Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2501918(TA38-2501918)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 26 décembre 2024 déclarant insalubre un local situé au sous-sol d'une habitation à Tignieu-Jameyzieu. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d'une situation financière suffisamment grave et immédiate, compte tenu notamment de ses autres revenus locatifs et de sa capacité à obtenir des prêts. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de la santé publique.
N° TA38-2305258(TA38-2305258)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 25 mars 2025, a constaté le désistement d’instance de Mme A, qui contestait une décision de la caisse d’allocations familiales de la Savoie relative à une remise partielle de dette d’allocation de logement familial. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal avait invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, mais elle n’a pas répondu dans le délai imparti. Faute de confirmation, elle est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. L’ordonnance donne acte de ce désistement, sans examiner le fond du litige.
N° TA38-2306821(TA38-2306821)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait un refus de permis de construire émis par le maire de Combloux le 21 août 2023. La requête en annulation et les demandes d’injonction sont donc classées sans examen au fond. La commune de Combloux, qui demandait la condamnation de M. A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a vu cette demande rejetée. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a été rendue le 25 mars 2025.
N° TA38-2502745(TA38-2502745)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de convoquer Mme A, ressortissante chinoise, pour déposer une demande de titre de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise". Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, Mme A ne parvenant pas à obtenir de rendez-vous malgré des tentatives répétées, ce qui compromettait la régularité de son séjour et sa recherche d'emploi. La solution retenue s'appuie sur l'obligation de l'administration de recevoir l'étranger dans un délai raisonnable, en application des principes généraux du droit au séjour et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2502753(TA38-2502753)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. F D, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du 10 mars 2025 par lesquels la préfète de l'Isère lui a fait obligation de quitter le territoire sans délai, a prononcé une interdiction de retour d'un an et l'a assigné à résidence. Le tribunal a jugé que les arrêtés étaient suffisamment motivés et signés par une autorité compétente, et a écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et de suspension, ainsi que des conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne des droits de l'homme et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA38-2502695(TA38-2502695)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé précontractuel, a pris acte du désistement de la SARL CDMI DS Concept, qui contestait le rejet de son offre pour un marché de construction de logements sociaux à Poliénas attribué à la société SK Bâtiment. La requérante s'est désistée de son instance après que la société dauphinoise pour l'habitat (SDH) a soulevé l'incompétence de la juridiction administrative, arguant de son statut de société anonyme d'HLM relevant du droit privé. Par ordonnance du 25 mars 2025, le tribunal a donné acte du désistement et rejeté les conclusions de la SDH au titre des frais de justice. Aucun texte de fond n'a été appliqué au-delà des articles R.222-1 du code de justice administrative relatifs à la procédure de désistement.
N° TA38-2400615(TA38-2400615)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, dans ses deux chambres réunies, a examiné les requêtes de M. A, ressortissant algérien, contestant d'une part le rejet implicite de sa demande de certificat de résidence algérien et d'autre part un arrêté d'expulsion. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des textes précités et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2405528(TA38-2405528)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 25 mars 2025, a pris acte du désistement pur et simple de M. A de sa requête dirigée contre le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a fait application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, l'État a été condamné à verser une somme de 800 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.
N° TA38-2502108(TA38-2502108)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. C d'une demande d'astreinte pour assurer l'exécution d'une précédente ordonnance (n° 2405086 du 26 juillet 2024) qui enjoignait au préfet de l'Isère de réexaminer sa demande de titre de séjour. La préfecture ayant justifié avoir délivré à l'intéressé une carte de résident valable jusqu'en 2035, le juge a constaté que l'injonction était exécutée. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d'astreinte, sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative. M. C a par ailleurs été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA38-2400789(TA38-2400789)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête du Centre communal d'action sociale (CCAS) de Grenoble, qui demandait la condamnation de l'État à lui rembourser les frais d'hébergement d'une mère et de ses cinq enfants, pris en charge du 8 mai 2022 au 31 août 2024. Le CCAS invoquait la carence de l'État dans son obligation d'hébergement d'urgence prévue à l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a jugé que le CCAS n'avait pas de compétence propre en matière d'hébergement d'urgence et ne pouvait se prévaloir d'une compétence supplétive pour engager la responsabilité de l'État. La solution retenue est le rejet de la demande, fondée sur l'absence de base légale à l'action du CCAS.
N° TA38-2406345(TA38-2406345)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 25 mars 2025, du désistement pur et simple de la société la Crémaillère et de M. A de leur requête dirigée contre un permis d'aménager modificatif accordé par le maire de Saint-Gervais-les-Bains. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et n'a pas fait droit aux demandes de la commune au titre de l'article L. 761-1 du même code, estimant qu'il n'y avait pas lieu à condamnation aux frais.
N° TA38-2502884(TA38-2502884)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B comme manifestement irrecevable. La requérante sollicitait une aide pour sa demande de titre de séjour, mais n'a formulé aucune conclusion en annulation d'une décision administrative, en violation de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc rejeté la requête sans inviter la requérante à la régulariser.
N° TA38-2300108(TA38-2300108)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B pour contester l’annulation de son inscription aux épreuves pratiques du CAP Pâtissier en candidat libre. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal l’a invitée à confirmer le maintien de sa requête, faute de quoi elle serait réputée s’en être désistée. Mme B n’ayant pas répondu dans le délai d’un mois, le président de la 4ème chambre a donné acte de son désistement par une ordonnance du 25 mars 2025.
N° TA38-2400922(TA38-2400922)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème Chambre) a rejeté la requête de M. C contestant le refus de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) de lui verser une subvention de 22 980 euros au titre de la prime de transition énergétique (MaPrimeRénov'). Le tribunal a jugé que la décision de refus du 9 octobre 2023 était suffisamment motivée et régulièrement signée, écartant les moyens de légalité externe. Sur le fond, il a estimé que les travaux réalisés par M. C n'étaient pas éligibles à la prime, conformément au décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 et à l'arrêté du 17 novembre 2020. La demande a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA38-2409596(TA38-2409596)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande du CROUS Grenoble Alpes concernant les désordres d'humidité et de moisissures affectant le restaurant universitaire Diderot, suite à sa reconstruction. L'expertise est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge estimant la mesure utile pour déterminer les causes et responsabilités. La société Ascoreal (assistant à maîtrise d'ouvrage) et la société ICS (lot plomberie) sont mises en cause dans l'expertise, sans préjuger de leur responsabilité. La demande de la société Venitucci visant à ce qu'il lui soit donné acte de ses réserves a été rejetée, le juge ne pouvant donner acte de simples déclarations.
N° TA38-2105334(TA38-2105334)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par la SCI Les 3 Lynx, a sursis à statuer sur la légalité de la décision du maire des Houches constatant la péremption de son permis de construire. Le tribunal a transmis au Conseil d'État une question de droit nouvelle et sérieuse : la décision de constatation de péremption d'un permis de construire doit-elle être motivée et, le cas échéant, soumise à une procédure contradictoire ? L'affaire est mise en attente de l'avis du Conseil d'État, conformément à l'article L. 113-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2410192(TA38-2410192)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A pour contester le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". En cours d'instance, la préfète a informé le tribunal qu'un titre de séjour était en cours de fabrication, conduisant Mme A à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l'État à verser 700 euros à Mme A au titre de l'article L. 761-1 du même code, pour les frais exposés.
N° TA38-2410368(TA38-2410368)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la demande de M. A B, visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour, était devenue sans objet. En effet, la préfète de l'Isère avait déjà délivré un rendez-vous au requérant en cours d'instance. Par conséquent, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et a rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2105635(TA38-2105635)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule le permis de construire délivré par le maire d'Evian-les-Bains à M. E pour une maison individuelle. La décision retient que le projet méconnaît l'article UC 8 du plan local d'urbanisme, car la piscine est implantée à moins de 3 mètres de la construction principale sans que l'état du bâti environnant ne le justifie. Les autres moyens, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles UC 11 et de l'obligation de régulariser un cabanon, sont écartés. La solution s'appuie sur le code de l'urbanisme et le règlement du PLU.
N° TA38-2501965(TA38-2501965)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence, a ordonné au préfet de la Haute-Savoie de loger M. A B avant le 30 mai 2025. M. B avait été reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 21 novembre 2024 pour un logement de type T1-T2, mais n'avait reçu aucune offre. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui permet au juge d'enjoindre le logement et d'assortir cette injonction d'une astreinte. Une astreinte de 500 euros par mois de retard a été fixée à compter du 1er juin 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.