Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionINJONCTION

TA38-2502336(TA38-2502336)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A D. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement et que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer un document provisoire de séjour autorisant le travail sous astreinte. Cette décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2502386(TA38-2502386)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé l'astreinte de 200 euros par jour prononcée par une ordonnance du 24 janvier 2025, qui enjoignait à la préfète de l'Isère de réexaminer la situation de M. A... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Constatant l'absence d'exécution de ces injonctions pendant 52 jours, le juge a fixé le montant de l'astreinte à 5 200 euros, sans l'augmenter. Il a également admis M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 600 euros à son avocat sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2500623(TA38-2500623)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, qui contestait une contrainte de la mutualité sociale agricole des Alpes du Nord pour un indu de revenu de solidarité active de 913,49 euros. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation notifiée via l'application Télérecours et lue le jour même. En application des articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, cette absence de production rend la requête manifestement irrecevable. La requête est donc rejetée sans examen au fond.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2502445(TA38-2502445)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de la société des remontées mécaniques de Megève (SRMM) qui demandait la suspension de la convention de transfert de gestion conclue entre les communes de Demi-Quartier et de Saint-Gervais-les-Bains le 6 juin 2024, ainsi que des actes subséquents. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code général des collectivités territoriales, du code du tourisme et du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2502422(TA38-2502422)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme C pour suspendre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" par la préfète de l'Isère. En cours d'instance, l'administration ayant délivré une nouvelle attestation de prolongation d'instruction, la requérante s'est désistée de ses conclusions principales. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a rejeté la demande de frais d'instance, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit compte tenu des circonstances. La décision est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA38-2307275(TA38-2307275)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la société Katrimmo Développement contestant le refus de permis de construire un immeuble de 36 logements à Bourgoin-Jallieu. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que le motif de refus fondé sur l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme était justifié, car la commune n'était pas en mesure d'indiquer le délai et le responsable des travaux nécessaires sur le réseau électrique public. Il a également écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la société requérante, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2500946(TA38-2500946)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, introduite par Me Bouthors, contre un arrêté préfectoral du 21 novembre 2024. Le tribunal a constaté que Mme A avait déjà saisi la juridiction par l'intermédiaire d'un autre avocat, Me Albertin, et avait expressément indiqué ne pas avoir mandaté Me Bouthors. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans demande de régularisation, faute de mandat pour représenter la requérante.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA38-2503288(TA38-2503288)

Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du 20 mars 2025 par lequel la préfète du Rhône ordonnait la remise de M. B, ressortissant congolais, aux autorités suisses. La décision est fondée sur une erreur de droit, car l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 exige le consentement écrit de l'intéressé pour une telle mesure, consentement qui n'a pas été recueilli. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. B sous deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous huit jours.

Résumé IA
OrdonnanceAUTRE

TA38-2503519(TA38-2503519)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne un litige relatif au refus de délivrance d’un passeport et à une demande de restitution d’une carte nationale d’identité. Le tribunal se déclare incompétent territorialement et renvoie l’affaire au Tribunal Administratif de Paris, en application des articles R. 351-3 et R. 312-19 du code de justice administrative. La solution retenue est un renvoi pour compétence, sans examen au fond.

Résumé IA
DécisionINJONCTION

TA38-2502732(TA38-2502732)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’une demande d’exécution de son ordonnance de référé du 19 décembre 2024, a enjoint à la préfète de l’Isère de réexaminer la demande de carte de résident de M. C sous astreinte de 200 euros par jour de retard. Cette décision fait suite à l’inexécution de l’injonction initiale de délivrance provisoire d’un titre de séjour, dont le caractère provisoire a été confirmé par le juge. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
OrdonnanceAUTRE

TA38-2503543(TA38-2503543)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par la SAS PV Holding d’une demande de décharge partielle ou totale de cotisation foncière des entreprises pour les années 2016 et 2017, s’est déclaré territorialement incompétent. Il a estimé que l’imposition contestée avait été établie par la direction des grandes entreprises, située à Pantin (93). En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Montreuil, seul compétent.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2500762(TA38-2500762)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande d’expertise formée par la société CNP Assurances Iard, qui souhaitait faire évaluer les préjudices liés à un incendie causé par un mineur, afin d’engager la responsabilité de l’État pour défaut de surveillance. Le juge des référés a estimé que ce litige relevait de la compétence des tribunaux judiciaires en application de l’article L. 911-4 du code de l’éducation, car la responsabilité de l’État ne peut être substituée à celle des membres de l’enseignement que pour des faits commis sous leur surveillance. En l’espèce, le défaut de surveillance allégué n’était pas lié à l’organisation ou au fonctionnement du service public de l’enseignement. La demande a donc été jugée irrecevable car insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la juridiction administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2500517(TA38-2500517)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A qui sollicitait une contre-expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé que la contestation des conclusions du rapport d'expertise déjà rendu relevait du seul juge du fond, saisi par ailleurs, et non du juge des référés. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour défaut d'utilité de la mesure dans le cadre du référé.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2409617(TA38-2409617)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant burkinabé, qui contestait un arrêté du préfet de police du 20 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union, n'avait pas été méconnu car M. A avait pu présenter ses observations lors de ses auditions par les services de police et l'OFPRA avant la décision. Il a également jugé que les autres moyens, tirés de la méconnaissance des articles L. 612-2, L. 612-6, L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2500846(TA38-2500846)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait la restitution de sommes saisies par l'administration fiscale. La requête a été jugée manifestement irrecevable pour deux motifs : d'une part, M. A n'avait pas saisi préalablement le comptable public d'une réclamation, comme l'exige l'article L. 281 du livre des procédures fiscales pour contester le recouvrement. D'autre part, sa contestation de la taxe d'habitation 2022 était tardive, la réclamation ayant été présentée après le délai du 31 décembre 2023 prévu à l'article R. 196-2 du même code.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2503145(TA38-2503145)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 12 mars 2025 lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut d'examen de la situation personnelle et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant d'apporter des précisions suffisantes sur ses attaches privées et familiales en France.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA38-2503591(TA38-2503591)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer une carte de séjour temporaire "étudiant-élève", indispensable pour effectuer un stage de fin d'études. Le juge a estimé que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction, qui maintient les droits attachés au titre précédent, ne constitue pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête a donc été jugée manifestement mal fondée et rejetée, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur l'urgence.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2503559(TA38-2503559)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction à M. A, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la demande de renouvellement du certificat de résidence n'avait pas été déposée dans les délais prescrits par l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que la carence de l'administration soit établie. En conséquence, les moyens invoqués n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, et la condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA38-2409408(TA38-2409408)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Savoie. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que, malgré son activité au sein de la communauté Emmaüs, la présence irrégulière et prolongée de M. A, ainsi que son non-respect d'une précédente mesure d'éloignement, ne caractérisaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a été rejetée dans son intégralité.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA38-2409486(TA38-2409486)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A D, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 14 mai 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour n'était pas entachée d'un vice de procédure, car la commission du titre de séjour n'avait pas à être saisie, la requérante ne remplissant pas les conditions de délivrance d'un titre sur le fondement de l'article L. 423-23 du CESEDA. Il a également estimé que l'arrêté ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

Résumé IA