Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2503447(TA38-2503447)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la Caisse d'épargne et de prévoyance Rhône Alpes. Celle-ci demandait d'enjoindre à la préfète de l'Isère de procéder à l'expulsion d'occupants d'un parking dont elle est propriétaire, en raison d'un refus de concours de la force publique. Le juge a estimé que l'urgence particulière nécessaire à l'octroi de mesures de sauvegarde dans un délai de 48 heures n'était pas caractérisée, malgré l'ancienneté de l'occupation et les nuisances alléguées. La solution retenue est le rejet de la requête, faute pour la société requérante de démontrer une urgence suffisante justifiant une intervention immédiate du juge des référés.
N° TA38-2503209(TA38-2503209)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C B alias A F, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de la Drôme du 19 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé et non entaché d'un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle du requérant. Il a également estimé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant ne justifiant pas d'une vie privée et familiale stable en France. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles L. 613-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2503618(TA38-2503618)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la SAS Limava visant à contester le refus d’autorisation de travail pour un cuisinier étranger. La requête a été jugée irrecevable car la société n’a pas joint la copie de son recours en annulation, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative. En tout état de cause, la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 n’était pas remplie, la société ayant elle-même créé la situation d’urgence en embauchant un salarié en situation précaire sans démontrer l’impossibilité de recruter un autre cuisinier. La requête a donc été rejetée sans examen au fond.
N° TA38-2407097(TA38-2407097)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B pour contester le refus implicite du préfet de lui remettre un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré à l'intéressé une attestation de dépôt valable jusqu'au 29 avril 2025, rendant la requête sans objet. Par ordonnance du 4 avril 2025, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la demande principale, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. L'État, partie perdante, a été condamné à verser 800 euros à M. B au titre de l'article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2503614(TA38-2503614)
Référé liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) devant le Tribunal administratif de Grenoble. La requérante demandait la délivrance sous astreinte d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré le document sollicité, rendant les conclusions à fin d'injonction sans objet. Le juge des référés a constaté ce non-lieu à statuer et a condamné l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2409779(TA38-2409779)
Le Tribunal administratif de Grenoble a constaté le désistement d'instance de M. A, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le requérant n'a pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, malgré une demande fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Son mémoire complémentaire, bien que reprenant les mêmes conclusions, a été enregistré après l'expiration de ce délai. En application de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc donné acte de ce désistement.
N° TA38-2502941(TA38-2502941)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de la société A Pied d'Oeuvre qui demandait l'annulation de la procédure de passation d'un marché de maîtrise d'œuvre pour la création d'un parking aérien à Cluses. Le juge a considéré que la société requérante, dont l'offre était classée en dernière position, ne justifiait pas d'un intérêt lésé, car même en cas d'irrégularités, elle ne pouvait espérer obtenir le marché. Par conséquent, la demande a été jugée irrecevable, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux relatifs au prix anormalement bas et aux non-conformités techniques. La décision s'appuie sur les articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative.
N° TA38-2503177(TA38-2503177)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 22 mars 2025 par lequel le préfet de la Savoie obligeait M. B, ressortissant comorien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de trois ans, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le requérant justifiant d'une vie privée et familiale intense en France (scolarité, concubinage, enfant français, famille proche de nationalité française) sans attache dans son pays d'origine.
N° TA38-2410402(TA38-2410402)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A veuve D, qui demandait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2024. La requérante n’a pas produit la copie de la réclamation préalable adressée à l’administration fiscale ni la décision prise sur cette réclamation, comme l’exigent les articles L. 190 et R*. 199-1 du livre des procédures fiscales. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2503547(TA38-2503547)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu la décision de la préfète de l'Isère fixant au 13 mai 2025 l'enregistrement de la demande d'asile de M. A, ressortissant angolais, présentée le 11 mars 2025. Le juge a estimé que ce délai de deux mois excédait les délais légaux prévus à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (trois jours ouvrés, porté à dix en cas d'afflux). Cette privation du bénéfice des conditions matérielles d'accueil, en raison de la situation de grande précarité et de vulnérabilité médicale du requérant, constitue une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale. Le tribunal a enjoint à la préfète d'enregistrer la demande sous trois jours ouvrés, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a accordé l'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA38-2503199(TA38-2503199)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 18 mars 2025 par lequel la préfète de l'Isère obligeait M. C, ressortissant centrafricain, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an, ainsi que son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était entachée d'un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle et familiale de l'intéressé, notamment la présence avérée de son père en France, méconnaissant ainsi l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire a entraîné l'annulation par voie de conséquence des décisions subséquentes. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA38-2202251(TA38-2202251)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, gérant de l'EURL STC Location, contestant un supplément d'impôt sur le revenu pour 2016 résultant de la réintégration de sommes inscrites au crédit de son compte courant d'associé, considérées comme un passif injustifié. Le tribunal a rappelé qu'il incombe au contribuable de justifier de la réalité des apports en compte courant, notamment par la production d'éléments précis sur les versements ou les dépenses prises en charge pour la société. La décision, fondée sur les articles 8, 34 et 38 du code général des impôts, rejette la requête, estimant que M. A n'apportait pas la preuve suffisante de la nature des sommes litigieuses.
N° TA38-2202153(TA38-2202153)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait la décharge de sa cotisation d'impôt sur le revenu pour 2020. Le requérant contestait l'imposition d'une somme de 49 669 euros perçue de la société Eurex GE SA, qu'il souhaitait voir exonérée sur le fondement du 8° de l'article 81 du code général des impôts (indemnités pour accident du travail) ou bénéficier d'un quotient familial majoré au titre de l'article 195 du même code. Le tribunal a jugé que la somme perçue ne constituait pas une indemnité liée à un accident du travail, mais à un accident non professionnel, et que la carte " mobilité inclusion " obtenue en 2022 ne pouvait s'appliquer à l'année d'imposition 2020. La solution retenue est le rejet de la requête, les textes appliqués étant les articles 81 et 195 du code général des impôts.
N° TA38-2409064(TA38-2409064)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme B, qui contestaient un contrat de mensualisation pour le paiement de la taxe d'habitation de leur résidence secondaire. La juridiction a constaté que les requérants n'avaient pas, malgré une demande de régularisation, produit la décision de l'administration fiscale sur leur réclamation préalable ni justifié avoir saisi celle-ci, comme l'exigent les articles L. 281 et R. 281-4 du livre des procédures fiscales. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée par ordonnance.
N° TA38-2503281(TA38-2503281)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant la décision du préfet de la Drôme du 12 mars 2025 fixant la Tunisie comme pays de renvoi en exécution de sa peine d'interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé, le requérant n'apportant pas la preuve de risques personnels et actuels en cas de retour en Tunisie. La décision s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 131-30 du code pénal.
N° TA38-2503257(TA38-2503257)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, ressortissant guinéen, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et légalement justifiée, car M. A n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de 90 jours sans motif légitime. Il a également estimé que le moyen tiré de l'absence d'évaluation de vulnérabilité était inopérant, le refus des conditions matérielles d'accueil étant fondé sur le non-respect du délai de demande d'asile et non sur une absence d'entretien. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2502320(TA38-2502320)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 12 décembre 2024 par laquelle le préfet de la Drôme a refusé le regroupement familial au profit de l'épouse et des enfants de M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de la séparation prolongée de la famille et de l'état de santé du requérant. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet ayant opposé un motif de refus tiré de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, inapplicable aux ressortissants algériens régis de manière complète par l'accord franco-algérien.
N° TA38-2502676(TA38-2502676)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus du centre hospitalier Alpes Isère de lui communiquer l'intégralité de son dossier médical. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas saisi au préalable la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA), comme l'exige l'article L. 342-1 du code des relations entre le public et l'administration avant tout recours contentieux. Malgré une demande de régularisation, M. B A n'a pas justifié de cette saisine. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2503184(TA38-2503184)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme et M. F et autres tendant à l'annulation de l'arrêté du maire d'Annecy du 9 octobre 2024 qui ne s'opposait pas à une déclaration préalable de division foncière. La juridiction a jugé la requête irrecevable, faute pour les requérants de justifier d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Elle a estimé que la simple division d'une parcelle en deux lots, sans autorisation de construire, n'affecte pas directement les conditions d'occupation ou de jouissance des biens des voisins immédiats. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2503543(TA38-2503543)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par la SAS PV Holding d’une demande de décharge partielle ou totale de cotisation foncière des entreprises pour les années 2016 et 2017, s’est déclaré territorialement incompétent. Il a estimé que l’imposition contestée avait été établie par la direction des grandes entreprises, située à Pantin (93). En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Montreuil, seul compétent.