Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2501282(TA38-2501282)
Requête de M. A demandant au tribunal administratif de l’aider dans ses démarches pour le renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal administratif de Grenoble rejette la requête comme manifestement irrecevable, faute de conclusions et de moyens, et rappelle qu’il n’a pas compétence pour assister un administré dans ses démarches. Décision fondée sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2500932(TA38-2500932)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait une intervention auprès de la préfecture de l'Isère pour débloquer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne tendait à l'annulation d'aucune décision, ne comportait ni conclusions ni moyens, et il n'appartient pas à la juridiction administrative d'assister un administré dans ses démarches. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2503199(TA38-2503199)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 18 mars 2025 par lequel la préfète de l'Isère obligeait M. C, ressortissant centrafricain, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an, ainsi que son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était entachée d'un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle et familiale de l'intéressé, notamment la présence avérée de son père en France, méconnaissant ainsi l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire a entraîné l'annulation par voie de conséquence des décisions subséquentes. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA38-2503281(TA38-2503281)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant la décision du préfet de la Drôme du 12 mars 2025 fixant la Tunisie comme pays de renvoi en exécution de sa peine d'interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé, le requérant n'apportant pas la preuve de risques personnels et actuels en cas de retour en Tunisie. La décision s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 131-30 du code pénal.
N° TA38-2502320(TA38-2502320)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 12 décembre 2024 par laquelle le préfet de la Drôme a refusé le regroupement familial au profit de l'épouse et des enfants de M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de la séparation prolongée de la famille et de l'état de santé du requérant. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet ayant opposé un motif de refus tiré de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, inapplicable aux ressortissants algériens régis de manière complète par l'accord franco-algérien.
N° TA38-2407672(TA38-2407672)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du préfet de l'Isère du 26 août 2024 refusant un titre de séjour à une ressortissante algérienne entrée en France à 17 ans. La juridiction estime que ce refus porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" sous trois mois et une autorisation provisoire sous dix jours.
N° TA38-2407670(TA38-2407670)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 26 août 2024 par lequel le préfet de l'Isère refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant algérien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de son séjour en France depuis 2017, de la présence de sa famille, de sa réussite universitaire et de son engagement bénévole. En conséquence, il a enjoint à la préfète de délivrer à M. A un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de trois mois.
N° TA38-2201147(TA38-2201147)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B contestant son imposition à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux pour 2014 et 2015, notamment sur des revenus de capitaux mobiliers et d'origine indéterminée. Le tribunal a partiellement fait droit à la demande en déchargeant certaines sommes, tout en rejetant le surplus des conclusions, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice. La décision s'appuie sur les articles 109 et 111 du code général des impôts, ainsi que sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2503184(TA38-2503184)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme et M. F et autres tendant à l'annulation de l'arrêté du maire d'Annecy du 9 octobre 2024 qui ne s'opposait pas à une déclaration préalable de division foncière. La juridiction a jugé la requête irrecevable, faute pour les requérants de justifier d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Elle a estimé que la simple division d'une parcelle en deux lots, sans autorisation de construire, n'affecte pas directement les conditions d'occupation ou de jouissance des biens des voisins immédiats. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2502676(TA38-2502676)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus du centre hospitalier Alpes Isère de lui communiquer l'intégralité de son dossier médical. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas saisi au préalable la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA), comme l'exige l'article L. 342-1 du code des relations entre le public et l'administration avant tout recours contentieux. Malgré une demande de régularisation, M. B A n'a pas justifié de cette saisine. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2202153(TA38-2202153)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait la décharge de sa cotisation d'impôt sur le revenu pour 2020. Le requérant contestait l'imposition d'une somme de 49 669 euros perçue de la société Eurex GE SA, qu'il souhaitait voir exonérée sur le fondement du 8° de l'article 81 du code général des impôts (indemnités pour accident du travail) ou bénéficier d'un quotient familial majoré au titre de l'article 195 du même code. Le tribunal a jugé que la somme perçue ne constituait pas une indemnité liée à un accident du travail, mais à un accident non professionnel, et que la carte " mobilité inclusion " obtenue en 2022 ne pouvait s'appliquer à l'année d'imposition 2020. La solution retenue est le rejet de la requête, les textes appliqués étant les articles 81 et 195 du code général des impôts.
N° TA38-2201954(TA38-2201954)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B et Mme A contestant une cotisation d'impôt sur le revenu pour 2018, résultant du plafonnement du crédit d'impôt de modernisation du recouvrement (CIMR). Les requérants contestaient la régularité de la procédure de contrôle sur pièces et le bien-fondé du plafonnement, estimant que leurs primes versées en 2018 n'étaient pas exceptionnelles. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière et que le plafonnement était fondé, en application des dispositions de l'article 60 de la loi de finances pour 2017 et du code général des impôts. La demande de décharge a donc été rejetée.
N° TA38-2502492(TA38-2502492)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A comme manifestement irrecevable. M. A contestait le rejet de sa demande de subvention "MaPrimeRénov'" par l'Agence nationale de l'habitat. Le juge a constaté que, malgré une demande de régularisation, M. A n'avait pas produit le recours administratif préalable obligatoire prévu par l'article 9 du décret n°2020-26 du 14 janvier 2020. En application des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans examen au fond.
N° TA38-2502432(TA38-2502432)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B contestant le refus de regroupement familial pour son épouse. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision administrative attaquée, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA38-2503209(TA38-2503209)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C B alias A F, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de la Drôme du 19 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé et non entaché d'un défaut d'examen sérieux de la situation personnelle du requérant. Il a également estimé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant ne justifiant pas d'une vie privée et familiale stable en France. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles L. 613-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2503447(TA38-2503447)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la Caisse d'épargne et de prévoyance Rhône Alpes. Celle-ci demandait d'enjoindre à la préfète de l'Isère de procéder à l'expulsion d'occupants d'un parking dont elle est propriétaire, en raison d'un refus de concours de la force publique. Le juge a estimé que l'urgence particulière nécessaire à l'octroi de mesures de sauvegarde dans un délai de 48 heures n'était pas caractérisée, malgré l'ancienneté de l'occupation et les nuisances alléguées. La solution retenue est le rejet de la requête, faute pour la société requérante de démontrer une urgence suffisante justifiant une intervention immédiate du juge des référés.
N° TA38-2503177(TA38-2503177)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 22 mars 2025 par lequel le préfet de la Savoie obligeait M. B, ressortissant comorien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de trois ans, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le requérant justifiant d'une vie privée et familiale intense en France (scolarité, concubinage, enfant français, famille proche de nationalité française) sans attache dans son pays d'origine.
N° TA38-2407097(TA38-2407097)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B pour contester le refus implicite du préfet de lui remettre un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré à l'intéressé une attestation de dépôt valable jusqu'au 29 avril 2025, rendant la requête sans objet. Par ordonnance du 4 avril 2025, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la demande principale, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. L'État, partie perdante, a été condamné à verser 800 euros à M. B au titre de l'article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2503581(TA38-2503581)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion du Nouveau cirque triomphe de la parcelle BL472 à Saint-Martin-D'Hères, occupée sans titre sur le domaine public communal. La juridiction a jugé la demande non contestable sérieusement, urgente et utile en raison des risques pour la sécurité, des problèmes de salubrité et des nuisances sonores et olfactives causés par l'occupation. L'expulsion doit intervenir sous trois jours, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, mais la demande de recours à la force publique a été rejetée comme irrecevable. La décision applique les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.
N° TA38-2503051(TA38-2503051)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B, ressortissant pakistanais, pour contester un arrêté préfectoral du 25 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a retiré cet arrêté par une décision du 3 avril 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d'annulation et d'injonction étaient devenues sans objet, et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Les conclusions relatives aux frais d'instance ont été rejetées.