Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2502276(TA38-2502276)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C B qui demandait l'exécution forcée de l'ordonnance du 11 septembre 2024 condamnant l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de procès. Le juge a estimé que les dispositions de l'article L. 911-9 du code de justice administrative permettaient déjà au requérant d'obtenir le paiement de cette somme par une procédure de mandatement d'office, rendant sa demande irrecevable dans le cadre de l'article L. 911-4 du même code. La solution retenue est donc le rejet de la requête sans astreinte.
N° TA38-2503045(TA38-2503045)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 2 janvier 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a refusé à Mme A, ressortissante nigériane, l'engagement dans un parcours de sortie de prostitution. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la situation de la requérante résultant de son obligation de quitter le territoire français et non de la décision contestée. Aucun des moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la violation de l'article L. 121-9 du code de l'action sociale et des familles, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision. L'intervention de l'association Solenciel a été déclarée irrecevable.
N° TA38-2503043(TA38-2503043)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la préfète de l'Isère refusant à Mme E l'engagement dans un parcours de sortie de prostitution. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la situation de précarité et l'irrégularité du séjour de la requérante n'étant pas imputables à la décision attaquée. Aucun des moyens soulevés, notamment la violation de l'article L. 121-9 du code de l'action sociale et des familles, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre des frais de justice.
N° TA38-2503050(TA38-2503050)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme E, ressortissante nigériane, qui sollicitait la suspension de la décision de la préfète de l'Isère refusant son engagement dans un parcours de sortie de prostitution. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'irrégularité du séjour de la requérante résultant d'une obligation de quitter le territoire français et non de la décision contestée. Il a également jugé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation et de la méconnaissance de l'article L. 121-9 du code de l'action sociale et des familles, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les interventions des associations Solenciel et ADA ont été déclarées irrecevables.
N° TA38-2503345(TA38-2503345)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, contestant les arrêtés du 25 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, lui interdisant le retour pour deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des articles L. 612-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2503699(TA38-2503699)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Chantemerle les Blés visant à faire désigner un expert pour examiner un immeuble menaçant ruine. Sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, le juge a ordonné une expertise pour constater les désordres, évaluer l'existence d'un péril imminent et proposer des mesures de sauvegarde. L'expert devra accomplir sa mission dans un délai de 24 heures et déposer son rapport sous cinq jours.
N° TA38-2406877(TA38-2406877)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A pour contester le refus du préfet de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Par un acte enregistré le 14 mars 2025, M. A s'est désisté de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction, tout en maintenant sa demande de frais de justice. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance du 7 avril 2025, mais a rejeté la demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. La décision se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2404393(TA38-2404393)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur le recours de M. et Mme B contestant la décision implicite de rejet de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) qui avait réduit de 11 320 à 3 000 euros le montant de la prime de transition énergétique. En cours d'instance, l'Anah a partiellement agréé leur recours en portant la prime à 5 760 euros pour les travaux d'isolation de toiture-terrasse effectivement réalisés, ce qui a conduit le tribunal à prononcer un non-lieu à statuer sur ce point. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, notamment celles indemnitaires, faute de demande préalable, en application de l'article R.421-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique.
N° TA38-2503031(TA38-2503031)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de Mme E visant à suspendre le refus de la préfète de l'Isère de l'engager dans un parcours de sortie de prostitution. La requérante invoquait l'urgence et un défaut de motivation, ainsi qu'une violation de l'article L. 121-9 du code de l'action sociale et des familles. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, l'irrégularité du séjour de Mme E découlant d'une obligation de quitter le territoire français distincte. Aucun des moyens soulevés n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
N° TA38-2501944(TA38-2501944)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 7 avril 2025, a donné acte du désistement de M. B de ses conclusions en exécution d’un précédent jugement du 16 mai 2024, qui enjoignait au préfet de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le désistement est intervenu après que la préfète a informé le tribunal que le titre de séjour était fabriqué et prêt à être retiré. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 800 euros à M. B au titre des frais exposés.
N° TA38-2503297(TA38-2503297)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 7 avril 2025, a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de la Savoie de lui accorder l'allocation aux adultes handicapés. Le tribunal a estimé que ce litige relève de la compétence de la juridiction judiciaire, et non de l'ordre administratif, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. En conséquence, il a transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Chambéry, conformément à l'article 32 du décret du 27 février 2015.
N° TA38-2503365(TA38-2503365)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C B A, ressortissant sri lankais, qui contestait l'arrêté du 24 mars 2025 par lequel la préfète du Rhône ordonnait son transfert aux autorités maltaises. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure était régulière, notamment car l'accord explicite des autorités maltaises avait été obtenu. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 5 du règlement (UE) n°604/2013 et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du règlement (UE) n°604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2409516(TA38-2409516)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de la société GTS alimentation, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 novembre 2024 ordonnant la fermeture administrative de son établissement "Gotham Shop" pour trois mois. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, faute de moyen sérieux, et en l'absence de confirmation de maintien de la requête dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. L'ordonnance constate que la société est réputée s'être désistée de l'ensemble de ses conclusions, y compris sa demande de frais de justice.
N° TA38-2101877(TA38-2101877)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la société Carrières Benoit Gauthier visant à annuler l'arrêté du préfet de la Drôme du 5 février 2021 lui refusant l'autorisation environnementale d'ouvrir une carrière de roches massives à Saint-Nazaire-en-Royans. Le tribunal a jugé que le vice de procédure allégué concernant l'avis de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites n'avait pas influencé la décision finale. Il a confirmé que le refus était fondé sur l'atteinte irrémédiable au paysage, un intérêt protégé par l'article L. 511-1 du code de l'environnement.
N° TA38-2502598(TA38-2502598)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. A, qui demandaient la correction d’erreurs matérielles dans une décision préfectorale de regroupement familial et une attestation de l’OFII. Le juge a considéré que ces requêtes, ne tendant à l’annulation d’aucune décision et ne relevant pas de la compétence du juge administratif pour corriger des actes sur le fondement du code de procédure civile, étaient manifestement irrecevables. La solution retenue est le rejet des requêtes par ordonnance, en application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2201954(TA38-2201954)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B et Mme A contestant une cotisation d'impôt sur le revenu pour 2018, résultant du plafonnement du crédit d'impôt de modernisation du recouvrement (CIMR). Les requérants contestaient la régularité de la procédure de contrôle sur pièces et le bien-fondé du plafonnement, estimant que leurs primes versées en 2018 n'étaient pas exceptionnelles. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière et que le plafonnement était fondé, en application des dispositions de l'article 60 de la loi de finances pour 2017 et du code général des impôts. La demande de décharge a donc été rejetée.
N° TA38-2502763(TA38-2502763)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère d'accorder un rendez-vous à M. A avant le 28 avril 2025 pour déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour "salarié". Le juge a écarté la fin de non-recevoir soulevée par la préfecture, estimant que le rendez-vous fixé au 7 juillet 2025 était trop tardif et laissait le requérant en situation irrégulière après l'expiration de son titre le 28 avril 2025. La condition d'urgence a été reconnue et la mesure jugée utile, le renouvellement ne pouvant être effectué par voie dématérialisée. L'État a été condamné à verser 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA38-2103510(TA38-2103510)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande d'indemnisation des sociétés Carrières Benoit B, LVBG et MBG, qui sollicitaient la condamnation solidaire de l'État et de la commune de Saint-Nazaire-en-Royans pour un préjudice lié au refus d'autorisation environnementale d'exploitation d'une carrière. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral du 5 février 2021 n'était pas entaché d'illégalité, écartant ainsi la responsabilité pour faute de l'État. Il a également estimé que les sociétés n'établissaient pas de faute imputable à la commune ou un changement d'attitude fautif des services de l'État. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont été rejetées, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la responsabilité sans faute.
N° TA38-2407674(TA38-2407674)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme D, ressortissants algériens, qui contestaient les arrêtés du préfet de l'Isère du 26 août 2024 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des stipulations de l'accord franco-algérien. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées, signées par une autorité compétente, et a écarté les moyens soulevés, confirmant ainsi la légalité des arrêtés préfectoraux.
N° TA38-2503003(TA38-2503003)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du 25 février 2025 de la préfète de l'Isère l'obligeant à quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Convention européenne des droits de l'homme.