Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2500324(TA38-2500324)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme D, qui estime avoir contracté une infection nosocomiale lors de sa prise en charge aux urgences du centre hospitalier de Chambéry en février 2024. La mesure a été jugée utile pour éclairer une éventuelle action en responsabilité, malgré les réserves formulées par l’hôpital et l’ONIAM. L’expert désigné devra notamment déterminer l’origine des préjudices subis et, en cas de causes multiples, proposer un partage de responsabilité. Les demandes accessoires des parties, comme la communication préalable du relevé de débours ou l’imposition d’un pré-rapport, ont été rejetées comme non nécessaires ou ne relevant pas de la compétence du juge des référés.
N° TA38-2503312(TA38-2503312)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. C E et de Mme B G, un couple de ressortissants algériens, qui contestaient les arrêtés de transfert aux autorités allemandes pris par la préfète du Rhône le 24 mars 2025. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles 4, 5, 17, 18, 23 et 25 du règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que la violation de leur droit à une vie privée et familiale et de l'intérêt supérieur de leurs enfants. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions de transfert vers l'Allemagne, pays responsable de l'examen de leurs demandes d'asile.
N° TA38-2503419(TA38-2503419)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, un ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours avec des obligations de pointage. Le requérant invoquait le caractère disproportionné des modalités de pointage. Le tribunal a estimé que M. B n'apportait aucun élément précis à l'appui de son moyen, et a donc jugé que la décision n'était pas entachée de disproportion. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2502632(TA38-2502632)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui contestait une décision de la caisse d'allocations familiales de la Drôme relative au revenu de solidarité active ou à l'aide personnalisée au logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, et la régularisation demandée n'a pas permis d'identifier la décision contestée ni de développer des moyens opérants. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 (4°), R. 421-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2307030(TA38-2307030)
Refus de carte mobilité inclusion stationnement. Tribunal administratif de Grenoble. Désistement d'instance pour défaut de confirmation de maintien de la requête après demande en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Donné acte du désistement.
N° TA38-2308030(TA38-2308030)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B d’une requête visant à contester la décision de la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis fixant le montant de son indemnisation. Après avoir été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions sur le fondement de l’article R.612-5-1 du code de justice administrative, Mme B s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 8 avril 2025, la présidente de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement en application de l’article R.222-1 du même code. Aucune décision au fond n’a donc été rendue.
N° TA38-2501663(TA38-2501663)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A comme manifestement irrecevable. Le requérant n’a pas produit l’acte attaqué malgré une demande de régularisation notifiée le 20 février 2025, sans justifier d’une impossibilité. La décision se fonde sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2501494(TA38-2501494)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de la maison départementale des personnes handicapées de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B n’a pas justifié, malgré une demande de régularisation, avoir exercé le recours préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, conformément à l’article R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA38-2503405(TA38-2503405)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Bourgoin-Jallieu suspendant temporairement une autorisation d'occupation du domaine public. La requête a été jugée sans objet, car la suspension d'une semaine était déjà entièrement exécutée à la date de l'ordonnance. Le juge a appliqué les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, constatant que la décision attaquée n'était plus susceptible d'exécution. Les conclusions relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
N° TA38-2302568(TA38-2302568)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue le 8 avril 2025, donne acte du désistement de Mme A de ses conclusions en annulation et en injonction contre un arrêté du ministère de la Justice du 6 mars 2023 portant radiation des cadres. Le désistement étant pur et simple, le tribunal en prend acte sur le fondement de l'article R.222-1 du code de justice administrative. En revanche, il condamne l'État à verser à Mme A une somme de 1 200 euros au titre de l'article L.761-1 du même code, au titre des frais de justice.
N° TA38-2308038(TA38-2308038)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B pour contester une décision de la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis, fixant le montant de son indemnisation. Par un acte enregistré le 24 mars 2025, Mme B s'est désistée de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 8 avril 2025.
N° TA38-2302635(TA38-2302635)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement d'office de la requête de M. B, qui contestait le refus de l'office national des anciens combattants et victimes de guerre de lui accorder l'aide aux enfants d'anciens harkis prévue par le décret n°2018-1320. En application de l'article R.612-5-1 du code de justice administrative, le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions, n'a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 8 avril 2025, la présidente de la 3ème chambre a donc donné acte de ce désistement.
N° TA38-2503529(TA38-2503529)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, qui demandait la décharge de la taxe d'habitation pour 2023. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la réclamation préalable de M. B, adressée le 25 février 2025, était tardive : elle devait être présentée avant le 31 décembre 2024, conformément à l'article R*. 196-2 du livre des procédures fiscales. De plus, les conclusions à fin de remise gracieuse ne relèvent pas de la compétence du juge administratif. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2302240(TA38-2302240)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 8 avril 2025, du désistement pur et simple de la société Cars Berthelet de sa requête en indemnisation dirigée contre le département de l'Isère. La société réclamait 674 904 euros pour le préjudice né de l'irrégularité d'une décision de déclaration de marché sans suite. En application de l'article R.222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions des défendeurs (département de l'Isère et région Auvergne Rhône Alpes) au titre des frais irrépétibles.
N° TA38-2502508(TA38-2502508)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à l'État d'assurer l'hébergement de M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation de l'Isère le 26 septembre 2024. Constatant qu'aucune offre d'hébergement adaptée n'avait été proposée à l'intéressé, le juge a enjoint à la préfète de l'Isère de procéder à cet accueil avant le 30 mai 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er juin 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2501857(TA38-2501857)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A contestant le refus du département de la Haute-Savoie de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention stationnement. La requête, déposée sans justificatif ni argumentation suffisante, n’a pas été régularisée malgré une invitation motivée adressée à la requérante en application de l’article R. 772-6 du code de justice administrative. En l’absence de réponse dans le délai imparti, le tribunal a considéré que la requête ne comportait que des moyens manifestement insusceptibles de venir au soutien des conclusions, et l’a rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2501390(TA38-2501390)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par un gendarme souhaitant obtenir le nom de l’assureur et le numéro de contrat d’assurance de la personne qui l’a blessé lors d’un match de football organisé par la gendarmerie, alors qu’il n’était pas en service. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, estimant que ce litige, relevant d’un accident de droit privé, ne pouvait être tranché que par le juge judiciaire. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2501292(TA38-2501292)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant le refus du département de l'Isère de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n'a pas justifié, malgré une demande de régularisation, avoir exercé le recours préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, conformément à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA38-2502363(TA38-2502363)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte du désistement de Mme B de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction. La requérante a été admise provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle. L'État a été condamné à verser 600 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle. La décision applique le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que la loi relative à l'aide juridique.
N° TA38-2502393(TA38-2502393)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du maire de la commune des Gets refusant à M. B le bénéfice de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE). Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, M. B se trouvant sans revenus depuis juillet 2024, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 5421-1 et L. 5424-1 du code du travail. Il a enjoint à la commune de réexaminer la demande de M. B dans un délai de 15 jours sous astreinte de 200 euros par jour de retard. La commune a également été condamnée à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice.