Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 580/1714
N° TA38-2501918(TA38-2501918)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 26 décembre 2024 déclarant insalubre un local situé au sous-sol d'une habitation à Tignieu-Jameyzieu. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d'une situation financière suffisamment grave et immédiate, compte tenu notamment de ses autres revenus locatifs et de sa capacité à obtenir des prêts. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de la santé publique.
N° TA38-2307600(TA38-2307600)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 4 septembre 2023 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points liés à sept infractions commises entre 2012 et 2023. Le tribunal a jugé que la notification des retraits de points n'affecte pas leur légalité et que la réalité des infractions était établie par l'émission de titres exécutoires d'amendes forfaitaires majorées, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route. Il a également estimé que l'administration avait satisfait à son obligation d'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de condamnation de l'État aux dépens ont été rejetées.
N° TA38-2502937(TA38-2502937)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a procédé à la liquidation provisoire de l'astreinte de 100 euros par jour prononcée le 1er mars 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère, pour inexécution de l'injonction de fixer un rendez-vous à une famille congolaise demandant l'asile. Constatant un retard de 18 jours sans justification, le juge a liquidé l'astreinte à 1 800 euros au bénéfice des requérants. Il a également renforcé l'injonction initiale en impartissant un délai de deux jours ouvrés sous une nouvelle astreinte de 150 euros par jour de retard, sur le fondement des articles L. 911-7 et L. 521-4 du code de justice administrative. Enfin, l'État a été condamné à verser 600 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2502936(TA38-2502936)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme B, ressortissante congolaise, pour obtenir la liquidation provisoire de l'astreinte prononcée le 4 mars 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère, en raison de l'inexécution de l'injonction de lui fixer un rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Constatant un retard de dix-sept jours sans justification, le juge a liquidé provisoirement l'astreinte à 1 700 euros sur le fondement des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative. Il a également renforcé l'injonction en imposant un nouveau délai de deux jours ouvrés sous une astreinte portée à 150 euros par jour de retard, en application de l'article L. 521-4 du même code. Enfin, l'État a été condamné à verser 600 euros à Mme B au titre des frais de justice.
N° TA38-2502570(TA38-2502570)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de liquidation provisoire de l'astreinte de 100 euros par jour prononcée le 29 janvier 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère pour défaut d'hébergement d'urgence de M. et Mme B et de leurs cinq enfants. La juridiction a estimé que, malgré un retard d'exécution (orientation le 6 février, entrée dans le logement le 11 février), les diligences de l'administration en période hivernale de saturation justifiaient la suppression de l'astreinte provisoire sur le fondement des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative. Les requérants ont été admis provisoirement à l'aide juridictionnelle, mais leurs conclusions au titre des frais de justice ont été rejetées, l'État n'étant pas considéré comme partie perdante.
N° TA38-2502348(TA38-2502348)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par une ancienne juriste assistante, a été confronté à un conflit d’intérêts objectif. En application de l’article R. 312-5 du code de justice administrative, le président du tribunal a ordonné la transmission du dossier au président de la section du contentieux du Conseil d’État. Cette transmission vise à garantir l’impartialité de la juridiction en confiant le jugement de l’affaire à un autre tribunal.
N° TA38-2501929(TA38-2501929)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à l'État de loger Mme D, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation de la Haute-Savoie le 24 octobre 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée (T1-T2) ne lui avait été proposée dans le département, le juge a enjoint au préfet de la Haute-Savoie d'assurer son logement avant le 30 mai 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er juin 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2500345(TA38-2500345)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A contestant le retrait partiel d’une subvention MaPrimeRenov’ par l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH). La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, les pièces jointes n’ont pas été transmises dans des fichiers distincts, en violation de l’article R.414-5 du code de justice administrative. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R.222-1 4° du même code.
N° TA38-2401834(TA38-2401834)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la Fédération française des clubs alpins et de montagne pour contester plusieurs décisions du maire de Saint-Gervais-les-Bains, notamment une lettre du 6 mars 2024 et des arrêtés des 16 janvier et 27 février 2024 interdisant des travaux au refuge du Goûter entre le 15 mai et le 30 septembre. Le tribunal a jugé que la lettre du 6 mars 2024 constituait une simple invitation et non une décision administrative, rendant les conclusions irrecevables. Concernant les interdictions de travaux, le tribunal a constaté que ces décisions avaient été abrogées par la commune en février 2025 et n'avaient reçu aucun commencement d'exécution, les rendant sans objet. En application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 2212-1 à 5 du code général des collectivités territoriales, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions.
N° TA38-2502810(TA38-2502810)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, contestant les arrêtés du 7 mars 2025 par lesquels la préfète de l'Isère lui a fait obligation de quitter le territoire sans délai, a prononcé une interdiction de retour de deux ans et l'a assigné à résidence. Le tribunal a estimé que les arrêtés étaient suffisamment motivés et que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu n'était pas fondé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'annulation et d'injonction, sur la base des articles L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
N° TA38-2502521(TA38-2502521)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 9 août 2024 par lequel la commune de Corenc s'est opposée à la déclaration préalable de la société Free Mobile pour l'implantation d'un pylône de téléphonie mobile. Le juge a estimé que, bien que certains moyens soulevés par la société requérante soient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, la condition d'urgence n'était pas remplie en l'espèce. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner plus avant les moyens de fond ou la demande de substitution de motif fondée sur l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2502514(TA38-2502514)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B, ressortissant algérien, de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction concernant la clôture de l'instruction de sa demande de titre de séjour et le refus implicite de titre. La condition d'urgence et les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'ont pas été examinés au fond en raison du désistement. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de M. B à l'aide juridictionnelle et condamné l'État à verser 800 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2502321(TA38-2502321)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble concerne une demande de M. B, fondée sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, visant à modifier une précédente ordonnance de référé du 19 août 2024 pour obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler et le réexamen de sa demande de titre de séjour. Le tribunal rejette la requête, estimant que la préfète de l'Isère a exécuté les mesures ordonnées en délivrant à M. B une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 16 juin 2025, ce qui constitue un élément nouveau justifiant le rejet de la demande de modification. Les textes appliqués sont les articles L. 521-4 et L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2502196(TA38-2502196)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B pour obtenir un rendez-vous en vue du renouvellement de son titre de séjour. La préfète de l'Isère a délivré un rendez-vous à l'intéressée le 17 mars 2025, lui permettant d'obtenir un titre de séjour "étudiant". Le juge des référés a constaté que la demande d'injonction était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA38-2502101(TA38-2502101)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur la demande de M. A, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur sa requête. Celle-ci visait à obtenir, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, une injonction à la préfète de l’Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a accordé un rendez-vous à l’intéressé, rendant la demande sans objet. L’État a été condamné à verser 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA38-2502099(TA38-2502099)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. C d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a accordé un rendez-vous à l'intéressé. Le juge a constaté qu'il n'y avait dès lors plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. Il a toutefois condamné l'État à verser 500 euros à M. C au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2502082(TA38-2502082)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur la demande de Mme E visant à obtenir un rendez-vous pour renouveler son récépissé de demande de titre de séjour, a pris acte de son désistement après que la préfète de l'Isère a conclu au non-lieu à statuer. La requérante a été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, l'État a été condamné à verser 500 euros à son avocat, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2502063(TA38-2502063)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, la préfète soutenant que le dossier était incomplet et que Mme B ne pouvait plus prétendre à un titre de séjour en qualité de conjoint de français. Il a rappelé que l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne prévoit la délivrance de droit d'une telle attestation que pour un dossier complet. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
N° TA38-2501896(TA38-2501896)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu la décision du 24 janvier 2025 par laquelle le directeur du centre hospitalier Alpes Léman a licencié M. B, fonctionnaire stagiaire, pour inaptitude physique. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie en raison de l’impact psychologique et des difficultés de réinsertion professionnelle du requérant. Il a également retenu l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision, au regard de l’article 31 du décret n°97-487 du 12 mai 1997, compte tenu de l’avis favorable du conseil médical du 9 janvier 2025 déclarant M. B apte sous réserve d’adaptation de son poste. La suspension est ordonnée jusqu’au jugement au fond.
N° TA38-2501887(TA38-2501887)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du ministre de l'intérieur du 20 décembre 2024 refusant à M. C l'autorisation d'exploiter un poste d'enregistrement des jeux et paris de la Française des Jeux. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le refus compromettant la viabilité du rachat d'un fonds de commerce de tabac presse et ayant conduit à sa liquidation judiciaire. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison d'une possible erreur d'appréciation. En conséquence, le tribunal a enjoint au ministre de réexaminer la demande sous cinq jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.