soulevés, notamment le défaut d'examen de la situation personnelle et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés, confirmant ainsi la légalité des arrêtés pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2503377(TA38-2503377)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, ressortissant bangladais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Savoie du 6 mars 2025 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen particulier, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et fondé sur les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) ni l'article 3 (traitements inhumains ou dégradants), et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA38-2502284(TA38-2502284)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme A sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative afin de modifier une précédente ordonnance, en raison de son inexécution par la préfète de l'Isère. La préfète avait clôturé la demande de titre de séjour pour une erreur matérielle et fixé un rendez-vous pour un nouveau dépôt, ce qui ne constitue pas un début d'exécution. Le juge a fait droit à la demande, en enjoignant à la préfète de réexaminer la demande et de prendre une décision explicite sous quinze jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de procès.
N° TA38-2503419(TA38-2503419)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, un ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours avec des obligations de pointage. Le requérant invoquait le caractère disproportionné des modalités de pointage. Le tribunal a estimé que M. B n'apportait aucun élément précis à l'appui de son moyen, et a donc jugé que la décision n'était pas entachée de disproportion. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.