Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2501483(TA38-2501483)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet sur la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A, un étranger relevant de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, car le requérant se trouvait en situation irrégulière et risquait une mesure d'éloignement, et que le moyen tiré de la méconnaissance des articles R. 431-15-1 et R. 431-15-2 du CESEDA, relatifs à l'obligation de délivrer une attestation de prolongation d'instruction, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande et de délivrer une attestation de prolongation dans un délai de quinze jours.
N° TA38-2501481(TA38-2501481)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B C pour contester le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. La préfète de l'Isère a soutenu qu'il n'y avait plus lieu de statuer, ayant délivré un récépissé à l'intéressée. Le juge a constaté que ce récépissé, délivré après la naissance de la décision implicite de rejet, ne faisait pas disparaître rétroactivement cette décision, mais a estimé que la requête en référé suspension avait perdu son objet, le récépissé autorisant provisoirement le séjour de Mme B C. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d'injonction, et a rejeté les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2407336(TA38-2407336)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était amené à statuer sur une demande de suspension de la décision du CROUS de Grenoble de ne pas renouveler l'admission au logement de M. E pour l'année universitaire 2024-2025. M. E s'est désisté de sa requête le 17 mars 2025. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 24 mars 2025. Aucune des autres demandes n'a été examinée au fond.
N° TA38-2307723(TA38-2307723)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme B, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire québécois contre un permis français. La requérante n’a pas apporté de preuves suffisantes pour établir la date de sa résidence normale en France, condition nécessaire pour bénéficier de l’échange dans le délai d’un an prévu par l’article R. 222-3 du code de la route et l’arrêté du 12 janvier 2012. Les documents fournis (acte notarié partiel, contrat EDF, réservation de vol) ont été jugés insuffisants pour démontrer une installation effective et continue. En conséquence, le tribunal a validé la décision de refus, faute pour l’intéressée de justifier du respect des conditions légales.
N° TA38-2307580(TA38-2307580)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A C d’une demande d’annulation de la décision 48SI du 12 octobre 2023 par laquelle le ministre de l’intérieur a constaté l’invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que des décisions de retrait de points sous-jacentes. Le tribunal a d’abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre sept décisions de retrait de points, celles-ci ayant été restituées avant l’introduction de la requête. Sur le fond, il a rejeté les moyens soulevés, estimant que la notification des retraits de points n’affecte pas leur légalité et que la réalité des infractions restantes était établie par le paiement des amendes forfaitaires, conformément aux articles L. 223-1 et L. 225-1 du code de la route. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2307330(TA38-2307330)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant la décision 48N du 19 septembre 2023 du ministre de l'intérieur lui imposant de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière. M. B soutenait avoir déjà accompli ce stage en février 2022 dans le cadre pénal pour la même infraction. Le tribunal a jugé que cette circonstance est sans influence sur la légalité de l'obligation administrative, fondée sur les articles L. 223-6 al. 4 et R. 223-4 du code de la route, en raison des infractions commises pendant le délai probatoire. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA38-2307325(TA38-2307325)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B contestant la décision 48SI du 11 octobre 2023 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives à l'infraction du 13 octobre 2018, le point retiré ayant été restitué avant l'introduction de la requête. Sur le fond, il a estimé que la réalité des trois autres infractions était établie par le paiement des amendes forfaitaires ou majorées, conformément aux articles L. 223-1 et L. 225-1 du code de la route. Enfin, le tribunal a considéré que l'administration apportait la preuve de la délivrance de l'information préalable obligatoire prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, rejetant ainsi le moyen tiré du défaut d'information.
N° TA38-2307149(TA38-2307149)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui contestait la décision du 22 mai 2023 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le juge a estimé que le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points était inopérant, car cette notification n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. Il a également jugé que la réalité des infractions était établie par les mentions au système national des permis de conduire, et que les réclamations produites par le requérant, datées d'août 2023, étaient postérieures aux infractions et ne pouvaient remettre en cause les retraits. La décision s'appuie sur les articles L. 223-1 et L. 223-3 du code de la route.
N° TA38-2306648(TA38-2306648)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C contestant la décision 48SI du 17 août 2023 constatant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a rappelé que la notification des retraits de points n'affecte pas leur légalité, mais seulement leur opposabilité, et que la décision attaquée rend ces retraits opposables. Il a également jugé que la réalité de l'infraction du 1er février 2022 était établie par le paiement de l'amende forfaitaire, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route. Enfin, le requérant n'ayant pas démontré avoir présenté une requête en exonération ou une réclamation dans les délais légaux, le moyen tiré du défaut d'information préalable a été écarté.
N° TA38-2306144(TA38-2306144)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné la requête de M. B C contestant les retraits de points consécutifs à quinze infractions et la décision 48SI constatant la perte de validité de son permis. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la décision 48SI et sur le retrait pour l'infraction du 31 octobre 2018, ces décisions ayant été retirées. Il a également rejeté comme irrecevables les conclusions contre quatre retraits antérieurs à la requête. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens tirés du défaut de notification et du défaut d'information préalable, en application des articles L. 223-1, L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, et a rejeté le surplus des conclusions de la requête.
N° TA38-2306022(TA38-2306022)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B pour contester cinq décisions de retrait de points de son permis de conduire. Le juge unique a constaté un non-lieu à statuer pour deux des infractions (29 mai 2020 et 31 août 2022), celles-ci ayant été retirées du relevé d'information intégral. Pour les trois infractions restantes (22 septembre 2019, 6 juin 2021 et 12 août 2021), le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de notification, rappelant que celle-ci n'affecte pas la légalité du retrait mais seulement son opposabilité. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal n'ayant pas examiné le fond des autres moyens, laissant ainsi les décisions de retrait de points contestées valides.
N° TA38-2305930(TA38-2305930)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire turc contre un permis français. Le requérant soutenait que sa demande n’était pas tardive, car il aurait été induit en erreur par l’administration lors d’une première tentative en 2021. Le tribunal a estimé que le requérant n’établissait pas de manière précise et concordante avoir été empêché de valider sa première demande, et que le refus pour tardiveté, fondé sur l’article 4 de l’arrêté du 12 janvier 2012, n’était pas entaché d’erreur de droit. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA38-2305870(TA38-2305870)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire koweïtien contre un permis français. Le requérant invoquait une erreur de transmission de documents et une atteinte à sa vie privée et familiale. Le tribunal a estimé que la décision de refus était fondée, car le dossier de M. C était incomplet, et que l’administration n’avait pas à appliquer l’article L. 114-5 du code des relations entre le public et l’administration en l’absence de pièce manquante au sens de cet article. La solution retenue s’appuie sur l’article R. 222-3 du code de la route et l’arrêté du 12 janvier 2012, sans faire droit aux conclusions d’annulation ou d’injonction.
N° TA38-2305816(TA38-2305816)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’une demande d’annulation de la décision 48SI du ministre de l’intérieur constatant l’invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. En cours d’instance, M. B s’est désisté de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par un jugement du 24 mars 2025. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à prendre acte de la volonté du requérant.
N° TA38-2305670(TA38-2305670)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire suisse pour les catégories C1E, D1 et D1E contre un titre français. Le tribunal a jugé que la demande d’échange, déposée après le délai légal d’un an suivant l’acquisition de la résidence normale en France (fixée au 31 octobre 2019), était tardive. Il a appliqué les articles R. 222-3 du code de la route et 4 de l’arrêté du 12 janvier 2012, considérant que le préfet était tenu de refuser l’échange. Les arguments de M. C sur des informations erronées reçues de l’ANTS et de la DREAL ont été écartés comme sans incidence sur la légalité de la décision.
N° TA38-2305590(TA38-2305590)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. C qui contestait une décision de perte de points sur son permis de conduire pour une infraction routière. Le tribunal a estimé qu'il était incompétent pour connaître du litige, car les contestations relatives aux amendes pour infractions au code de la route relèvent exclusivement du juge judiciaire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la route et du code de justice administrative.
N° TA38-2305418(TA38-2305418)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D contestant le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire suisse contre un titre français. Le refus était fondé sur le dépôt tardif de sa demande, intervenue après le délai d'un an suivant l'acquisition de sa résidence normale en France, conformément à l'article R. 222-3 du code de la route et à l'arrêté du 12 janvier 2012. Le tribunal a jugé que le préfet était tenu de refuser l'échange, et que la situation différente de son mari, bénéficiant d'un rétablissement de droits à conduire, ne constituait pas une circonstance pertinente. Les difficultés personnelles invoquées par la requérante ont été écartées comme sans incidence sur la légalité de la décision.
N° TA38-2305106(TA38-2305106)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue par un juge unique, rejette la requête de M. C contestant la suspension de son permis de conduire pour six mois, prononcée par le préfet de l'Isère pour conduite en état d'ivresse manifeste. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence du signataire, qui bénéficiait d'une délégation de signature régulière. Il juge également que la décision est suffisamment motivée en droit et en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Enfin, sur le fond, le tribunal estime que l'état d'ivresse manifeste est établi par les procès-verbaux des agents et le constat médical des pompiers, justifiant la suspension sur le fondement des articles L. 224-1 et L. 224-7 du code de la route.
N° TA38-2304296(TA38-2304296)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné la requête de Mme A contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul (décision 48SI du 12 août 2019) et les retraits de points liés à 24 infractions. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la décision d'invalidation et 17 retraits de points, le ministre ayant implicitement retiré ces actes en rétablissant un solde positif de six points. Les conclusions contre quatre autres retraits ont été rejetées comme irrecevables car les points avaient été restitués avant l'introduction de la requête. Le litige a été limité aux retraits de points pour trois infractions commises en 2018, et le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de notification, jugeant que celle-ci n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité.
N° TA38-2304238(TA38-2304238)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B C d’une demande d’annulation de la décision 48SI du 29 mai 2023 par laquelle le ministre de l’intérieur avait constaté l’invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a constaté que, postérieurement à cette décision, quatre points avaient été restitués à M. C à la suite d’un stage de sensibilisation à la sécurité routière, et qu’un point supplémentaire lui avait été accordé après six mois sans infraction, rendant son permis valide. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. Les conclusions accessoires présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.